
J’avais parlé, ici, sur ce blog, de mon ami Jean-Michel Fages que l’on voit ici sur la photo en train de faire le pitre devant l’objectif de mon appareil photo alors que nous étions dans un pub irlandais où Jean-Michel trouve fréquemment refuge. Il avait réalisé un court-métrage “Condamnation Centralisée“ que j’avais mis en ligne (et qui est toujours disponible. Utiliser le moteur de recherche) et auquel j’avais participé en tant que simple spectateur actif (le spectateur actif se différencie du spectateur de base en faisant les cafés pour toute l’équipe de tournage, ceci, gracieusement ; c’est parfaitement illégal, je me suis renseigné, et je compte attaquer prochainement Jean-Michel pour “travail dissimulé“. Il va tâter de la condamnation, qui ne sera pas centralisée celle-ci, mais en Centrale. Je digresse et je m’en excuse mais j’en avais gros sur la patate. “I had a lot on the potatoe with cream and extra butter“ comme disent les américains). J’en reparle aujourd’hui car je suis heureux pour lui. Heureux et fier. Après des années de cadrage flou et d’assistanat en réalisation approximative, Jean-Michel vient de dégoter le sésame auquel il rêvait depuis des années : TF1 a donné son accord pour qu’il réalise le prochain épisode de Julie Lescaut. Véronique Genest l’a appuyé auprès des producteurs et de la chaîne car elle avait remarqué depuis longtemps, le talent du petit technicien de l’image (qui ne déteste pas la bière si elle est fraîche et en quantité). Il fait son entrée parmi l’élite ! Il devient REALISATEUR ! Il va décider de tout, seul maître à bord à la tête d’un budget de plusieurs millions d’euros. Chaque plan, chaque cadrage, la lumière, les effets, les comédiens, il va enfin décider de ce qu’il y a à l’image et non plus obéir à des metteurs en scène manchots et non-voyants. Bon, bien sûr, il y a une “charte Julie Lescaut“ qu’il devra respecter mais la marge de manœuvre artistique n’est pas négligeable et il va “déchirer“, j’en suis certain. Cela fait presque 25 ans que je le connais et je l’ai toujours vu une caméra sur l’épaule. Jeunes et chevelus (il l’est resté, le salaud), nous nous amusions à filmer des sketches en video et à réaliser de faux reportages avec de vrais gens dans ce qui ressemblaient de loin aux “Tranche de Vie“ d’aujourd’hui. Jean-Michel a l’œil, “el ojo“ comme disent les espagnols. Les plus belles photos que je possède de mes enfants, sont celles qu’il a réalisées. Un vrai talent. Je suis vraiment fier de sa réussite qu’il ne doit qu’à lui-même (et à Heineken) et j’attends avec impatience de voir le générique afficher “Réalisation : Jean-Michel Fages“…



