Jeudi dernier, nous avons enregistré un “Tranche de Vie“ qui s’annonce terrible. Nous sommes allés interviewer un des plus grands chirurgiens esthétiques de Marseille : le Dr Richard Abs. Nous avons pu assister à la pose d’implants mammaires ainsi qu’à une rhinoplastie. Quand nous avons enregistré cette petite video, nous étions dans la salle attenante au bloc opératoire et nous n’en menions pas large (surtout moi). D’ailleurs, nous n’avons pu assister à l’opération du nez car c’était vraiment trop… comment dire… En fait, je préfère ne pas chercher d’adjectif qualificatif !
Vous vous souvenez de cet article enthousiaste que j’avais écrit sur ce blog, concernant mon tournage dans une série pour France 2 “La Cour des Grands“ ? Cet article était illustré par une photo de moi en tenue (improbable) de cycliste ? Et bien j’ai reçu il y a quelques jours une invitation pour assister à l’avant première des 2 premiers épisodes de la nouvelle saison. Cela avait lieu vendredi soir à la Seyne-sur-Mer (à 60 kilomètres de Marseille. Cette précision géographique a son importance) en présence de tous les comédiens, du réalisateur, des élus locaux etc. Après avoir fendu un froid polaire avec mon destrier de métal et de feu, je suis arrivé à la Salle Apollinaire, lieu qui devait voir naître sur grand écran les débuts de ma carrière de comédien de téléfilm (je mets de côté mon rôle – rires – dans “Julie Lescaut“ car cela s’apparentait plus à une image subliminale qu’à un véritable jeu d’acteur). J’arrive légèrement en retard et pénètre dans la salle déjà comble alors que le premier épisode a déjà commencé. Je reconnais la directrice de casting qui m’avait choisi et je la salue avec toute la déférence due à son statut. Elle me glisse alors dans l’oreille : “on va se revoir cette année !“. Mon cœur se met à battre. “Ça y est !“, me dis-je : mon talent est enfin reconnu à l’échelle nationale ! Mon rôle, bien que modeste, a tellement plu aux producteurs qu’ils ont décidé d’en faire un personnage récurrent. Rien d’étonnant à bien y réfléchir : ma composition de ce cycliste touchait au génie. Je m’installe inconfortablement sur les marches d’escaliers, seul espace de libre dans cette salle bondée. Je pardonne aux organisateurs de n’avoir pas prévu pour moi de fauteuil au premier rang : ils ne pouvaient pas savoir qu’en ce jour béni, mon talent allait éclore aux yeux de tous tel un bouton blanc sur un visage d’adolescent. “Quand les lumières se rallumeront, j’aurai changé de statut !“, rêvais-je devant l’écran, fenêtre en couleurs de mon avenir… Je m’imaginais, avec plaisir, tancer la petite ouvreuse de ne pas m’avoir reconnu. Dans quelques minutes, je pourrai enfin être odieux et ignoble comme seules les grandes stars savent l’être. Je regarde le premier épisode en guettant avec frénésie “ma scène“. Passée la demi-heure, je commence à m’interroger sur la mise en scène et sur le choix du montage : comment une scène montrant un groupe de cyclistes, composé par moi, du comédien principal et de quelques autres figurants en train de monter un col dans l’arrière pays varois, va s’intégrer au milieu d’un scénario dramatique montrant une petite fille en situation irrégulière menacée d’expulsion ? Vont-ils utiliser le procédé bien connu du flash back ? Ou alors le procédé consistant à faire rêver le comédien principal peut-être ? Une image se flouttant, indique aux téléspectateurs que le héros se met à rêver. Ça doit être ça. Je n’ai pas eu le temps de trouver une réponse à la question puisque le générique de fin s’est mis à défiler sur l’écran. “Ils ont dû mettre ma scène dans le deuxième épisode » tentais-je de me rassurer. Je me l’enfile donc à la suite sans bouger de mon inconfortable position. Rien, nib, peau de zob, walou. Pas de “moi“ à l’écran. C’est quoi ce bordel ? Je sors et je vois la directrice de casting m’apostropher : “t’as vu pour ta scène ?“. Moi : “ben pas bien, non.“ Elle : “ben on l’a coupé !“. Moi : “ah si ça, j’ai vu. Tu sais pourquoi ?“. Elle : “ben c’était trop long, il fallait enlever une scène. Mais la bonne nouvelle, c’est que tu peux donc tourner dans les prochains épisodes ! Je vais te rappeler très vite pour passer un nouveau casting.“ J’ai caché ma déception avec le talent dont seuls les grands comédiens font usage puis je suis sorti dehors pour contempler la pluie tomber. Je songeais avec ironie à ce parallèle météorologique de mes émotions. Je me suis retrouvé ensuite à côté du réalisateur qui m’a donné une version un peu différente de la coupure : “le comédien principal était trop baraqué par rapport à toi et il n’était pas crédible que tu le dépasses dans une côte en vélo“. Connard. J’ai saisi mon blouson, je suis remonté en selle et j’ai repris la route sous un déluge de pluie. Sous mon casque, je ruminais et faisais le bilan de cette soirée catastrophique : 120 bornes de moto au froid et sous la pluie pour passer 2 heures à regarder une série TV assis sur des marches d’escalier. “Il manquerait plus qu’il grêle“, maugréais-je en maudissant les Dieux des Arts et du Théâtre et ben devinez quoi… j’ai été exaucé !
Quand je suis parti en vacances de Noël, Frabrice Galli, le petit mais néanmoins talentueux patron de l’agence Firstcom m’a demandé de réfléchir à un scénario pour les vœux de l’agence Firstcom avec qui je collabore régulièrement. Dans l’Eurostar qui me ramenait de Londres, j’ai pris mon MacBook Pro et j’ai commencé à rédiger un petit scénario dans lequel je me moquais allègrement de la crise et du tintamarre médiatique qui l’accompagne depuis bientôt 6 mois. Ras le béret de la crise. Y’en a marre de voir tous les soirs au journal de 20h00 des gens fouiller les poubelles et des reportages sur les personnes âgées obligées de manger leur chien pour survivre. Soyons positifs et regardons ce qui marche ! J’ai donc écrit un scénario que je n’ai pas montré dans son intégralité aux patrons de l’agence car je connais bien cette race là et il ne faut pas les effrayer avec des idées avant gardistes qui risqueraient de chahuter le frêle esquif de leur existence. J’ai distribué quelques rôles à des salariés de l’agence en nourrissant une angoisse particulière sur la capacité de jouer la comédie de Fabrice Galli. Quelle erreur ! C’est un acteur né ! Le succès de ce film lui doit beaucoup car oui, ce film a été un succès ! Auprès des clients et partenaires de l’agence tout d’abord mais, sans forfanterie aucune, cela n’a rien eu d’étonnant. Il est toujours drôle pour un client ou un fournisseur de voir les personnes avec qui il travaille dans des attitudes et des postures différentes. Ce qui fut davantage surprenant, c’est l’intérêt de la presse et des médias nationaux pour ce petit clip sans prétention : article dans “Le Parisien“, “Aujourd’hui en France“, interviews sur France Info, Fip… J’avoue avoir été flatté par le succès inattendu d’un film tourné avec quelques bouts de ficelle et des comédiens tous amateurs. Surpris autant que moi par cette réussite, l’agence m’a demandé de réfléchir à d’autres spots qui seront diffusés à l’occasion du lancement de leur nouveau site internet.
Pour lire l’article, c’est ici : article-le-parisien
Pour voir la video, c’est là : les vœux de Firstcom
Pour le reportage sur France Info :
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Film de Olivier Van Hoofstadt sorti le 21 juin 2006. Scénario : Olivier Van Hoofstadt et Olivier Legrain. Avec : François Damiens, Florence Foresti, Jean-Luc Couchard…
Ce film est un ovni et je me demande encore comment j’ai pu passer à côté lors de sa sortie. Produit par Luc Besson qui, pour une fois, n’a pas produit un film où ça tire dans tous les sens et où les comédiens ne sont pas forcément recrutés pour leurs talents aux arts martiaux, “Dikkenek“ me rappelle “C’est arrivé près de chez vous“ ou “Les démons de Jésus“. J’aime ces films où les dialogues font mouche et où les comédiens semblent s’amuser à jouer. François Damien (le joueur de flipper) est un comédien que j’ai découvert à travers ses caméras cachés hilarantes. Trop connu en Belgique pour continuer à piéger ses contemporains, il a émigré en France pour les enregistrer et elles sont actuellement diffusées le samedi sur Canal +. Je l’avais également adoré dans “Cowboy“ avec Benoît Poelvoorde. Merci à Flo et Yannick pour m’avoir ouvert les yeux sur ce film que je n’avais pas vu passer mais c’est normal pour un Ovni, non ?
Voici à quoi ressemble un fan de Plus Belle la Vie…
La délicieuse rouquine qui joue avec moi dans ce Tranche de Vie s’appelle Théodora et, bien que douée pour la comédie, elle tient un excellent restaurant à Marseille que je vous invite à découvrir. Il s’appelle “Le Fuxia“ et il est situé Place Thiars à Marseille, devant la fontaine.





