avr 28

“Je n’ai pas toujours été le personnage riche et séduisant que vous connaissez tous et que vous admirez. J’ai été paysan en Union Soviétique au temps de Staline, ce grand démocrate que j’ai tant admiré. A cette époque, je cultivais la terre comme on peut le voir sur cette photo. Je n’ai jamais eu la main verte et je n’ai pas été un grand cultivateur, il faut en convenir. D’ailleurs, j’ai mis des années à comprendre que “cultiver la terre“ ne signifiait pas la ramener chez soi et la manger. Je passais mon temps à ramasser des mottes de terre pensant bien faire et je ne comprenais pas bien pourquoi les paysans du kolkhoze me regardaient passer en souriant et en riant sous cape (“sous cape“ est une expression car aucun d’eux n’avait les moyens de s’en payer une). Il est vrai que la terre n’a pas bon goût. Ma femme, Petrushka, a pourtant tout essayé : soupe, potée, ragoût, yaourt… rien n’y faisait et mes enfants faisaient toujours grise mine quand le plat de terre arrivait sur la table et que leur maman leur servait une bonne louchée dans l’assiette. Enfin, tout ça, est très vieux et cela ne vous intéresse sans doute pas. De toutes les façons, il faut que je vous laisse car je vais chez mon fils qui nous a invité à dîner et ma femme lui a préparé une bonne tarte à la terre comme quand il était petit !“
avr 25

“Ça c’est Paris ! Ah la la ! Le Moulin Rouge, le Lido, les Folies Bergères, les Boucheries Bernard ! Tout un univers de rêve où la femme est au centre de tout. Il n’y a guère que chez Michou où celle-ci ne soit pas adulée. Vous me voyez sur ce cliché avec les Blue Red Girls dans un numéro de claquettes que j’avais intitulé “Un Américain à Bagdad“, un hommage à Fred Astaire et aux GI’s partis combattre les forces du mal en Mésopotamie. Les danseuses derrière moi sont toutes de grandes professionnelles que j’ai formé et à qui j’ai notamment appris à danser en tenant un chapeau à 2 mains. Des mois d’entraînements douloureux où la patience, la concentration et une technique de fer ont été les ingrédients d’une réussite que les américains m’envient. J’ai commencé par leur apprendre à danser avec un bonnet de bain, puis une casquette et enfin, un chapeau haut de forme. Toutes n’ont pas tenu. Beaucoup ont craqué et je ne vous parlerais pas du nombre de chapeaux et casquettes qu’il a fallu jeter… Je suis en train de préparer un nouveau numéro où mes danseuses tiendront un écran plasma de 117 cm sur leur tête. Ça va me coûter un max…“
avr 21
Pour retrouver toutes mes anciennes photos, cliquez ici le site de broken arms company
avr 18

Dans une autre vie, je n’ai pas été cet amuseur public que vous plébiscitez tous à chacune de mes sorties. Non. J’ai été un personnage important du monde économique. J’en ai même été un des rouages essentiels. Pièce maîtresse sans laquelle la machine se grippe et se bloque. J’ai été à l’origine de la création de La Cinq, j’ai lancé le téléphone bi-bop à Paris et j’ai conseillé Jean-Marie Messier chez Vivendi, plus diverses choses dont j’hésite à vous parler tant cela doit vous paraître obscure. Sur ce cliché, vous pouvez me voir hurlant de joie après une difficile négociation avec les dockers CGT de Marseille. La partie était mal engagée. Le représentant de ce syndicat progressiste, bloquait le port depuis 5 longues semaines car il souhaitait que Robert (un docker encarté à la CGT) soit réintégré suite à son lâche licenciement pour faute lourde. Ce dernier avait séquestré, torturé au couteau, découpé en morceaux et ingéré le représentant local du CNPF de l’époque ainsi que sa secrétaire. J’ai négocié durement mais je n’ai pas reculé ! Le travail a repris sur le port et Robert a été réintégré après une mise à pied de 3 jours ! Si c’est pas de la négo, ça!
avr 11

“Ouvrez vos chakras et écoutez-moi… Je sais que je suis une sorte de gourou pour beaucoup d’entre vous et que vous buvez mes paroles et mes pensées comme du thé Earl Grey et pourtant… je suis beaucoup plus que ça ! Adepte de la non violence depuis qu’à l’âge de 7 ans j’ai tenté de récupérer mon vélo dérobé par Moktar Akim – jeune garçon de 17 ans dont le meilleur ami était un Opinel n°7 – je milite depuis lors pour une meilleure conscience de soi. Chaque être humain est partie intégrante d’un tout. Sa structure matérielle et ses vibrations sont à l’unisson des forces cosmiques. Ces forces qui m’habitent peuvent guérir les malades et sauver le monde. Je peux vous aider à devenir meilleur en réveillant vos chakras. Pour y arriver, je n’ai besoin que d’un numéro de carte bancaire qui m’aide à me projeter dans le subconscient et à pénétrer dans les différents plans de l’existence et à revitaliser les plans inférieurs qui le nécessitent. Visa, Mastercard et American Express sont de bons transports émotionnels mais je peux également vous aider si vous me faites parvenir des chèques bancaires (exceptés ceux de la Poste qui véhiculent de très mauvaises ondes). Voilà, frères et sœurs, je vous dis à bientôt. N’oubliez pas que je suis amour et que si vous ne croyez pas en mon immense pouvoir, vous serez maudit sur 3 générations et vous périrez dans d’atroces souffrances. Avouez que ce serait ballot, non ?! Alors, paye.“
avr 04
“Cassius Clay est un gros bébé, quoiqu’on en dise. Impossible pour lui de s’endormir tout seul ou de rester dans le noir. Ce grand gaillard, champion du monde de boxe, redevenait une vraie gonzesse dès qu’il redescendait du ring et qu’il était plongé dans le noir de sa chambre à coucher. Sur cette photo, prise juste après son combat contre Earl “Kill“ Johnson qu’il a remporté en 2 rounds par arrêt cardiaque de ce dernier, on peut me voir lui tenir la main alors que je viens de terminer l’histoire des “3 petits cochons“ (“three little cochons“ en anglais dans le texte). Je n’ai jamais pu m’expliquer cette phobie du noir de la part d’un homme qui inspirait crainte et respect au monde entier. De plus… que Cassius Clay, ait peur du noir… avouez que c’est comique comme image, non ? C’est un peu comme si Blanche Neige faisait des UV ou que Passe-Partout voulait jouer au basket avec Tony Parker…“