
Ce film est dédicacé aux français expatriés en Chine. Ceux qui critiquent notre cinéma national. J’espère que la scène sélectionnée spécialement pour les amateurs d’arts martiaux, comblera les amateurs de films made in Taiwan.
Film d’Alain Chabat sorti le 30/01/02. Scénario : Alain Chabat. Avec : Christian Clavier, Gérard Depardieu, Jamel Debbouze, Gérard Darmon…
Luc Besson a réalisé une scène du film. Ça l’amusait de venir sur le tournage et il en a demandé la permission à Chabat. Celui-ci a répondu qu’il n’y avait pas de problème : “je lui ai demandé quand il voulait venir et il m’a répondu le jour où c’est le plus compliqué. Il a fait des plans mortels le jour des 2 000 figurants ».

Je viens de recevoir à l’instant un appel pour le moins étrange. Tout d’abord, une opératrice m’a averti que l’appel était en PCV et m’a demandé si je l’acceptais. En PCV ? J’ai immédiatement pensé à Cohen Goldstein, un ami juif parti s’installer en Terre Promise après que la France ait battu Israël en éliminatoire de l’Euro 1984. Se sentant menacé, il a préféré partir habiter dans les Territoires occupés où il vit heureux depuis, sous le bleu ciel israëlien, lézardé de temps à autre par les roquettes Katucha lancées de l’autre côté de la frontière par des islamistes facétieux. Mais, ce n’était pas Cohen. Non. La voix qui raisonna dans l’écouteur était beaucoup plus aigue, nasillarde et désagréable. Je ne comprenais rien à ce que mon interlocuteur me disait. Songeant à une erreur, j’essayais de lui décliner mon identité dans un anglais parfait. Rien n’arrêta le flot de paroles qui se déversait dans mon conduit auditif, risquant ainsi de le noyer. Au bout de 20 minutes d’une conversation à sens unique, je reconnu la vilaine musique d’une langue asiatique et j’ai eu un flash soudain qui s’imprima dans ma mémoire : le Niaquoué ! C’était lui qui me parlait depuis bientôt 1/2 heure, m’insultant sans nul doute, dans sa langue de barbare. Scotché par tant de culot, je ne su dire que mot. La voix du Porc Laqué continuait son combat contre mon oreille, sa langue claquait contre son palais à une vitesse stupéfiante. Je n’entendais plus que les plic et les ploc que sa bouche produisait à intervalles réguliers. J’étais captivé par cette voix qui agissait comme un tantra. J’étais comme envoûté, hypnotisé, je me sentais devenir fou. Ma raison fuyait comme les capitaux d’EADS avant le crack boursier. Alors, j’ai hurlé dans le micro de mon téléphone : JE NE PARLE PAS AUX NIAQUOUES et j’ai raccroché en appuyant violamment sur la touche rouge de mon portable (je regrette les téléphones d’antan où on pouvait vraiment raccrocher violemment en précipitant le combiné sur le support en bakélite). Qu’auriez-vous fait à ma place ?

Jean-Pierre, expatrié français en Chine, a critiqué ici et là le cinéma de papa que j’affectionne. Il se moque des effets spéciaux “made in France“ et du manque de spectaculaire de nos longs métrages. Il vient de me faire parvenir une photo prise sur le tournage des “Tortues Ninja, le film“. Effectivement, cela a l’air très chaud et j’ai hâte de découvrir leur nouvelle aventure sur grand écran. Merci à toi Niaquoué.
