Connaissez-vous l’expression “prendre un râteau“ ? Synonyme de “prendre une veste“, se faire blackbouler, se faire envoyer sur les roses, éconduire etc. C’est ce qui m’est arrivé hier soir et je m’en vais vous le raconter car je n’en reviens pas moi-même. Non pas que je ne sois pas habitué à me faire éconduire (ce qui serait bien prétentieux de ma part) mais la façon dont cela s’est passée est proprement incroyable ! J’étais invité hier soir à un dîner où l’on devait me présenter une femme susceptible de correspondre en tout point à mes attentes. Jeune, belle, intelligente et autonome. Voilà la description que l’on m’en donne en m’assurant que l’on est fait l’un pour l’autre. J’arrive le premier chez les amis chez qui le dîner est organisé. L’ambiance est bonne et conviviale et la sonnette raisonne : c’est elle. Elle arrive. J’entends claquer le pas de ses bottes sur le parquet de ce vieil immeuble marseillais et elle apparaît enfin. Blonde, des yeux magnifiques et un sourire plus ravageur que la peste de 1720 (l’image est pas terrible mais forte et c’est ce que je recherchais donc je vous merde). Elle prend place sur la canapé après m’avoir salué et nous “accrochons“ tout de suite. Elle me dit m’avoir vu jouer au théâtre il y a quelques années. Les rires fusent, les sourires se font complices et les regards se cherchent. La soirée commence bien me dis-je en mon for intérieur. A l’apéro, nous nous découvrons des tas de points de commun et un sens de l’humour acéré que nous aiguisons l’un sur l’autre. Elle exerce un joli métier qui m’a toujours interessé et nous passons enfin à table en prenant place côte à côte. L’amie qui m’a invité pour me “marier“ est ravie de la tournure que prennent les événements et en aparté, elle me glisse des “tu vois, je te l’avais bien dit !“ en un sourire coquin. Le repas se poursuit sur le même rythme que l’apéritif (où un Morgon que j’avais apporté était tout simplement délicieux) : dans les rires et les sourires. Cette femme là me faisait forte impression je dois le confesser. Et c’est là qu’est arrivé le drame (on dirait un sketch de Dubosc mais tout est véridique)… Je lui parle de son travail et la chambre gentiment après qu’elle se soit moquée, non sans humour, de mon métier de saltimbanque et de mon style d’écriture. Je la questionne sur ses clients et soudainement (all of a sudden disent les ricains. Autant s’instruire en s’amusant, non ?) son sourire s’évanouit et elle me jette un regard froid en me demandant pourquoi je lui pose toutes ces questions sur son travail, qu’elle ne veut plus y répondre et que mon comportement est à la limite de “l’agressivité“ ! Croyant à une de ces facéties, je lui demande si elle est toujours aussi susceptible mais je n’obtiens aucune réponse. Elle s’est fermée. Imaginez la scène : 5 personnes à table et un gigot d’agneau qui vient d’être amené accompagné de ses pommes de terre sautées dans une ambiance de plomb. Plus personne ne parle. La maîtresse de maison me jette des regards affolés pensant que j’avais commis des actes répréhensibles par dessous la table. Je suis sonné et gêné et je m’excuse immédiatement voyant que la jeune fille est complètement chamboulée. Elle s’enfuit vers la cuisine et les convives restant s’interrogent sur ce que j’ai bien pu dire ou faire. Je vais la trouver à la cuisine pour m’excuser une nouvelle fois et je décide alors de prendre congé afin de ne pas finir de pourrir la soirée.
Devant la porte de l’ascenseur, alors que je m’interrogeais sur le brusque changement d’attitude de cette jeune et jolie femme, la porte d’entrée s’ouvre et j’ai eu l’explication de ce saut d’humeur : elle est en train de déposer son bilan et il ne fallait SURTOUT PAS parler de son entreprise… Ça m’apprendra !
Amis couples : ne vous séparez JAMAIS ! Prenez des médicaments, des amants, des maîtresses, faites un break, voyez un prêtre, faites une thérapie de couple mais ne vous quittez pas ! Vous n’imaginez pas comme c’est difficile de trouver sa moitié. J’ai l’impression d’être un GI parachuté par erreur au beau milieu des montagnes afghanes avec un Opinel comme seul arme de défense contre des talibans assoiffés de sang et aucune boussole pour me sortir de là. Help ! Venez me chercher !
Avertissement pour les cons : le prochain qui me dit : “ t’as de la chance d’être célibataire, tu peux faire ce que tu veux, t’es libre, tu peux changer de nanas tous les soirs“, j’annonce que je lui envoie mon poing dans la tronche de façon si violente qu’il en perdra toutes ses dents et que les seules pommes qu’il pourra manger seront sous la forme de compote.
Drôle de vie que la mienne. Drôle de vie tout court car je crois que tout autant que nous sommes, nous pouvons formuler cette réflexion en forme d’évidence : la vie est bien étrange parfois. Hier soir, j’ai retrouvé quelqu’un que je n’avais pas vu depuis très longtemps. Je me suis rendu au rendez-vous en ne sachant pas un instant ce que j’allais y trouver ni même ce que j’allais y chercher. J’éprouvais, en vrac, de la joie, de l’appréhension et disons-le franchement, un peu d’angoisse comme on peut en avoir lorsqu’on retrouve un vieux copain de lycée avec qui on a fait les 400 coups, que l’on a pas vu depuis 20 ans et que l’on se demande ce que l’on va bien pouvoir lui raconter. Qu’allais-je chercher hier ? Des réponses ? Sans doute, mais je n’ai pas posé de questions. Pas osé. Peur peut-être. Peur sans doute. Cette peur idiote qui paralyse et tétanise et qui ne fait pas avancer. Je me suis contenté de l’écouter me parler de sa vie, de la regarder me conter son histoire personnelle en ayant le sentiment que j’étais bien loin désormais. Je suis sorti du restaurant sous une pluie battante, ni déçu, ni satisfait. Frustré peut-être. Frustré de ne pas avoir su trouver les mots pour interrompre le flot des siens qui coulaient comme une cascade descendant la montagne. Fatigué aussi. Las de chercher ces mots que l’on voudrait envoyer comme des flèches dans une cible mais dont on sait par avance qu’elle vont finir dans le décor. N’étant pas seuls dans ce restaurant, j’ai eu peur de blesser quelqu’un et de faire des victimes collatérales et j’ai laissé mes pointes dans leur carquois. Une petite lâcheté en échange d’un moment de paix. Fuir…
Suite de ma drôle de vie. Cet après-midi, j’ai reçu un mail de mon amie américaine Kimberly, la fille d’Allan, mon “père“ américain qui souffre d’une grave tumeur au cerveau. Les nouvelles sont mauvaises. Très. Son état de santé s’est aggravé précipitamment et Allan en a assez de subir un acharnement thérapeutique qui le meurtrit et le fait souffrir. Il a demandé à stopper les soins et à rentrer chez lui pour y finir ses jours. Tranquillement, paisiblement. Quelques semaines, quelques mois tout au plus, très loin en tout cas des 14 mois qu’on lui laissait espérer à Noël. Je vais retourner le voir. Lui dire au revoir et merci pour tout ce qu’il m’a apporté. L’engueuler aussi pour avoir omis de m’apprendre certaines choses essentielles pour être heureux dans une vie d’homme. Quand je serai à ses côtés, je lui demanderai de me confier le secret du bonheur. Les gens qui vont disparaître connaissent ces choses là. Heureux il l’a été aux côtés de Joyce, sa merveilleuse épouse qui veille à ses côtés depuis 40 ans de mariage. Ce ne sera pas un voyage heureux que celui que je m’apprête à faire, quoique… On peut tirer du bien de ce qui fait mal, j’ai appris ça l’an passé. Là, j’ai les larmes aux yeux en vous écrivant tout ça. C’est sans doute à cause de la chanson que j’écoute en boucle : “La fille du Nord“ d’Hugues Aufray avec Eddy Mitchell, une reprise d’un titre de Dylan. Ecoutez-là, je vous l’offre. Elle vous rappellera forcément quelqu’un. On a tous dans le cœur “une fille du Nord“.
La semaine dernière, je ne savais pas ce que j’allais vivre ces dernières 24 heures et puis voilà… La vie roule comme un chariot sur une montagne russe. Il faut bien s’accrocher, c’est tout.
Voici le making of réalisé par Gilles Azzopardi sur la prise de vue pour la publicité Protech que nous avons shooté il y a 15 jours. Ça peut être très cool la pub !
On a retrouvé les agents du Mossad qui ont exécuté un chef du Hamas à Dubaï sans aucune discrétion puisqu’ils ont été filmés par un tas de caméras de surveillance. On les voit sur ce cliché poser dans le hall du Grand Hôtel quelques minutes avant l’exécution de leur mission. Y’a pas à dire, ils ont la classe.
Je devais être au ski ce week-end mais à cause de chaînes neige que je n’ai pas trouvé, j’ai dû annuler mon déplacement vertical vers les hautes cimes des basses Alpes. Les enfants étaient déçus, forcément, alors j’ai cherché une solution afin d’aérer nos vies en respirant un air nouveau et vivifiant, loin du tumulte de la ville. J’en ai marre de Marseille en ce moment, de sa pluie, de son vent qui rend fou, de son froid si inhabituel. Allez savoir pourquoi mais mon choix s’est porté sur la vieille cité médiévale de Carcassonne dans laquelle je n’ai jamais mis mes baskets. Sans doute parce que j’ai trouvé là-bas un hôtel qui soldait de manière impressionnante ses chambres et un service 3 étoiles.
Au programme, balades à 3 en VTT et marches à pieds pour découvrir tous les secrets de cette ville plusieurs fois centenaires. Au retour de nos balades champêtres, nous pourrons profiter d’une piscine chauffée pour détendre nos membres endoloris par l’exercice touristique. Manque de pot, je viens de m’apercevoir que j’ai (encore) perdu mon appareil photo ; le 3e. Le prochain, je me le prends très gros et très lourd avec un énorme téléobjectif car la miniaturisation ne me réussit guère… Chose incroyable, je pars sans mon ordinateur portable. De lui aussi, j’en ai marre…












