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Archives / juillet 2011

Vacances Jour 1


Publié par jeff le 31 juil 2011 / Aucun Commentaire
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Arrivé à Béziers avec ma descendance, nous nous sommes installés dans notre “40 mètres carrés pour 6 personnes“ comme le prévoyait la plaquette publicitaire dans laquelle j’avais choisi de placer ma confiance. Petit frigo, petite TV, petit four-grill, petits lits, j’ai eu un aperçu de ce que Blanche Neige avait éprouvé lorsqu’elle a débarqué chez les 7 Nains.

Amateur de barbecue, j’ai immédiatement demandé à la réception s’il était possible de nous en prêter un. Notre “ambassadeur“ (c’est le terme consacré par la société de location de vacances auprès de qui j’ai effectué le virement bancaire en contre-partie duquel, elle s’est engagée à me faire passer des “vacances inoubliables“), Pierre, un jeune homo à côté de qui le Michel Serrault de “la Cage aux Folles“ aurait pu passer pour un chauffeur routier homophobe, nous a répondu d’une voix nazillarde et navrée : “je suis désolé(e) mais nous n’en avons plus… Je suis vraiment désolé(e) vous savez mais si vous voulez, je peux vous faire un modelage corporel ?“. Après avoir gentiment décliné sa proposition, j’ai constaté que mes voisins qui n’avaient pas encore bravé les 9 heures de bouchons auquel le conducteur moyen estival a droit chaque été sur nos autoroutes, n’étaient pas encore arrivés. Or… il y avait un petit barbecue avec son sac de charbon qui me tendait sa grille et qui semblait m’appeler : “hè ! Je suis là moi ! Prends-moi ! Emmène-moi avec toi et je te promets que je te ferai griller tout ce que tu veux !“. Un rapide coup de tête à droite et à gauche pour surveiller les environs et je transfère le barbecue de la résidence R111 à la résidence R112 en espérant avoir plus de succès avec ce transfert que l’OM avec Gignac.

Mes enfants s’étonnent de découvrir un barbecue sur notre terrasse à leur retour de la piscine. “T’en as trouvé un finalement ?“ me demande ma fille d’une voix toute encore chargée de naïveté infantile. “Oui, oui… J’ai cherché et j’en ai trouvé un. Médite là-dessus ma fille : si on cherche, on finit toujours par trouver une solution à ses problèmes !“. “Mais comment t’as fait ? L’ambassadeur a dit que…“ Je la coupais brutalement en lui demandant où elle en était de son cahier de vacances ce qui eut pour effet de la faire disparaître dans la salle de bain à la vitesse d’un camion poubelle marseillais en fin de service.

Lorsque j’ai vu mes voisins, espagnols, débarquer dans leur duplex voisin du mien, j’ai eu (pas longtemps) mauvaise conscience mais la vie est une jungle et comme le dit le proverbe “you’ve got the barbecue, you’ve got power“. So be it.

Le lendemain, il y avait une soirée organisée pour accueillir tous les nouveaux arrivants avec un grand jeu intitulé “Quizz Cinéma“. Etant cinéphile de longue date, je décidais de m’y rendre avec ma progéniture afin de tester mes connaissances. Quelle erreur !

Assis au premier rang car arrivé très en avance, l’animatrice demanda au micro que 2 “capitaines“ se désignent. Un homme assis derrière moi posa une main solide qui manqua de me démettre la clavicule et gueula “on a notre capitaine !“. L’animatrice se jeta alors sur moi et demanda que je parle dans le micro afin de délivrer mon patronyme. Ce que je fis, contraint et forcé par une foule qui bourdonnait d’excitation. Des “allez Jean-François !“ fusaient de mon camp alors que le capitaine adverse ne s’était pas fait prier pour être mon compétiteur, levant le bras si haut qu’il aurait pu toucher l’aile d’un A320. Le jeu commença ou devrais-je dire… le combat. Il m’a donné du fil à retordre le bougre mais je menais après la première épreuve qui consistait à reconnaître des musiques de films. Comble du ridicule, il fallait se lever de sa chaise et courir jusqu’à l’animatrice pour lui taper dans la main avant de donner sa réponse…

Bref, je vous passe les détails, notamment l’épreuve terrifiante du “mime“ où j’ai dû mimer le film “Les Blues Brothers“ sautillant comme les frères Blues dans la fameuse scène du film où ils interprètent “Everybody needs somebody to love“. Personne n’a reconnu le titre malgré une fantastique interprétation de ma part ce qui finit de miner un moral déjà bien entamé. La preuve… en me rasseyant penaud sur ma chaise sous le regard noir de mon camp, je méditais cette phrase de Cioran “A quoi bon se suicider tout de suite ? J’ai sûrement quelqu’un à décevoir encore“.

J’ai gagné dans la dernière épreuve où il fallait reconnaître des dialogues de films, prenant une avance terrible qui terrassa mon adversaire. J’étais victorieux sous les yeux de mon fils qui brillaient d’admiration devant ce père dont la moitié d’une foule (mon camp) scandait le nom. Le lendemain, j’étais un autre homme dans le village et des “salut Jean-François !“ étaient prononcés avec sourire par les vacanciers admiratifs de mon parcours de la veille. J’étais un champion. Pour la première fois de ma vie…

Cristiano Ronaldo : y’a pas que les crampons dans la vie.


Publié par jeff le 24 juil 2011 / Aucun Commentaire
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Le bateau est arrivé… la preuve !


Publié par jeff le 21 juil 2011 / Aucun Commentaire
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Il est pas beau ce navire ? Le Safmarine Nile est le bateau qui a transporté la tonne de matériel que j’ai envoyé au Bénin et vous le voyez présentement en train d’être déchargé. Les 5 palettes sont quelque part dans un de ces containers métalliques !

Je suis en train de régler à distance avec mon ami Eugène, qui est sur place, les papiers et les droits de douane afin qu’il n’y ait pas trop de dessous de table à verser…

Mon édito sur Ruppert Murdoch dans “News of Marseille“


Publié par jeff le 20 juil 2011 / 1 Commentaire
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Un journal qui meurt, c’est comme un arbre qu’on abat : on respire moins bien. Mais il y a des arbres malades qui ont le tronc tellement pourri qu’ils empêchent les autres de prendre racine et de développer leurs branches.

Habituellement, un journal qui ferme me rend triste car c’est un peu de liberté d’expression en moins mais cette semaine, j’ai débouché le champagne (enfin une bouteille de Pouilly-Fuissé, je préfère les Macônnais blancs) pour célébrer la fermeture de News Of The World. Et j’ai recommandé une caisse de Pouilly car l’empire de Rupert Murdoch est en train de vaciller dangereusement et j’attends sa chute définitive un verre dans une main, les confettis dans l’autre.

Je déteste cordialement cet homme qui a bâti son empire sur la rumeur, le trash, l’info de caniveau en exploitant les plus bas instincts de l’Humanité. Exactement l’inverse de la feuille de route que m’a fixée Alexandre Guérini, l’actionnaire de News Of Marseille, quand il m’a confié les clefs de ce journal. “Parle de tout ce que tu veux, tu as une totale liberté et je ne viendrai jamais m’immiscer dans le contenu éditorial mais fais-le dignement, proprement. Sans attaque personnelle“ m’avait-il demandé puis il a ajouté “bon allez il faut que je te laisse, je suis convoqué chez le juge Duchaine qui veut m’inculper de trafic d’influence sur le marché des machines à café du Conseil Général“. Après 26 numéros, je peux dire que lui et moi avons respecté les termes de notre accord.

Il y a 20 ans, Rupert Murdoch était d’une arrogance féroce, alors au firmament de son ascension fulgurante : TV, presse, Internet (il n’y croyait guère avant de se rendre compte de son erreur) rien ne lui résistait et il contaminait lentement mais sûrement les consciences de ses “clients“. Pro-Bush, pro-guerre en Irak (une guerre fait vendre du papier), il avait mis tout son empire de presse au service des faucons américains (on se souvient de la couverture honteuse et partiale de Fox News sur le refus de Jacques Chirac de participer à cette croisade). L’homme d’origine australienne avait même songé à lancer un quotidien trash en France mais l’hostilité de mes compatriotes pour ce type de presse l’avait fait reculer. “Attendons un peu, ils ne sont pas prêts…“ se disait l’oiseau de mauvais augure en remballant ses pages criardes remplies d’infos nauséabondes.

Le scandale des écoutes téléphoniques aura eu raison de lui : News Of The World ferme, le rachat de BSkyB (un gros réseau de télévision outre-Manche détenteur notamment des droits du foot anglais) que le magnat convoitait lui échappe, le Times et le Sun voient leurs ventes chuter (ils font partie du groupe News Corp) et une commission d’enquête va s’ouvrir aux USA car Murdoch y est soupçonné d’avoir corrompu des policiers et même organisé des cambriolages pour obtenir des informations (notamment des victimes du 11 septembre) ! Triste fin pour le vieux monsieur qui se targuait de “FAIRE l’info dans le monde“ mais heureux dénouement que de constater qu’il y a une justice. On ne construit rien de solide sur un tas d’ordures.

Il disait “le monde change à une vitesse folle. Le fort ne battra plus le faible. Dorénavant ce sera le rapide qui battra le lent“. Il a oublié qu’à vouloir aller trop vite, on risque la désintégration, surtout quand on dirige un journal et qu’on doit vérifier une information avant de la diffuser.

Même le cinéma avait récupéré le personnage de Rupert Murdoch en le transformant en ennemi de James Bond dans le film “Demain ne meurt jamais“. Le scénario contait l’histoire d’un magnat de la presse, John Carver, qui montait entre eux 2 pays et les poussait, par la désinformation et la manipulation, à la guerre pour augmenter les tirages…

La réalité n’est pas très loin du film et Rupert Murdoch a beau s’excuser publiquement pour tout le mal qu’il a fait à la presse, à la vérité, mais aussi et surtout à toutes ses victimes bafouées et violées dans leur intimité, le peuple n’est pas prêt à lui pardonner.

La bonne nouvelle est que la presse est débarrassée d’une sale maladie. Il reste à espérer que les lecteurs (ne les oublions pas) qui chaque semaine étaient des milliers à acheter ce type de journaux, auront compris que l’on ne peut pas tout tolérer au nom de l’information.

Il y aura toujours un James Bond pour tordre le cou des méchants.

Soirée en boîte pour moi !


Publié par jeff le 18 juil 2011 / 2 Commentaires
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Samedi, pour mon anniversaire, je m’étais mis en mode “télécommande“ et c’est Christine et sa copine qui en disposaient. Je n’ai rien décidé, rien organisé et je me contentais d’acquiescer à chacune de leurs propositions. Resto à 21h30 ? Ok.

Là, je fais la connaissance de Violaine (une éternité que je n’avais pas croisé de prénom comme celui-là), 30 ans, célibataire, comptable de 65 kilos dans une société dont j’ai oublié le nom. Blonde, gentille et pas ennuyeuse au niveau de la conversation. Christine m’a offert mon cadeau sitôt descendu de ma moto (enfin, celle de Nicolas Chabert, n’ayant plus le droit d’en acheter une à mon nom) : un magnifique… plateau en métal sur lequel on dispose des bols en porcelaine blanche dans lequel on peut mettre ce qu’on veut mais de préférence des biscuits apéritifs ou des olives (j’ai essayé de ranger ma raquette de squash mais elle ne rentre pas).

Après un dîner sympathique où le vin et le Limocello nous ont été offerts par le patron que je connais et qui semble m’apprécier au moins autant que j’apprécie sa cuisine, “les filles“ (ça fait très “Charly“ dans “Drôles de Dames“, non ? J’adore !) me proposent (le verbe exact serait plutôt “ordonnent“) de les suivre à la Voile. Qu’est-ce que la Voile ? L’endroit hype à la mode à Marseille. The place to be si vous préférez. Après avoir effectué le trajet jusqu’au temple de la fête et du plaisir, je m’aperçois avec horreur qu’une queue de 50 mètres s’est formée devant 5 videurs aux bras aussi gros que mes cuisses et aussi souriants que François Fillon prenant connaissance des derniers chiffres du chômage. J’avais l’impression d’être à Disneyland dans la queue pour Space Mountain : un cauchemar. Je me poste sagement au bout de la ligne en compagnie de mes deux body girls et je commence à expliquer à Christine qu’il va m’être impossible de patienter 2 heures pour rentrer au compte goutte. Je tente un coup de bluff.

Je sors de la queue et me dirige d’un pas décidé vers le plus costaud des videurs, une sorte de gorille en liberté (mais sans les poils). Je prends mon plus beau sourire et je joue ma vie sur un lancer de dé :

- “bonjour ! Vous me reconnaissez ?“

- “non“. Le “non“ du monsieur est prononcé d’une voix neutre et le regard vide de tout expression. Il aurait eu la même réaction si je lui avais demandé s’il connaissait la capitale du Laos. Vous voyez le genre ?

- “je suis journaliste et j’ai fait un reportage sur vous. Vous ne vous souvenez pas ?“ (NB pour ceux qui voudraient tenter le coup : soyez sûr de vous et continuez de sourire. Ne répondez surtout pas : “non je disais ça pour déconner, je tentais juste de rentrer sans faire la queue… Un coup de bluff quoi !“. Cela aurait des conséquences fâcheuses sur votre dentition).

- “ah oui, vous êtes le type de la TV ?“ une lueur faiblit au fond de l’iris de l’anthropoïde. Il a trouvé la capitale du Laos (Vientiane, pour ceux qui viennent sur ce blog afin d’apprendre des trucs) et sans sourire, il ajoute : “vous êtes combien ?“

- “trois. Nous sommes 3“. Intérieurement, je jubilais.

- “entrez“ nous intima le primate.

Alors que je me dirige vers la caisse pour régler mon écot, j’entends King Kong qui beugle à la caissière : “c’est bon, laisse rentrer, c’est la TV !“.

Autant vous dire que mes deux accompagnatrices m’ont regardé avec les yeux de Chimène et si elles avaient eu de la terre glaise sous la main, elles auraient immédiatement sculpté une statue grandeur nature à mon effigie.

La soirée était remplie de très jeunes gens classés en 2 catégories : des hommes musclés dans des débardeurs cintrés et des femmes blondes maquillées par Dulux Valentine. Manque de bol, je ne portais pas de débardeur et j’ai arrêté la gym en terminale. Visiblement, il y avait des redoublants dans l’assistance ou bien c’était tous des profs de sports. Je me sentais comme un émigré à un congrès du Front National : pas franchement à l’aise. Je fonce au bar me commander un Mojito prenant un peu de distance avec mes 2 amies afin de laisser les mâles bodybuildés les approcher sans risquer de provoquer une bagarre. Truc incroyable, c’est moi qui subit l’assaut d’une blonde couverte de tâche de rousseur qui vient m’aborder ainsi :

- “mes copines me disent que vous êtes journaliste ? C’est vrai ?“ (accent de Marseille à couper au sabre)

- “euh… oui… c’est vrai“ rétorquais-je timidement, pris un peu à froid par cette jeune créature au minois fort agréable.

- “j’vous crois pas. Vous avez une carte de presse ?“

- “pas quand je sors en boîte mais j’ai une carte de visite si vous voulez ?“

- “Faites voir… (un temps) Mais vous passez à la TV ?“ Ses copines hurlaient derrière elle : “mais oui ! puisqu’on te le dit !“

- “oui, oui, je passe à la TV mais vous savez, c’est pas TF1 et je ne suis pas très connu…“

- “c’est pas grave. Je peux faire une photo avec vous ?“

- “une photo de moi ? Vous plaisantez ?“

Là dessus, Christine et son amie ont retrouvé ma trace et du même coup cassé une opportunité fantastique de poursuivre une conversation qui s’annonçait bouleversante d’intensité. “Ben toi alors ! On peut pas te laisser 5 minutes sans te retrouver avec une fille !“ sortit cette courge de Christine. Ma promise a soudainement tourné les talons pensant que je pratiquais sans doute la polygamie et je ne l’ai plus jamais revue. Je haïssais en silence mon amie qui avait décidé de prolonger mon célibat afin que je puisse continuer à tenir compagnie au sien.

J’ai ensuite profité (lâchement) que mes 2 compères aillent danser sur une musique composée avec un doigt pour prendre le large non sans saluer au passage le grand gorille des montagnes qui m’avait si bien accueilli. Je lui ai tapé dans le dos afin d’être amical mais ma main a vibré comme si j’avais frappé sur une plaque de métal et je me suis éloigné en grimaçant de douleur avant de regagner mes pénates sur mon 2 roues.

2 heures du matin. Honnête, non ? Et figurez-vous que je continue toujours dans la voie que je me suis décidé à suivre : samedi, soirée à Ceyreste avec plus de 100 personnes autour d’une piscine, jeudi, invitation presse à un truc, dans un endroit branché : j’ai dit oui (mais j’irai seul cette fois !).

Oh by Jove ! It’s my birthday today !


Publié par jeff le 16 juil 2011 / 13 Commentaires
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Ce matin, je me suis réveillé avec un an de plus et pourtant… je n’en vois pas la différence. Ce sont les textos et appels reçus qui me rappellent que cette date marque ma naissance.

J’ai reçu un poème dans la nuit par mail : oui, un poème ! Il y a encore des gens qui savent en écrire et celui-ci était… céleste. C’est touchant, je trouve, de voir qu’une personne a pris sans doute assez de temps sur son sommeil pour écrire un poème rempli de belles choses qui riment entre elles. Lire cela à son réveil met en joie en même temps qu’il rassure.

Sinon, mon fan m’a envoyer une carte “porte bonheur“ qu’il fabrique lui-même avec quelques lignes écrites en majuscules pour me souhaiter un tas de réussites professionnelles. Sur l’enveloppe, il y avait écrit “Monsieur Jean-François Carias, professeur artistique“. Tenez-vous le pour dit : je suis enseignant dorénavant ! C’est pas la classe ? Surtout qu’à l’intérieur de l’enveloppe, il commence son mot par “Bonjour Maître Carias“. J’adore…

Tous les sites qui possèdent ma date de naissance m’ont souhaité “un joyeux anniversaire Monsieur Carias“. Il est flatteur de compter parmi les gens qui m’aiment Europcar, Nivea, Tommy Hilfiger, Kooples… Je suis touché par autant d’attention. Ces grandes sociétés cotées en Bourse pour la plupart, ont pris le temps, un samedi qui plus est, pour penser à me souhaiter un joyeux anniversaire ! C’est poignant.

Et puis les textos d’amis, les appels téléphoniques, des mails venant du monde entier (je suis international), sont venus me rassurer quant à ma sociabilité. Je compte encore quelques amis et je vais passer le temps qu’il me reste sur cette Terre à essayer de les conserver.

D’ailleurs, je pensais qu’elle aurait oublié mais mon amie Christine vient de m’appeler pour me remémorer que “ce soir, on va faire la fête !“… Youpi. “Pas avant minuit parce qu’avant ça ne bouge pas. Et prends de la vitamine C parce que j’amène 2 copines et on va danser jusqu’à 5 heures du matin !“ a cru-t-elle bon d’ajouter pour finir de m’achever. La nuit s’annonce longue…

Les cases se construisent !


Publié par jeff le 15 juil 2011 / 2 Commentaires
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C’est avec joie que j’ai envoyé à tous ceux qui avaient accepté de financer la construction d’une case dans le village de Togbota, une photo de “leur case“. Cela fait plaisir de voir que l’argent récolté est arrivé sur le terrain et que concrètement, une famille de 6 personnes a désormais un toit pour s’abriter, cuisiner, dormir…

Lundi 18 juillet, un bateau, le SAFMARINE NILE, va accoster à Cotonou avec ses 5 palettes de marchandises que vous m’avez données pour que je les fasse distribuer aux plus nécessiteux des béninois. Plusieurs villages recevront cette manne dont le village de Bopa qui dispose d’un dispensaire important et qui va bénéficier des dons que la Mutuelle de France Sud m’a remis (chaises médicales, béquilles etc.).

Je suis heureux, vous n’imaginez pas. L’idée que toutes les affaires récoltées, jouets, livres, vêtements, soient dans quelques jours, distribués aux enfants de Togbota me ravit l’esprit et réchauffe le cœur. Qu’il en soit ainsi pour vous aussi.

Trop fort : les travaux de reconstruction au Japon sont déjà terminés


Publié par jeff le 15 juil 2011 / Aucun Commentaire
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Exclu : la photo des 3 membres d’Anonymous qui ont piraté le Pentagone


Publié par jeff le 14 juil 2011 / Aucun Commentaire
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Soirée poésie hier soir…


Publié par jeff le 13 juil 2011 / 1 Commentaire
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Dernièrement, je me suis fait houspiller par une amie qui me reprochait de décliner toutes sorties dès lors qu’elles avaient lieu après 19h00, heure à laquelle je prends généralement mon repas composé d’un morceau de pain, d’un plat de coquillettes et d’une compote de pommes. J’ai donc décidé, sous l’effet de son courroux, de réagir et d’accepter TOUTES les invitations que, dorénavant, on me ferait. Mauvaise pioche hier soir.

Je reçois un texto m’invitant à une soirée poésie dans un restaurant de Marseille où un repas est compris dans le forfait de 18 € demandé à l’entrée. Fidèle aux engagements que je prends avec moi-même, je décide de m’y rendre après une réunion de 2 heures avec des syndicalistes de la CFTC et Force Ouvrière… (où je trouve cette énergie ? Je me demande…). J’avertis mon amie que je sors et qu’elle est la bienvenue si elle souhaite m’accompagner : “c’est quoi comme endroit ? On danse ?“. “Non, pas vraiment… C’est plutôt les mots qui auraient tendance à danser mais ça peut être sympa“. “Bon, je sors de la gym, je passe chez moi me pomponner et je te rejoins“. Quand une femme vous dit qu’elle rentre se “pomponner“, comptez 2 heures et demi.

Lorsque j’arrive seul et très en retard (les syndicalistes ne sont pas des gens que l’on quitte facilement), la soirée a déjà commencé et Christine n’est pas encore là. Le restaurant est sur 2 étages et l’entrée se fait par le haut. Mes oreilles sont immédiatement agressées par les cordes d’une guitare désaccordée qui accompagne une voix chantant faux. Le chanteur a l’air habité par une force qui fait dérailler ses cordes vocales lorsqu’il monte dans les octaves ; la faute sans doute aux paroles hurlées par le chanteur et qui sont reproduites ci-après : “Debout camarade ! Lève toi camarade ! Il faut se battre camarade…“ Je m’approche de la balustrade qui surplombe la scène et j’aperçois alors le poète qui brame dans son micro des incantations avec une conviction qui fait froid dans le dos (et mal aux oreilles).

La “poésie chantée“ du bonhomme raconte l’histoire d’un garçon qui cherche à mobiliser le peuple pour se rebeller contre l’ordre établi. Autour de la scène (qui est à même le sol) sont disposés les spectateurs (une quinzaine) assis sur des banquettes recouvertes de tissu éco-équitable. C’est un festival de Birkenstock, spartiates, bermudas et tee-shirt en coton 100% bio, en bas. Je décide de rester sur mon perchoir afin d’observer en détail le spectacle qui s’offre à moi. Le poète m’aperçoit et me glisse un clin d’œil entre 2 psaumes invitant ses camarades à lever leurs culs et à vomir notre république. Je reste prostré dans mon costume mais j’arrive à lui répondre par un sourire qui restera figé jusqu’à ce que je me rappelle que Christine risque de débarquer d’une minute à l’autre en Louboutin de 10 cm de haut et une robe indécente à la quantité de tissu inversement proportionnelle au prix payé en caisse. Cette assemblée de libertaires révolutionnaires ne supportera pas une telle apparition qu’ils prendront, sans nul doute, pour une provocation du Grand Capital. Ce sera soit le viol collectif, soit la pendaison pour celle qui symbolise le capitalisme insolent et violent de notre société de consommation.

Je sors discrètement mon iPhone et lui envoie un texto : “te gare pas !! Je ne reste pas !“. Elle me répond : “Oh ben merde ! Je me suis fait toute belle pour sortir !“. Naïve jeune femme… Si elle savait que son maquillage et ses bijoux seraient considérés comme autant d’armes par la curie amatrice de poésie et de liberté rassemblée dans cet espace confiné… C’est un peu comme si un mec du Ku Klux Clan débarquait à la Nouvelle Orléans avec sa cagoule en racontant des blagues racistes sur le parking d’un KFC. Je ne donnerais pas cher de sa peau à Blanche Neige… Ben là, c’est pareil. Il fallait à tout prix la sauver.

J’eus alors une idée de génie. Je sortais précipitamment mon portable et le portais à mon oreille en chuchotant un “oui ? Allo ? Attendez une minute, je sors…“ et je quittais le restaurant sous le regard suspicieux de la patronne qui semblait avoir deviné que je parlais dans le vide et que toute cette mise en scène n’était qu’une mascarade destinée à couvrir mon évasion. Sitôt dehors, je montais dans la Mercedes de la contribuable soumis à l’impôt sur la fortune et nous nous sommes enfuis tels Louis XVI et Marie-Antoinette lors de la Nuit de Varenne.

L’issu fut plus heureuse puisque nous avons atterri dans un restaurant chicos du 8e arrondissement, entourés de bobos et de bourgeois marseillais et le patron, heureux de me voir, nous offrit même 2 coupes de Champagne afin de nous remettre de nos émotions. Et vous savez quoi ? Je me suis fait inviter par l’innocente parvenue qui a même décidé, au cours du repas, de prévoir une soirée pour mon anniversaire, samedi prochain. J’aurais décliné la proposition auparavant mais j’ai décidé de poursuivre ma cure de “sorties“. Cela ne peut pas être pire que ma soirée d’hier. Non ?

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