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Archives / décembre 2009

Deuxième jour à Togbota


Publié par jeff le 20 déc 2009 / Aucun Commentaire
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Réveil à 7h00 par les enfants… comme d’habitude ! Cela commence toujours par des “Ana !“, “Jeff !“ pendant une demi-heure, puis ils s’arrêtent afin de reprendre leurs forces ou en attendant les renforts d’autres enfants au réveil plus tardif et cela recommence, amplifié : “Ana !“, “Jeff !“. Alors, je me lève en premier et j’écris dehors afin de laisser dormir Anne-Laure qui a la chance de posséder des boules Quiés. J’ai une vingtaine d’enfants qui m’entourent et qui me donnent chaud. Ce matin, j’ai demandé au chef du village s’il existait un “guérisseur“ car mon mal de dos me fait toujours autant souffrir. Il existe un certain Lourabi qui habite de l’autre côté du fleuve et nous partons en expédition avec une demi-douzaine d’enfants. Ana voulait me laisser y aller seul mais je lui ai demandé d’être là car ma confiance dans le système de santé Béninois n’est pas totale…

Arrivés sur la berge, nous sommes accueillis par un homme titubant, habillé en costume local, parlant un charabia incompréhensible et visiblement saoul. “Pourvu que ce ne soit pas lui“, glissais-je à Ana. Nous le suivons alors qu’il marche en titubant et en exécutant quelques pas de danse en chantant. Nous nous arrêtons enfin devant une case fermée. Jacques, le chef du quartier frappe à la porte et parle assez violemment à la femme qui lui ouvre sans que l’on comprenne bien pourquoi. Ana me demande alors doucement si je suis toujours sûr de vouloir tenter l’expérience. J’avoue que je m’interroge mais la curiosité l’emporte sur la peur et puis j’ai trop mal au dos. Jacques me fait signe d’entrer dans une case poussiéreuse et sombre. Je ne distingue rien dans un premier temps et puis, dans un réduit, un homme est assis sur la terre sèche. Il a l’air d’avoir 150 ans et n’arrive pas à se dresser debout. Il est visiblement saoul lui aussi et je comprends pourquoi, lorsque j’avais demandé à Jacques le prix de la consultation, ce dernier m’avait répondu : “tu lui donneras quelque chose pour acheter du Sodabi“ (alcool fort, proche des 90 C°). Le vieil homme m’a demandé de me mettre face à lui, assis sur un petit tabouret puis il a saupoudré mon dos de terre en psalmodiant quelques incantations vaudous. Il a ensuite enfoncé (“planté“ serait plus juste) ses mains (et ses ongles !) dans mon dos en les essuyant de temps en temps le long d’une tige de bambou et en les retrempant dans la terre. Au bout de 10 minutes de ce manège incompréhensible, j’avais encore plus mal qu’en arrivant. Je transpirais à grosses gouttes tellement il faisait chaud sous sa cahutte alors j’ai dit stop (en fait, j’ai hurlé un grand “aïe“ compréhensible dans toutes les langues), j’ai remercié le carabin et je lui ai remis de quoi continuer sa formation au bar du coin.

Nous sommes rentrés sur Cotonou dans l’après-midi en mobylettes avec tous nos bagages ! Je ne l’avais jamais fait. 2h00 de route dans la brousse en 2 roues avec, en plein milieu, un arrêt soudain car un de nos pilotes n’était plus d’accord pour nous emmener au prix convenu. Palabres, discussion pendant de longues minutes au milieu de nul part, sous un soleil de plomb, puis nous sommes enfin repartis après que le tarif ait augmenté. Nous sommes arrivés couverts de terre rouge, fourbus, mon dos encore plus en compote qu’avant. Je me suis couché et j’ai dormi 2 heures avant que l’on aille dîner avec Eugène pour lui faire un compte-rendu de notre séjour à Togbota. Demain matin, je vais aller à l’hôpital pour voir un kiné local très doué afin qu’il me remettre la vertèbre en place… Suite au prochain numéro.

Première journée à Togbota


Publié par jeff le 19 déc 2009 / 5 Commentaires
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caseenfants

Nous sommes arrivés hier soir au village perdu dans la “forêt des singes“ après 2 heures et demi de taxi-brousse (une 504 GTI, année modèle 1983). Nous n’avons pas pu attendre la caisse qui est arrivée au final 40 minutes après notre départ, soit 4 heures de retard, sur le délai prévu…

Quand nous sommes arrivés sur la berge du fleuve Togbo et que les habitants de l’autre côté du fleuve nous ont aperçus, ils ont agité leur bras en criant des “Ana“ (surnom d’Anne-Laure au Bénin), véritable star locale (ce qui m’a vexé au plus haut point). Et moi ? Personne ne m’accueille comme un roi ? Et puis si… un “Jeff !“ a fusé, puis 2, puis 3… Nous avons accosté avec la pirogue que conduisait Fémi, un de mes anciens élèves qui m’a expliqué qu’il nous attendait depuis 9h00 du matin sur la berge. Se relayant jusqu’à la tombée du jour avec Blaise et d’autres pour ne pas nous manquer.

Arrivés sur place, nous nous sommes installés dans la nouvelle case qui vient d’être terminée et qui est destinée à être “un centre aéré“ pour les enfants à partir du 11 janvier. Nous dormons sur de vrais matelas, disposons d’une poche d’eau qui fait douche et c’est presque le Hilton. Nous avons immédiatement filé au dispensaire afin de voir les infirmières pour leur remettre tous les médicaments que l’on m’avait donné en France (merci Christine). J’ai été surpris par leurs connaissances médicales : à part un médicament pour le cœur (pour lequel nous avons appelé la France), elles connaissaient tous les médicaments amenés ainsi que leur posologie !

Au dispensaire, un enfant de 4 ans, David, était hospitalisé car il souffre de malnutrition et de maltraitance de la part de son père, divorcé d’avec la maman et qui utilise son fils comme moyen de rétorsion. Chaque week-end, il a le droit de le récupérer pour le priver de nourriture et pour lui confisquer jouets et vêtements qu’on lui donne. Vous auriez vu l’état de détresse et le regard hagard du petit… j’en avais les larmes aux yeux. Une soudaine envie de casser la tête du père (qui habite à 20 mètres du dispensaire) et devant qui nous sommes passés m’a pris et puis… cela n’aurait fait qu’empirer les choses. Les problèmes ne se règlent pas de cette manière ici et d’une certaine façon, tant mieux. Nous l’avons bien nourri ce matin (lait concentré sucré, gâteaux) avant qu’il ne parte chez son père. Nous avons caché ses jouets et vêtements que nous lui avons offert et que nous lui rendrons dimanche quand il reviendra au dispensaire. Cet enfant de 4 ans pesait 8 kilos quand il est arrivé. Il en fait 11 aujourd’hui alors que le poids normal d’un enfant de son âge est de 20 kilos. Voilà… J’ai mal dormi.

Au réveil (7h00 du matin), 40 enfants nous attendaient bruyamment devant la porte en chantant “allez l’OM“. Je me maudissais intérieurement de leur avoir appris ce chant !  Nous n’avons pas réussi à les semer de toute la journée et à l’heure où je tape ce texte sur la terrasse de la case, face au magnifique fleuve, j’en ai 14 qui lisent par dessus mon épaule, le reste est avec Ana qui a entrepris une tournée du village.


Ce matin, nous avons entrepris de distribuer les jouets que j’avais emmené avec moi. Tout s’est bien passé au début et puis, cela a vite viré à l’émeute. Tout le monde se refilait le mot et le village entier s’est retrouvé sur nos marches d’escaliers. Il a fallu l’aide des 2 infirmières qui distribuaient des coups de bâtons pour calmer les esprits mais nous avons du arrêter la distribution car les enfants se mettaient en danger. Sur le moment, j’ai été choqué et déçu. Je me faisais une fête de cette distribution mais comme tout ici, les besoins sont tellement gigantesques que la raison passe après.

Ce que je peux dire à tous ceux qui m’ont offert des jouets : Margaux et Gauthier Guiselin, Andreï Chabert, Thomas et Fanny Hughes et Avi Assouly, c’est que les enfants étaient EMERVEILLES. Le mot est l’exact reflet de ce que j’ai vu. Ils pénétraient un à un dans notre case et là, ils contemplaient tous les jouets, poupées, livres, peluches au sol, rangés par catégorie et ils ne savaient pas quoi faire de leurs mains. Ils regardaient avec des yeux grands ouverts, ne sachant pas quoi prendre, se saisissant d’une figurine avant de la lâcher pour une voiture ou une peluche. Ils n’avaient jamais vécu cela. On nous a expliqué qu’à Noël, ils ne recevaient pas de cadeaux car les familles étaient trop pauvres et que la célébration de Noël prenait la forme d’une grande messe de 20h00 à minuit afin de prier Dieu et le remercier “de leur avoir accordé une année supplémentaire“.

A midi, Anne-Laure a eu la bonne idée de proposer aux enfants de jouer au foot avec moi… 37 C° (je me suis mis gardien de but après avoir tenté d’être attaquant) mais je suis sorti du terrain “rincé“. Même Femi, m’a dit qu’il arrêtait de jouer car il faisait trop chaud ! J’ai bien essayé de positionner les cages à l’ombre d’un arbre mais cela n’a pas suffit. Je me suis couché direct sans déjeuner et je me lève à l’instant. Il est 15h00 et ce soir, nous sommes invités chez les parents de Blaise, un de mes anciens élèves. J’ai réglé les soucis financiers de Gérard, un autre de mes élèves qui ne pouvait plus suivre les cours car il n’avait pas de quoi payer l’école, ni acheter les livres scolaires. Je lui ai remis 40 €, ce qui lui permettra de finir l’année et d’acheter ses livres scolaires. Il a baissé la tête en me disant merci du bout des lèvres. Pudeur extrême chez celui qui portait toujours aux pieds les baskets que je lui avais offerts en avril.

Le soir, visite chez les parents de Blaise chez qui nous avons été accueilli comme des rois : ils avaient acheté pour l’occasion 2 bouteilles de Fanta et une de Mountain Dew (une sorte de Gini) ce qui leur avait coûté 750 Francs CFA, une fortune. Ana voulait refuser au début, par gêne, mais je lui ai expliqué que le refus serait la pire des choses pour eux. Une vexation. Je l’avais expérimenté en avril ; alors nous avons bu face à 25 petits enfants noirs qui nous regardaient, l’air curieux. L’un d’eux m’a demandé d’imiter le cri du porc (que je fais très bien) et j’ai commencé un spectacle qui a fait rire tout le monde (je tiens mon idée pour ma prochaine tournée !) : cochon, chien, chat, vache, singe, chèvre, à chaque nouveau cri, les enfants éclataient de rire. Un vrai rire, bruyant, aigu, naturel qui vous chavire le cœur. Au bout de 10 minutes, j’ai arrêté car je ne sentais plus ma gorge mais il y a fort à parier qu’ils me redemanderont mon “Best Of“ prochainement ! Et si je faisais un DVD ?

On meurt de chaud, vraiment, et je dois dire que cela va faire du bien de retrouver Cotonou demain afin de prendre une bonne douche.

Marre de la corruption !


Publié par jeff le 18 déc 2009 / 10 Commentaires
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Je vous écris un peu en colère aujourd’hui. Nous avons repassé une partie de la matinée chez une sorte de transitaire/intermédiaire qui s’occupe de la caisse pour nous et j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre que finalement, c’est plus du double du prix qui était convenu qu’il me fallait payer pour récupérer la caisse (400 € !). Les palabres ont commencé et j’ai fait comme on doit faire ici : j’ai cessé les négociations en disant que c’était tous des voleurs et des profiteurs et que c’était scandaleux de faire du racket pour une caisse remplie de fournitures scolaires. J’ai ajouté que dans ces conditions, je leur laissais la caisse sur les bras et que j’allais consacrer mon budget à acheter des affaires dans un magasin. Le gros homme assis face à moi m’a alors demandé : “combien tu es prêt à payer ?“. J’ai donné mon prix (300 €) et il m’a dit ok. C’est tout de même plus du double de ce qui m’avait été annoncé mais je trouvais regrettable de tout arrêter si près du but. 2 mois qu’Eugène et Mélanie (une bénévole française) se battent pour récupérer cette caisse. J’avais déjà réglé hier les frais de gardiennage alors, bon… j’ai payé. J’ai ajouté aux dons de Boucher et Marie-Laure, les dons de Nicole et de Gil Buti mais j’étais passablement énervé de voir que la corruption est partout. Cela est révoltant quand il s’agit d’humanitaire. Qu’ils cherchent à m’arnaquer sur le prix d’une valise (180 € ce matin sur un marché !), je veux bien. Qu’ils cherchent à me vendre 2 fois plus cher une canette de Coca qu’à un local, je veux bien, mais là… A l’heure où je vous écris, nous sommes toujours dans les locaux d’Urgence Bénin à attendre la livraison de la caisse qui devait être là à 13h15 (il est 14h25).

Il fait toujours aussi chaud ici et hier, un noir m’a demandé si cela était vrai qu’il faisait froid en France et que les gens mourraient dans la rue. Je lui ai répondu que, oui, il était exact que certaines personnes n’avaient pas de quoi se loger et que certains mourraient de froid. Il m’a regardé, l’air interloqué et m’a dit cette phrase : “pourquoi les Français, vous venez au Bénin aider les enfants d’un village alors que des gens meurent dans votre pays ? Il faut réparer la maison avant de réparer sa clôture.“ Je n’ai pas su quoi répondre.

Nous partons pour Togbota cet après-midi et nous rentrerons dimanche pour acheter des livres et dictionnaires avant d’y retourner mardi prochain. Je ne posterai donc pas d’articles avant lundi prochain. J’ai appris par Eugène que mes élèves qui sont en 6e désormais devaient faire 3 heures de marche pour aller au collège tous les dimanches et revenir au village les vendredis. Ils sont en pension là-bas et ont un budget de… 500 Francs CFA (0,80 centimes d’euro) pour manger toute une semaine sur place… Pour vous donner une idée de ce que cela représente, une canette de Fanta Citron coûte 350 Francs CFA. Ils meurent de faim ces minots et cela aussi me révolte. Je me dis que je vais leur faire plaisir un instant. Que je vais les gaver de nourriture, pendant quelques jours et après ? Tout recommencera comme avant… Je ne sais pas pourquoi mais, aujourd’hui, je ne vois pas beaucoup d’espoir dans ce que je fais. A quoi cela sert finalement ? A se sentir bien dans sa peau ? A se dire qu’on est quelqu’un de bien ? J’avais d’autres objectifs un peu plus ambitieux. Ça ira mieux demain…

Bonne arrivée !


Publié par jeff le 17 déc 2009 / Aucun Commentaire
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eugène

Je ne sais pas si vous étiez inquiets mais je suis bien arrivé ! Je n’ai pas fait le calcul des heures passées dans l’avion et les aéroports mais vu l’état de fatigue dans lequel je suis arrivé, je pense que c’était pas mal ! Décollage à 12h40, arrivée à 2h30. Couché à 3h45 grâce à un contrôle draconien de la Douane qui se demandait ce que je trimballais dans mes énormes sacs Tati ET contrôle de police sur la route de l’aéroport. Yalla !

Quand je suis arrivé à l’hôtel “L’Anchrage“ où j’avais séjourné en avril, l’employé m’a reconnu immédiatement et a hurlé “Hey !! Jeff !!“ dans le hall de l’hôtel pendant 3 bonnes minutes. Il ne cessait de répéter mon nom en riant et en me donnant de grands coups dans le dos ! Il était heureux et cela m’a fait chaud au cœur. Je pensais dormir jusqu’à midi mais à 8h30, j’avais les yeux ouverts. Nous avons passé la journée avec Eugène à essayer de sortir cette fameuse caisse bloquée au Port depuis 2 mois mais nous n’y sommes pas arrivés. J’ai payé les frais de gardiennage (16 €), nous avons rempli un tas de paperasse mais la caisse n’a pas encore été visée par le “Contrôleur“. Demain, peut-être, si tout le monde veut bien… Je ne sais toujours pas précisément combien cela va coûter. J’ai peur d’un surplus mais rien de dramatique. Ce contre-temps repousse mon départ pour Togbota de 24 heures. J’ai eu des échos comme quoi tout le village attendait ma venue et que la question qui se posait en ce moment était “quand est-ce qu’il arrive ?“. J’espère demain ! J’ai profité d’êre bloqué à Cotonou pour acheter un poste radio/CD à piles (avec une partie du budget offert par mes parents) pour laisser dans la Case des Enfants. Cela nous permettra de fêter Noël en musique le 24 au soir (j’ai gravé du Michael Jackson et croyez-moi qu’ils vont en bouffer !). J’ai également remis à Eugène son ordinateur (merci les Biraud !) et vous le voyez radieux sur cette photo (chemise africaine au premier plan) pendant que le responsable informatique lui installe un anti-virus (qui sont nombreux ici) dans les locaux d’Urgence Bénin. Il est RAVI d’avoir un ordinateur et je lui ai amené également un tas de films, ce qui l’a également comblé. La jeune fille que vous voyez à l’arrière plan s’appelle Audrey et elle est la jeune maman d’un garçon de 4 ans. J’ai tenté une visio-conférence avec mon ami Nicolas Chabert qui m’a remis un tas de peluches et de livres de son fils Andréï. Elle voulait le remercier de vive voix car je lui ai donné une des peluches d’Andreï pour son fils Eymeric mais la connexion n’a pas marché. C’est l’Afrique !

Je voulais également remercier le Niaquoué qui m’a fait un TRES GROS virement afin que j’achète des livres et des dictionnaires. Je vais pouvoir acheter des dictionnaires à TOUS les enfants et je filmerai tout cela. Merci à lui. Demain, j’utiliserai le budget offert par Marie-Laure Trumel et mon ami Boucher (Jean-Marc Espinasse) pour dédouaner la caisse. Je tiens à ce que vous preniez conscience que chaque euro remis est utilisé à 100% pour les enfants. C’est aussi l’avantage de ne pas avoir d’association. J’agis seul, avec mes propres fonds et je peux consacrer tout les dons à du concret, sans d’autres comptes à rendre qu’à vous même.

Ce soir, il y a une fête où je suis invité. On va boire du Sodabi, un alcool local qui sert également de détachant dans l’industrie… J’ai déjà mal aux cheveux rien que d’y penser (si, si, j’ai bien dit les cheveux !).

Je vous embrasse. Ah, oui, j’oubliais : on meurt de chaud, et vous ? Ah ah ah ah !

Scène ordinaire du Bénin : allez l’OM !!!


Publié par jeff le 16 déc 2009 / 10 Commentaires
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Je ne sais pas ce qu’il m’a pris mais je leur ai appris à encourager l’Olympique de Marseille ! Equipe dont ils n’ont jamais entendu parler et ville dont ils ne connaîtront jamais l’existence. Quand je suis parti du village, le dernier jour, en pirogue, les enfants couraient le long de la berge pour m’accompagner le plus loin possible en chantant “allez l’OM“. C’était une scène surnaturelle et je n’imagine pas la tête qu’aurait fait un touriste (si tant est qu’il y en ait jamais là-bas) s’il avait entendu ce chant à 5000 km de Marseille, dans la forêt des singes ! Les enfants ont disparu derrière l’épaisse végétation et je ne les voyais plus. Seules leurs voix continuaient à chanter “nous sommes les marseillais !“ et je me rappelle avoir pleuré à chaudes larmes. Aujourd’hui encore je pleure mais c’est devant les résultats de l’OM !

Quand vous lirez ces lignes, je serai dans l’avion pour Casablanca, puis Lomé, puis Cotonou : arrivée à 2h30 du matin ! Je jubile car j’ai plein de projets à faire sur place. Devinez quoi ? Je vais bricoler ! Oui, moi, celui qui ne fait pas la différence entre une ampoule à vis et à baïonnette, je vais travailler sur la case des enfants de Togbota. J’ai reçu un mail de Nolwenn et Mélanie, qui sont les permanentes sur place, et qui m’ont demandé si je m’y connaissais en bâtiment… J’ai été honnête et il ne faudra pas se plaindre si une catastrophe doit arriver ! A priori, je vais devoir coller du lino (c’est quoi du lino ?) et poser des plaintes (j’ai plutôt l’habitude d’en déposer). Cela me fait plaisir car cette case va accueillir les enfants alors je vais m’appliquer et essayer de ne pas faire du travail de “salaud“. Cette expression est restée gravée dans ma mémoire depuis mes 9 ans. J’étais en colonie de vacances en Bretagne et nous devions confectionner des ronds de serviettes en bois. Je m’étais appliqué du mieux possible mais le résultat était insultant pour cette noble matière qu’est le bois. Le moniteur passait derrière chacun de nous pour nous encourager, nous reprendre et nous promulguer ses conseils d’artisan. Quand il est arrivé devant mon établi, son visage a blêmi à la vue de mon “rond de serviette“ qui était un gros morceau de bois difforme sur lequel j’avais essayé de graver maladroitement “Papa“. On reconnaissait le “P“ mais après, la calligraphie aléatoire formait un paquet de déliés illisibles. Il m’avait alors sorti cette phrase, tout en colère retenue : “çà, Jean-François, c’est du travail de salaud !“. Voilà, je referme la parenthèse de cette enfance souillée par cet encadrant à la psychologie défaillante qui a provoqué chez moi ce que les médecins ont appelé la “boîteàoutilsphobie“.

On m’a également demandé d’organiser avec Anne-Laure le 25 décembre des enfants. Nous allons organiser un jeu de piste, un concours de dessins, une chorale et… une projection de film ! J’emmène mon ordinateur, un video projecteur que Firstcom me prête et des films de Disney que je projèterai dans la forêt sur un drap blanc avec un groupe électrogène. Ils n’ont jamais vu la télé, vous vous rendez compte ? J’ai hâte de voir leur tête quand je leur mettrai “Le Roi Lion“ (j’ai hésité avec “Terminator 2“) ! Cela va être fantastique comme expérience. Si fantastique que j’ai reçu un mail hier me demandant de faire 3 autres villages : Agué, Oudjra et Bopa. J’ai l’impression d’être dans le film “Cinema Paradiso“… J’ai dans l’idée également de leur projeter le film que j’ai fait de mon séjour en avril. Ils vont se voir sur l’écran, avec de la musique et un montage de pro fait par mon ami François Volfin, qui est actuellement au Togo, pour revoir ses anciens élèves. Bon voilà, j’ai été bavard, pardon, mais je suis tellement enthousiaste !! Bonne fête à vous tous. Soyez heureux en prenant conscience que vous avez tout pour l’être !

La gaffe de Gilbert Montagné


Publié par jeff le 15 déc 2009 / Aucun Commentaire
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3doigts

Gilbert Montagné, tout jeune en politique puisqu’il est rentré à l’UMP en tant que secrétaire national aux handicapés a commis une boulette en inaugurant une patinoire réservée aux handicapés. Le Maire de la ville qui était à ses côtés et qui tenait le ruban que le chanteur devait couper a eu 3 doigts sectionnés. Gilbert Montagné aurait déclaré : “il était pas facile à couper ce ruban ! J’ai dû m’y mettre à 2 mains mais ça y est, les handicapés ont leur patinoire !“. Afin de rendre hommage au Maire, le Préfet lui a délivré une carte d’accès d’un an au “Palais de la Glisse“ ainsi qu’une paire de moufles.

Le piège de Smadja sur France 3


Publié par jeff le 15 déc 2009 / 1 Commentaire
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Valérie Smadja est une excellente journaliste de presse écrite (Marseille l’Hebdo), de radio (Radio France Bleu Provence) et auteure du guide annuel “Marseille Pas Cher“. Mais elle est également très talentueuse devant une caméra et cela, elle n’en est pas certaine. J’aime beaucoup travailler à ses côtés même si sa coiffure aléatoire nuit à la qualité de l’émission.

Dans l’émission de samedi dernier, elle a parlé de ma participation (ancienne) à Tournez Manège en 1991 et j’ai connu une pique de fréquentation sur mon blog !

Il va me falloir me passer d’elle pendant 3 semaines : ça va être dur mais je vais essayer de tenir en espérant que d’ici le 7 janvier, ses cheveux auront repoussé.

“Bienvenue chez Fred“ : le Père Noël


Publié par jeff le 14 déc 2009 / Aucun Commentaire
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A la cantine de France Telecom


Publié par jeff le 13 déc 2009 / Aucun Commentaire
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fourchette

Confession d’un ancien raciste


Publié par jeff le 12 déc 2009 / Aucun Commentaire
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Cette video m’a été envoyé par un abonné à mon blog et je voudrais le remercier ici car celle-ci est tout simplement passionnante. Je ne le connais que par son pseudo mais merci à lui. On y voit un ancien raciste du KKK qui confesse le mal et la haine qui le rongeaient et surtout, la sagesse et l’amour de ce prêtre noir qu’ils martyrisaient et dont la seule arme était l’amour et l’humour. A voir et surtout, à montrer.

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