Je ne le savais pas avant d’y venir mais Rhodes est une province russe. Il n’y a que cela ici. Peu de français (32 sur un total de 1400 touristes) mais beaucoup de russes que l’on reconnait aux verres de bière qu’ils commencent à boire au petit déjeuner.
Il y a d’autres moyens de les reconnaitre : ils portent les vêtements dont j’ai fait don à la Croix Rouge en 1997 et ils s’expriment très fort. Ce sont les italiens de l’Est.
L’hôtel où nous résidons est conforme aux normes grecques (« 4 étoiles » se prononce « formulos ounis ») et il me tarde de découvrir ce que nous réserve le buffet de midi.
Nous somme allés voir à quoi ressemblait le Mini Club ce matin. Ambiance étrange, je dois le dire. Des jeunes enfants étaient dans une salle accompagnée de leurs parents assis sur des fauteuils qui les regardaient jouer avec des jouets faisant partie du même lot de la Croix Rouge de 1997. On se serait cru dans un orphelinat Roumain. Il ne semblait pas y avoir d’assistante maternelle ou d’encadrants. J’interrogeais (en russe) une jeune maman sur l’absence de responsable mais celle-ci semblait aussi perdu que moi et aussi peu encline à laisser ses enfants dans cette salle des pas perdus. Au fond, 2 grosses femmes jouaient au Uno entre elles. Je m’approchais et je leur demandais si elles savaient où étaient les personnes chargées de s’occuper des enfants. « C’est nous », répondirent-elle, passablement gênées que je les interrompe dans leur partie de cartes. Je leur demandai alors s’il y avait ses animations de prévues pour les enfants. « Oui, oui, mais il faut que les parents restent à côtés » répliquèrent les 2 obèses qui avaient repris leur partie. Intéressant comme concept de Mini Club, non ?















