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Archives / août 2010

Vacances dans le Gers : mâchez bien avant d’avaler


Publié par jeff le 09 août 2010 / Aucun Commentaire
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Last day in Greece


Publié par jeff le 07 août 2010 / Aucun Commentaire
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Le départ est fixé à demain. Dernier jour à l’hôtel Colossos que nous avons rebaptisé avec les enfants, l’hôtel Colesthéros. Si la graisse humaine servait un jour à fournir de l’énergie, Rhodes pourrait se passer de centrales thermiques pour l’éternité. J’avais appris, lors de mes cours de géographie, que la Russie (l’Union Soviétique à mon époque) était riche en énergies mais je n’avais pas idée à quel point. Ses habitants ont sur eux quelques petites fortunes le jour où l’on saura transformer la peau d’orange en billets de banque.

Nous avons passé tout notre séjour sans voir un français ni même parler anglais à un touriste. Autarcie totale. Nous étions une île à nous 3. Une île au milieu d’une autre.

Les enfants ont essayé de bâtir des ponts mais ce n’est pas facile de communiquer et de s’amuser avec des petits enfants russes ou polonais qui ne comprennent pas un traître mot de ce que vous essayez de dire dans un mauvais anglais et qui, de toutes les façons, ne peuvent pas vous répondre car ils ont un beignet dans la bouche. Quant à moi, je me suis réfugié dans la lecture de 2 livres : “L’homme qui voulait être heureux“, offert par Sylvie, une amie, et “Quand souffle le vent du Nord“ offert par Cyril Chauvin, mon compagnon de route. Le premier m’a appris quelques petites choses, même si la philosophie qui se dégageait de l’ensemble était un peu trop facile. Sous la forme d’un roman, l’auteur, philosophe de son état, essaye de faire passer tous les messages possibles (et surtout connus), pour nous livrer sa recette du bonheur : “connais toi toi-même, tes problèmes sont dans ta tête, relativise tes échecs, n’abandonne jamais tes objectifs etc“. Bien, mais finalement assez frustrant quand on referme la couverture et que l’on regarde autour de soi : rien n’a changé ! Mais là, l’auteur me répondrait, dans son immense plénitude (et platitude) : “le changement ne vient que du changement. Commence par changer ta vie avant de changer celles des autres. T’as compris ducon ou faut que je recommence avec des crayons de couleurs ?“. Il n’aurait pas dit exactement cela comme ça, mais j’interprète quoi…

Le deuxième livre m’a littéralement bouleversé. Cyril me l’avait offert en me disant, l’air de rien (il a souvent l’air de rien quand il offre des trucs. Même quand il n’offre rien d’ailleurs) : “tiens, lis ce bouquin, il m’a fait penser à toi“. T’as raison mon neveu ! Quelle belle histoire d’amour ! Que c’est bien écrit ! Je ne conserve habituellement pas les livres mais je garderai celui-là. Il rejoindra “Le Chevalier à l’armure rouillée“ et “Refuge pour temps d’orage“ qui m’ont beaucoup touché. J’ai corné un nombre incalculable de pages pour me souvenir de quelques phrases très belles et très vraies. Ou plus exactement, qui ont raisonné en moi, y trouvant un écho particulier. Une phrase résume tout : “écrire, c’est comme embrasser, mais sans les lèvres. Ecrire, c’est embrasser avec l’esprit“. Je dédicace cette citation à toutes celles et à tous ceux qui pensent que rien ne vaut la rencontre physique, l’échange verbal, la discussion “entre 4 yeux“. Il y en a d’autres pour qui c’est différent et comme le héros de ce beau roman, je préfère la vérité de mon clavier à l’hypocrisie de certaines paroles.

Lilliane Bettencourt cherche un distributeur


Publié par jeff le 06 août 2010 / Aucun Commentaire
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Le toboggan de la mort…


Publié par jeff le 05 août 2010 / Aucun Commentaire
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Aïe. J’ai mal au cou. Une vertèbre s’est fait la malle et elle flotte quelque part sur un bassin de l’Aqua Park dans lequel nous avons passé la journée entière avec ma descendance. Je ne le sentais pourtant pas ce “Twirl of Dante“, un toboggan aquatique qui après vous avoir fait encaisser 3G, vous fait tournoyer dans tous les sens avant de vous cracher dans un bassin d’eau chlorée.

J’ai tout fait pour dissuader mon fils de faire cette attraction, n’hésitant pas à projeter mes peurs sur lui pour le tourmenter et le faire reculer. Non. Il n’a pas cédé et me voilà en haut du “Twirl of Dante“. Mon fils est déjà en bas, moi c’est une autre histoire… J’essaye de sympathiser avec le surveillant de l’attraction afin de trouver un peu de réconfort (j’ai envie de pleurer), mais celui-ci ne répond à aucune de mes boutades en anglais : “how many dead today ?“ (combien de morts aujourd’hui ?) Je ne vois pas ses yeux à travers ses lunettes réfléchissantes et le sifflet qu’il a coincé dans la bouche n’invite pas à la rigolade, fusse-t-elle pleine de finesse.

Il me fait un signe, tout sauf amical, de me mettre en place et de dégager le passage pour les russes et les allemands qui attendent leur tour de frayeur derrière moi. J’obéis au cerbère revêtu d’une tunique “Rescue Team“ et je prends alors conscience de la folie de mon entreprise : je ne suis pas fait pour ce genre d’attraction ! Le seul risque acceptable pour moi est de rentrer dans un jacuzzi public ou, à l’extrême, une piscine municipale de camping mais pas un “Twirl of Dante“ !!!

La première section du toboggan est la plus terrifiante : on tombe à pic dans le vide pour prendre la vitesse nécessaire avant d’entrer dans un tunnel où, dans l’obscurité, ne contrôlant plus rien, ne pouvant plus anticiper les mouvements de son corps, vous êtes projeté à grande vitesse dans des circonvolutions néfastes à n’importe quel squelette. Il faut être un Barbapapa pour ne pas souffrir dans un tel toboggan ! A l’arrivée, vous vous arrêtez net sur 2 mètres. Là, il faut vite reprendre ses esprits pour remettre en place le maillot de bain qui n’a pas résisté à la force centrifuge. Si vous sentez de l’eau fraîche dans la rainure de vos fesses, ce n’est pas bon signe et il convient de ne pas sortir immédiatement de l’eau pour ne pas effrayer les nombreux enfants qui flottent à vos côtés.

Lorsque vous montez l’échelle vous ramenant sur la terre ferme, votre fils vous regarde alors avec un grand sourire barrant son visage doré par le soleil et vous dit : “c’était trop bien ! On le refait ?“.

“All inclusive“ et plus si affinités


Publié par jeff le 04 août 2010 / Aucun Commentaire
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Mon billet de (mauvaise) humeur sera aujourd’hui consacré à la dénonciation haute et forte du principe stupide du “all inclusive“ que j’ai découvert durant mes congés. “All inclusive“ signifie “tout compris, tout gratuit, à volonté“ dans la langue de Shakespeare et croyez bien que certains en profitent au maximum. C’en est écœurant. Ici, dans l’hôtel-club où je séjourne avec mes enfants, on dirait que les vacanciers n’ont rien mangé de l’année quand vous les croisez avec des assiettes contenant assez de nourritures pour nourrir un village africain. L’essentiel est de “prendre“, de “consommer“ afin d’éprouver la sensation suave d’en “avoir pour son argent“. “J’ai payé donc j’ai le droit de gâcher“ semble être le cri de ralliement des touristes qui m’entourent. J’observais hier une employée grecque navrée de devoir débarrasser une assiette pleine de raisins frais dont l’indélicat consommateur n’avait picoré qu’un ou deux grains.

Je lutte comme je peux, avec mes petits moyens pour éduquer mes enfants au milieu de cette orgie calorique. Je leur rappelle quotidiennement que “ce qu’ils mettent dans leurs assiettes, doit aller dans leurs estomacs sous peine de sanction“ mais c’est dur. Toute la journée, des restaurants sont ouverts et servent glaces, friandises, pains, crêpes à des métabolismes saturés en graisse et sucre.

Les touristes font la queue aux distributeurs de boissons (gratuites) et boivent debout leur bière avant de vite s’en resservir une. Sitôt un plat vidé, la foule attend, anxieuse, qu’une employée arrive à se frayer un chemin parmi eux pour en déposer un autre plein de victuailles, afin de se jeter dessus. Cela m’a rappelé une image : quand j’étais petit, j’étais garçon de ferme l’été (et oui… qui l’eût cru !) et il y avait un moment que je redoutais par dessus tout, c’était celui où il fallait que je pénètre dans le poulailler avec un seau plein de grains pour ré-approvisionner les mangeoires des poules. Dès qu’elle me voyait apparaître, ces connes de volailles “savaient“ et alors elles se regroupaient toutes autour de moi dans un nuage de plumes et de poussières, se battant toutes griffes dehors et à coups de becs pour défendre leur place devant la mangeoire. Et bien, ici, 3 fois par jour, j’assiste au même spectacle mais les gallinacés sont interprétés par des êtres humains.

Pourtant, nombre d’entre eux pourraient se passer de manger pendant plusieurs jours vu la taille de leur abdomen. C’est le royaume du cholestérol à l’Hôtel Kolossos et si les russes ont, par le passé, soufferts de malnutrition, ils sont en train de combler à grands coups de fourchettes le fossé gastrique qui les sépare de leurs anciens ennemis américains.

Ajoutez à cette gabegie quotidienne, le fait qu’ils mangent torses nus et vous devinerez que je ne m’alimente que très peu… Hier midi, j’ai rebroussé le chemin qui m’emmenait au stand de poulets rôtis car je me suis retrouvé derrière un slave qui était torse nu, le dos couvert de cicatrices violacées et de gros poils sortant de son slip de bain encore humide. Il sentait la crème solaire au karité et j’ai l’estomac qui s’est soulevé. Tant pis pour le poulet rôti…

Very Mini-Club


Publié par jeff le 03 août 2010 / Aucun Commentaire
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Je ne le savais pas avant d’y venir mais Rhodes est une province russe. Il n’y a que cela ici. Peu de français (32 sur un total de 1400 touristes) mais beaucoup de russes que l’on reconnait aux verres de bière qu’ils commencent à boire au petit déjeuner.

Il y a d’autres moyens de les reconnaitre : ils portent les vêtements dont j’ai fait don à la Croix Rouge en 1997 et ils s’expriment très fort. Ce sont les italiens de l’Est.

L’hôtel où nous résidons est conforme aux normes grecques (« 4 étoiles » se prononce « formulos ounis ») et il me tarde de découvrir ce que nous réserve le buffet de midi.

Nous somme allés voir à quoi ressemblait le Mini Club ce matin. Ambiance étrange, je dois le dire. Des jeunes enfants étaient dans une salle accompagnée de leurs parents assis sur des fauteuils qui les regardaient jouer avec des jouets faisant partie du même lot de la Croix Rouge de 1997. On se serait cru dans un orphelinat Roumain. Il ne semblait pas y avoir d’assistante maternelle ou d’encadrants. J’interrogeais (en russe) une jeune maman sur l’absence de responsable mais celle-ci semblait aussi perdu que moi et aussi peu encline à laisser ses enfants dans cette salle des pas perdus. Au fond, 2 grosses femmes jouaient au Uno entre elles. Je m’approchais et je leur demandais si elles savaient où étaient les personnes chargées de s’occuper des enfants. « C’est nous », répondirent-elle, passablement gênées que je les interrompe dans leur partie de cartes. Je leur demandai alors s’il y avait ses animations de prévues pour les enfants. « Oui, oui, mais il faut que les parents restent à côtés » répliquèrent les 2 obèses qui avaient repris leur partie. Intéressant comme concept de Mini Club, non ?

Je pars aider les grecques


Publié par jeff le 02 août 2010 / Aucun Commentaire
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Je vous écris de l’avion qui m’emmène, moi et mes 2 enfants, vers la Grèce. L’Île de Rhodes exactement. Nous avons une heure de retard due à la grève des contrôleurs aériens lyonnais qui ont choisi LE week-end le plus chargé pour contester un projet de loi européen qui sera, de toutes les façons, appliqué à la rentrée.

Ma voisine à qui l’on vient de proposer un plateau repas m’a dit, après l’avoir à peine gouté : « c’est degueu mais je le mange quand même car c’est gratos ». Putain de société.

Partir seul en vacances avec ses 2 enfants, ça c’est de l’aventure ! Mon Kho Lanta à moi tout seul ! Je vous conterai ici même les résultats de cette expérience. L’an passé, j’avais choisi les Usa comme lieu d’entraînement mais cette année, j’ai voulu aider les grecques qui ont des problèmes avec leur comptabilité. Ils confondent débit et crédit alors ils se retrouvent le nez jusque dans la Feta. Homme de cœur, j’ai voulu leur filer un coup de main en venant dépenser l’argent que je n’ai pas (mon banquier est grecque) chez eux avec ma descendance.

Il est 23h30 heure locale et mon fils est fiévreux depuis le début de l’après midi. Bouillant devrais-je dire. Il est explosé de fatigue et il repose sur mes genoux. Il n’a même pas voulu de Coca, c’est vous dire si le mal est profond ! Ça sent l’infirmerie dès demain matin et j’espère que le premier mot grecque que je vais apprendre n’est pas « rapatriement ».

Je vous conterai mon séjour afin de démontrer à la gente féminine qui ne cesse de douter de notre capacité à nous occuper des enfants, que nous nous débrouillons très bien sans elle !

Atterrissage dans une heure et cinq minutes. Je vous laisse, ma fille a renversé son plateau repas sur sa robe blanche…

Gröss fatigue pour Angela Merkel


Publié par jeff le 01 août 2010 / Aucun Commentaire
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