Ce week-end, j’ai accueilli chez moi Michèle et Anne-Laure avec qui j’étais au Bénin et nous avons évoqué nos souvenirs communs. Michèle est venue de Vendée (9 heures de train) pour retrouver les marseillais que nous sommes et nous lui avons fait découvrir la ville qu’elle a, je crois, appris à aimer. C’était la première fois que je reparlais du Bénin avec des gens qui ont vécu la même expérience que moi et cela m’a fait du bien de partager cela. Je n’avais jamais voulu voir le film que j’ai fait là-bas et que François Volfin m’a monté et offert pour mon anniversaire. Et puis, elles m’ont demandé et je leur ai montré un extrait et là… silence dans la pièce. Nous n’avons plus parlé, émus que nous étions de retrouver sur l’écran de mon salon, des visages un peu effacés par le temps. Voilà ce que je voulais vous dire aujourd’hui. J’avais également envie de vous montrer un extrait de ce film. Je vais enfin pouvoir le regarder dans son intégralité, ce film : je suis prêt.
Le “Tranche de Vie“ consacré à la La Collectionneuse de Dés à Coudre a été sélectionné par Dailymotion pour participer à un concours du meilleur court métrage. C’est pas beau ça ? Yvette Crouzet va m’emmener au firmament de la gloire télévisuelle !
Vous êtes nombreux à me demander si j’ai quelqu’un dans ma vie ; à vouloir me présenter de plus ou moins jeunes femmes, séparées ou célibataires. Ma réaction est toujours identique : je fuis en vous répondant maladroitement que “j’ai du boulot et que je n’ai pas la tête à ça“ alors que la vérité est toute autre. J’ai décidé de faire mon coming out aujourd’hui et de vous présenter celle qui partage mes nuits : Olga Ventrinova, une ravissante et pulpeuse slave originaire de Rostov en Russie. Elle est artiste comme moi, bien que dans un registre très différent. Elle possède un numéro de comique troupier à hurler de rire (elle arrive notamment à réciter l’alphabet en rotant ! A voir et à entendre !) et elle a un sérieux bagage puisqu’elle a fait plusieurs fois la tournée des casernes dans son pays où elle est surnommée non sans malice, “La Roteuse de Diamants“. Nous nous sommes rencontrés lors d’un showcase à la Halle aux Chaussures de Vitrolles et ça a été le coup de foudre. Je l’ai vu sur scène alors qu’elle entamait son numéro et dès la lettre “C“, j’ai su que c’était elle. Depuis, nous ne nous quittons plus et j’ai bon espoir de l’amener à la mairie et à l’église. Moi qui pensais, il y a peu, ne jamais me marier ! La vie est décidément pleine de surprises.
Le seul problème est que mes enfants ont peur d’elle et que je n’ai pas encore réussi à leur faire admettre que ce n’est pas un monstre qui va les dévorer dans leur sommeil. C’est vraiment une situation difficile à gérer pour moi et Olga accepte mal de devoir dormir dans une cage quand j’ai mes enfants à la maison.
Pour les nostalgiques de feu “Les Snipers de l’Info“, je vous ai mis le portrait de Cécile Auclert, Madame le commissaire dans “Plus Belle la Vie“ et ancienne star de la série “Les Filles d’à côté“.
Ce matin j’étais dans un entrepôt du Port Autonome pour y déposer 1 mètre cube de cartons pour le Bénin. C’est grâce à Joël Gattulo (la personne sur la gauche) que ces cartons vont rejoindre l’Afrique. C’est un retraité qui consacre tout son temps et son énergie à aider l’Afrique. Ancien armateur, il a gardé des contacts dans le secteur maritime et ils sont nombreux à lui rendre service quand ils le peuvent. La semaine dernière, il m’a appelé pour me dire que je pouvais lui amener 1 mètre cube car un bateau part dans une semaine pour Cotonou, capitale du Bénin. J’ai ressenti une étrange impression ce matin. C’est la première fois que j’avais le sentiment de toucher du doigt l’immense complexité d’envoyer des vêtements en Afrique. Pourtant, je n’en suis pas à mon coup d’essai. J’ai même calculé que j’avais envoyé (grâce à vous tous) près de 2 tonnes 500 de vêtements, de fournitures scolaires et de jouets avant l’envoi de ce matin. Mais là, c’était différent. De voir le bateau, les engins monstrueux qui charient des caisses et des containers, les dockers qui s’affairent, tout ceci prenait un sens plus concret pour moi. J’ai rencontré Thierry, à droite, qui nous a aidé dans notre entreprise et qui travaille à la logistique sur le Port Autonome. Cerise sur le gâteau, l’immense caisse en bois contenait déjà 2 mètres cube de fournitures scolaires à destination du Bénin et Joël me demande si je les veux ! Je réponds oui !!! Il m’explique qu’il a collecté tout un tas de fournitures scolaires pour le Bénin mais que si je les veux pour les distribuer, elles sont à moi car il me fait confiance ! Et me voilà avec l’intégralité de la caisse pour Togbota ! Je n’aurais qu’à payer quelques frais de transport incompressibles mais rien à voir avec les sommes demandées par la Poste. Il s’occupe de tous les papiers pour la douane etc. Un homme au grand cœur que ce Joël. Je l’ai remercié 1000 fois pour son aide et cela m’a réchauffé le cœur de sentir qu’il y avait un tas de gens qui œuvrait à aider le Tiers Monde. Je me suis senti le petit soldat d’une petite armée et non plus un franc tireur. Le bateau arrivera fin septembre à destination et il me tarde d’annoncer cette bonne nouvelle à mon ami Eugène qui s’occupe de répartir les dons dans le village.
Je voudrais aussi remercier Florent Pinson qui a passé une partie de son dimanche soir à collecter des sacs entiers de jouets et de vêtements pour moi et qui m’a prêté sa voiture pour aller au Port Autonome. Un homme au grand cœur aussi que celui là. Et encore, je ne vous dis pas tout ce qu’il fait pour moi !
Voilà, j’avais envie de vous raconter ça et puis de vous dire qu’Allan va se faire opérer mercredi et que les médecins lui donnent une espérance de vie de 14 mois. C’est une bonne nouvelle et je me suis promis d’aller le voir avant qu’il ne s’en aille visiter les anges. Cela aussi va être une expérience “difficile à vivre“ : accompagner les derniers mois d’une personne qui vous est chère en connaissant la date de son départ. Je disais à sa femme hier qu’il fallait faire de ces 14 mois, une fête de chaque instant et ne pas sombrer dans la tristesse et le chagrin. On aura le temps après.
Un mot pour vous dire que les 12 cartons que j’ai envoyé grâce à vos dons pour mon anniversaire sont tous bien arrivés. J’ai eu un enfant au téléphone hier qui pleurait en me remerciant… J’en avais les larmes aux yeux et je me suis dit que tout ce que je faisais valait le coup. Il faut continuer et je continue. Lundi matin, j’ai rendez-vous sur le port de Marseille car grâce à Joël Gattulo, je vais pouvoir faire partir 1 mètre cube de marchandises sur un container qui part à Cotonou début septembre. Je suis passé à la Bastide récupérer toutes les affaires qui avaient été déposées et j’irai ce week-end acheter des dictionnaires pour les élèves de Togbota. Pour une fois que je ne paye pas au poids, je vais en profiter ! Merci à tous de votre soutien moral, financier et amical. Si vous avez de vieux téléphones portables, je suis intéressé. Merci de me le dire.
Ça continue… La vie est bien étrange je trouve. Je prends conscience cette année de la fragilité des choses : la fragilité de l’amour, la fragilité d’une vie. C’est intéressant ceci dit. J’apprends beaucoup de choses sur moi et sur la vie. La dernière leçon en date et que l’on peut petit déjeuner avec un ami, un deuxième père, un samedi matin et puis le lendemain apprendre qu’il est hospitalisé avec une tumeur au cerveau avec un pronostic vital engagé. Il s’appelle Allan Henry Roy et je le connais depuis que j’ai 16 ans, soit 25 ans. Je passais tous mes étés dans sa maison et il m’a appris tout ce qu’un adolescent n’ose pas demander à ses parents. C’était un confident, un ami, un membre de ma famille. Il était dur quand il le fallait et adorable le reste du temps. J’avais ressenti le besoin de lui présenter mes enfants cette année. Je ne saurais dire pourquoi mais une petite voix me poussait à aller le voir après 12 ans d’absence dont 6 années de silence absolu. Il n’avait jamais accepté ma séparation d’avec la mère de mes enfants et je me suis vexé, refermé sur cette douleur en nourrissant de la rancœur et puis… cette année de transition m’a appris à être à l’écoute des autres, à comprendre l’opinion d’autrui alors je lui ai écrit une lettre où je lui confiais la peine que j’avais de ne plus le voir, lui et sa femme Joyce. Je lui disais que j’aimerais qu’ils connaissent Bastien et Lisa, que c’était important pour moi. Il m’avait répondu que le passé était le passé et qu’ils n’avaient jamais cessé de penser à moi durant toutes ces années. Et puis, voilà. Alors que nous étions encore dans l’avion, il faisait un malaise. Je l’ai eu une dernière fois au téléphone à Philadelphie, juste avant d’embarquer pour Paris. Allan est hospitalisé et il est inopérable : la tumeur est trop grosse et les médecins sont pessimistes. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que ce blog est le mien et que vous savez que j’y raconte ce qui me touche. La plupart du temps, j’essaye d’être drôle, de vous montrer ce que je fais en étant léger et guilleret mais il y a des événements dans ma vie qui sont trop forts pour que je les garde pour moi alors je les partage avec vous. Que ceux qui croient en Dieu prient pour Allan, qu’il ne souffre pas trop et que sa famille ait du courage. L’ironie de l’histoire veut que son père va fêter ses 100 ans l’an prochain et je lui disais la semaine dernière, alors que nous buvions une Rolling Rock Beer dehors, qu’il avait la chance d’avoir encore une vie devant lui… Tout est fragile en ce bas monde alors profitons des uns et des autres, aimons-nous tant qu’il est temps et apprécions la moindre des petites choses car tout peut s’arrêter du jour au lendemain.
Chers amis, je reviens des Etats-Unis d’Amérique, pays peuplé de gens aux dimensions aussi larges que les tours qui dessinent la plupart des paysages urbains de leurs villes. J’ai évidemment grossi mais je vais perdre très vite les 4 kilos que j’ai pris en 2 semaines. Vous me direz que je pouvais me le permettre mais je me suis habitué à mon nouveau corps et je vais essayer de le garder encore un peu. Si vous y allez un jour et que cela est votre première fois, j’ai un conseil pour vous : ne commandez JAMAIS un “large Coke“ ou de “large french fries“. Les quantités ne sont pas les mêmes outre-Atlantique et vous allez vous retrouver avec un seau de Coca-Cola et 1 kilo de pommes de terre frites dans les mains. Les tailles non plus ne sont pas les mêmes. M’habillant en Europe en taille “M“, j’ai cru faire une bonne affaire en achetant un lot de boxers Calvin Klein. Erreur : j’en ai mis un et on dirait un bermuda. Je n’imagine pas une seconde le ridicule dans lequel je me placerais si je me déshabillais un jour devant une femme (ou un homme, soyons larges d’esprit) dans un tel accoutrement. J’ai fait don de mon lot à un ami qui possède le physique d’un américain tout en étant bien marseillais.
Je n’ai pas fait de video là-bas. Pas une seconde. Pas envie. Je culpabilise car j’avais demandé à Florent Pinson (un homme qui aura bientôt le physique d’un américain s’il ne cesse pas de boire 1 litre de Heineken par jour) de me fabriquer un petit générique. Il a bossé pour rien et il m’en veut à mort alors j’ai décidé de le mettre en ligne pour illustrer cet article.
Voilà. J’espère qu’il appréciera le geste même si je sais qu’il aurait préféré que je lui paye une pint de bière.











