jan 29

Vous êtes nombreux à me demander des nouvelles du Niaquoué, cet être mi-homme, mi-chinois qui vient empester de temps à autre ce blog d’effluves de nioc-mam et autre sauce de soja. Je les rassure tout de suite : il va bien. Après des semaines de silence, nous étions en droit de nous inquiéter. J’ai suivi avec anxiété le procès du gouvernement chinois contre les responsables de la contamination à la mélanine mais le Niaquoué s’en est tiré avec un non-lieu, laissant ses camarades d’affaires face au peloton d’exécution (3 condamnations à mort). Il a mis à profit ces quelques semaines pour se faire oublier des autorités et du grand public. Il en a également profité pour réfléchir à une idée susceptible de lui faire gagner encore plus d’argent. Il vient de réunir un pool d’investisseurs pour racheter le porte-avion Foch et son imposant stock d’amiante. Pourquoi faire me demandez-vous ? Pour fabriquer des poupées de chiffons à l’effigie des filles de Barack Obama qui font un carton outre-Atlantique. Il faut le savoir : l’amiante constitue un excellent rembourrage et le Niaquoué a trouvé là de la matière première peu cher pour monter un petit business dont nous entendrons parler dans quelques mois. Il vient de recruter des pakistanais pour l’aider dans son entreprise car les poupées sont toutes rembourrées à la main. Ils lui ont demandé pourquoi il portait une combinaison intégrale quand il venait leur rendre visite dans l’usine et celui-ci, malin et sournois comme un singe, leur a répondu que c’était la dernière mode en Europe. Pas folle la guêpe. Gagner de l’argent, oui, mais sans risquer sa vie à respirer de l’amiante du matin au soir !

La photo illustrant ce passionnant article est un cliché du père du Niaquoué (Niaquoué Senior). Personnage haut en couleur et fantasque, représentant en aquariophilie pour toute l’Asie du Sud-Est. Ce monsieur qu’on croirait tout droit sortie d’un manga a élevé le Niaquoué au milieu des poissons et des algues marines. Nourri au plancton, le petit Niaquoué se sent très tôt attiré par les bassins où sont élevés les piranhas et les squales. Son père ne voit pas tout cela d’un très bon oeil, d’autant que celui-ci est bridé. A l’âge de 13 ans, le Niaquoué nage seul au milieu des grands requins blancs et mange du piranhas cru au petit déjeuner. C’est donc tout naturellement qu’il sera orienté par son conseiller en éducation vers une école de commerce et qu’aujourd’hui il dirige une importante société présente à l’internationale sur 3 continents. Il continue à nager au milieu des requins mais ceux-ci sont habillés par Armani et sont beaucoup plus dangereux que ses compagnons de jeu d’autrefois.

jan 26

Voici un Tranche de Vie consacré à Mr Pâté (Emmanuel Rode) défenseur de la gastronomie et des produits du terroir. Les aficionados de ce site auront reconnu celui qui a reçu le prix du plus mauvais comédien du monde en 2007 pour son rôle dans un spot “Glastint“.

jan 21

Il s’appelle Brian, il a 38 ans et il est affolé à l’idée de voir sa peau se faner. Il a confié ses espoirs d’éternel jeunesse dans les doigts habiles mais velus du Docteur Maure, célèbre chirurgien-tripier de Marseille. Après un devis effectué en quelques minutes sous la lumière blafarde d’un lampadaire du parking de la clinique du Docteur, Brian décide de donner son accord au “plus grand chirurgien de tous les temps“ comme aime à se présenter le disciple d’Hypocrate. Il verse les 700 € (en liquide) demandé par le chirurgien en guise d’acompte et lui demande quand l’opération pourra avoir lieu. “Dans une heure“ lui répond sans ciller le médecin. “Une heure seulement ? Mais je ne dois pas rencontrer l’anesthésiste, faire un bilan sanguin, être à jeun ?“ s’enquiert naïvement le presque quadragénaire. Adepte des séries télé américaines contant le quotidien de médecins de Beverly Hills, Brian a du mal à réaliser que le Docteur Maure est issu d’une nouvelle race de médecins. En avance de quelques centaines d’années, il opère sans assistance et uniquement sous anesthésie locale : “quand vous avez un problème avec la direction de votre bagnole, vous démontez pas tout le moteur ? Et ben, c’est pareil pour la médecine ! Je vais pas endormir complétement un patient qui a besoin de chirurgie cardiaque. J’endors juste la zone autour du cœur et puis c’est plus sympa pour le malade : il peut suivre l’opération en regardant dans un miroir. Autant être ludique et apprendre des trucs pendant qu’on se fait charcuter, non ?“ déclare le médecin-volailler à ceux qui douteraient de ses compétences. “Je m’occupe moi-même de l’anesthésie : autant éviter les dépenses inutiles. Pour le bilan sanguin, pas besoin d’avoir fait Sciences-Po pour voir que vous avez bonne mine quant à être à jeun, c’est une hérésie : tout bon médecin vous dira qu’il est très mauvais d’avoir le ventre vide.“  poursuit l’omnipraticien avec une assurance digne des plus grands. Rassuré par l’homme de science, Brian se prépare à un face lifting comme le dit le Docteur Maure dans un anglais parfait qui n’est pas sans rappeler un bovidé catalan pratiquant la langue de Shakespear. Le thérapeute le fait pénétrer dans la salle d’opération jonchée de restes de dîners mélangés à des déchets médicaux. “Ne faites pas attention au désordre, ma femme de ménage est en soin intensif. Je lui ai posé des implants mammaires en échange de quelques heures de ménages mais elle a fait un rejet. Allongez-vous sur le hammac et avalez-moi ça : c’est une verveine qui va vous faire dormir le temps de l’opération. J’endors “bio“, moi Monsieur ! Sauvons la planète !“. Brian se sent rassuré par la voix pleine d’assurance du carabin qui a pris soin de chausser d’épaisses lunettes de soleil afin de dissimuler la grande timidité qui tient lieu de caractère à tous les grands hommes de sciences. Il se décontracte sous l’effet anesthésiant de la décoction à base de verveine et s’en remet aux bons soins du Docteur Maure qui après avoir fouraillé durant une bonne minute dans ses narines, se saisit d’un économe pour entamer le face lifting de Brian. “Avec les gants en latex, on ne sent rien ! C’est pour ça que j’opère à l’ancienne : à mains nues. Ainsi, je sens bien le cartilage et les os sous mes doigts.“ commente l’officier de santé à Brian qui n’est plus vraiment sûr des vertus sédatives de la verveine lorsqu’il sent des flots de sang chaud couler le long de ses joues. “Merde ! Merde ! C’est dingue comme vous saignez ! Vous inquiétez pas, je récupère tout dans un bol et j’en ferai du boudin ! Non je rigole !“ plaisante le médicastre alors que Brian est désormais convaincu de la nullité des effets de la verveine sur l’organisme en cas d’opération chirurgicale. Une paire d’heures plus tard, Brian est dans la chambre qu’il partage avec le Docteur Maure qui s’en sert de bureau et de débarras. “Tout va bien Brian ! L’opération s’est super bien passée. Il faudrait me faire le chèque du solde et je vous enlève les agrafes“. “Déchhhgja ?“ interroge en grimaçant de douleur un Brian qui se retrouve la tête entourée d’un sarcophage de bandages sanguinolents. “Pourquoi attendre !? Le temps c’est de l’argent ! Allez, allez, j’ai d’autres patients qui m’attendent. Je dois notamment greffer un rein et il faut que je fasse des recherches sur Google pour voir comment on fait.“ Encore une journée de passée pour le bon Docteur Maure injustement traité par une horde médiatique incapable de comprendre le génie de cet homme hors norme. Rejoignez-moi pour demander la libération immédiate du Docteur Maure.

jan 14


jan 12

Que je vous donne un peu de mes nouvelles et que je vous narre mes dernière pérégrinations. Au niveau de la santé tout d’abord : j’ai eu un rhume pendant 3 jours mais je vais mieux. Je regrette que pas un média n’en ait parlé. A croire que l’offensive israélienne sur Gaza soit plus importante que mon rhume… Enfin, je ne peux pas être partout et apprendre leur métier à des journalistes feignants.

En ce début, d’année, j’ai tourné 1 spot de publicité pour un opérateur faisant de l’assistance informatique, puis j’ai écrit et réalisé le spot qui viendra annoncer les vœux de bonne année de l’agence Firstcom. J’ai également tourné avec Cyril Chauvin, samedi dernier, mon spot pour mes vœux à moi. Vous les recevrez dans la semaine je l’espère (cela dépendra de Ludovic Perez, Quai 13, et de ses troupes). Regardez-les bien car il y a une guest-star qui m’a fait l’amitié de figurer dans mon film. Je vous reparlerai d’elle car elle mérite vraiment que l’on connaisse l’épaisseur de la générosité qui se trouve sous sa peau bronzée et que l’on devine à travers la personnalité qu’elle nous montre à la TV.

Quid des Snipers ? Vous êtes nombreux à m’interpeler sur le sujet : dans la rue, à la boulangerie, sur la Corniche Kennedy quand je cours pour tenter de faire fondre des calories tombées en flocons abondants et gras pendant les fêtes. Et bien, pour être franc avec vous, je ne sais pas… L’émission devait revenir à l’antenne dans une co-production LCM et Broken Arms Company et puis les vents ont tourné et ont emporté le directeur général de la chaîne loin d’ici, ce qui a remis en cause pas mal de projets dans les tuyaux. Je ne peux pas vous dire si l’émission aura un avenir sur LCM ; c’est en train de se décider en ce moment dans les bureaux de la direction. On m’a demandé de faire un effort financier : il est fait. On m’a demandé si on pouvait raccourcir l’émission à 13 minutes, j’ai dit oui. Maintenant, je n’ai plus les cartes en mains et si l’émission doit renaître de ses cendres, cela ne dépend plus que de la volonté d’LCM. Mon envie est intacte et j’ai plein d’idées pour améliorer le concept mais comme dit la chanson, “que sera, sera“…

A part ça ? Je bosse sur un site internet qui mettra en avant mes compétences en matière d’animation d’événements car je suis de plus en plus demandé pour cela. Je vais tendre un piège sur la toile numérique afin d’attirer toutes les demandes vers ce site qui s’appelle droledevenement.com et qui sera bientôt en ligne (je dépend là encore des compétences de personnes sans qui je ne serai rien. Ici, il s’agit de Yannick Arnaudy, directeur artistique de talent et de Nicolas Chabert, Perfeo, à qui je n’ai pas encore demandé de s’occuper du référencement, ce qui va certainement me coûter un restaurant avec fromage ET dessert car ses tarifs sont exorbitants).

A part ça ?… Attendez que je réfléchisse… Rien pour le moment mais je vous tiens au jus.

jan 08

Portrait d’une professeur de mathématique qui s’adonne à la poésie avec passion.

Sujet : Marie Muselli, Prof de math et poète
Réalisation : Jeff Carias
Images : Cyril Chauvin
Montage : Nadège Thèvenot
Production : Broken Arms Company
Diffusion : LCM, décembre 2008

jan 05

Il faut le dire : sans les motos, voitures et camions partis en Argentine brûler du carburant, le “Paris-Dakar“ n’est plus vraiment ce que Thierry Sabine avait imaginé au départ. Néanmoins, certains puristes ont tenu à rallier la capitale sénégalaise en faisant fi des menaces terroristes et de l’absence totale des médias. Au classement général, c’est Boubakar Diop sur “Peugeot Cycle“ qui est en tête suivi de Lassana M’Bomo sur Nike Air à plus de 7 heures.

jan 05


Etant de naissance curieux de tout et ouvert aux autres, j’ai traversé le Channel pour aller fêter la fin de l’année 2008 avec nos meilleurs ennemis : les anglais. Cette photo a été prise le 31 décembre peu avant minuit sur Trafalgar Square au milieu de rostbeefs imbibés d’alcool. Il n’y avait pas que des anglais d’ailleurs pour être complétement honnête. Londres ressemble à un hémicycle de l’ONU : il y a le monde entier qui semble s’être donné rendez-vous ici. Des français (beaucoup),  des indiens (ils sont un peu chez eux), des russes (ils seront bientôt chez eux), Italiens, Allemands, Américains (reconnaissables entre tous à leur look unique et à leur poids pachydermique), on croise toutes les nationalités sur les terres de la perfide Albion. Dans le métro, nous avons croisé des grappes de jeunes qui se shootaient littéralement à l’alcool (Vodka) afin d’être le plus vite possible saoul. Résultat : à minuit 15, nombre d’entre eux ne savaient plus où ils habitaient et l’impressionnant dispositif policier était là pour les aider à regagner les métros les plus proches (gratuit la nuit de la Saint Sylvestre). Sinon, rien à dire : on était sur la place à se geler les burnes (ce qui, me concernant, représente une surface givrée de la taille d’un terrain de basket) à attendre minuit au milieu de milliers de gens que je ne connaissais pas. Je me demandais – comme chaque année – ce que je foutais là à attendre avec frénésie l’arrivée d’une année nouvelle ? Pourquoi est-ce que ce moment est fêté avec plus de joie et de bruit que l’arrivée du Printemps ? On espère tous communier ensemble pour que la nouvelle année nous amène fortune, santé et bonnes nouvelles alors que les numéros s’empilent sans améliorations notables : la banquise fond un peu plus, les crises économiques se succèdent, il reste de moins en moins de gorilles et de tigres blancs, des bombes continuent à éclater un peu partout dans le monde et il y a toujours autant de cons derrière les guichets. Pessimiste ? Franchement. Néanmoins, je vais me plier à la coutume qui veut que durant 31 jours, on se souhaite la “bonne année et surtout la santé“ en attendant avec impatience le 1er février pour que tout ce cirque cesse. Et puis, le 1er février, il ne restera que 49 jours avant le Printemps et ça, c’est une vraie bonne nouvelle !