Je vous écris de l’avion qui m’emmène, moi et mes 2 enfants, vers la Grèce. L’Île de Rhodes exactement. Nous avons une heure de retard due à la grève des contrôleurs aériens lyonnais qui ont choisi LE week-end le plus chargé pour contester un projet de loi européen qui sera, de toutes les façons, appliqué à la rentrée.
Ma voisine à qui l’on vient de proposer un plateau repas m’a dit, après l’avoir à peine gouté : « c’est degueu mais je le mange quand même car c’est gratos ». Putain de société.
Partir seul en vacances avec ses 2 enfants, ça c’est de l’aventure ! Mon Kho Lanta à moi tout seul ! Je vous conterai ici même les résultats de cette expérience. L’an passé, j’avais choisi les Usa comme lieu d’entraînement mais cette année, j’ai voulu aider les grecques qui ont des problèmes avec leur comptabilité. Ils confondent débit et crédit alors ils se retrouvent le nez jusque dans la Feta. Homme de cœur, j’ai voulu leur filer un coup de main en venant dépenser l’argent que je n’ai pas (mon banquier est grecque) chez eux avec ma descendance.
Il est 23h30 heure locale et mon fils est fiévreux depuis le début de l’après midi. Bouillant devrais-je dire. Il est explosé de fatigue et il repose sur mes genoux. Il n’a même pas voulu de Coca, c’est vous dire si le mal est profond ! Ça sent l’infirmerie dès demain matin et j’espère que le premier mot grecque que je vais apprendre n’est pas « rapatriement ».
Je vous conterai mon séjour afin de démontrer à la gente féminine qui ne cesse de douter de notre capacité à nous occuper des enfants, que nous nous débrouillons très bien sans elle !
Atterrissage dans une heure et cinq minutes. Je vous laisse, ma fille a renversé son plateau repas sur sa robe blanche…














