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Archives / août 2011

Un mardi à Martigues avec France 3


Publié par jeff le 31 août 2011 / Aucun Commentaire
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Il y a des tournages “magiques“ et d’autres qui ne le sont pas. Il ne faut pas chercher à comprendre. Ce n’est pas la faute de l’équipe, du journaliste, du lieu, des personnes en face de vous… C’est inexplicable mais “rien“ ne se passe et la petite étincelle qui peut mettre le tournage sens dessus dessous ne vient pas. C’est ainsi. A Cucuron, tout était réuni pour que le tournage soit catastrophique et il demeurera un de mes meilleurs souvenir de TV pour la 3. A Martigues, tout était là pour faire un bon sujet mais tout s’est déroulé… comme prévu et je réalise que je préfère l’imprévu, l’improvisation à la trop grande préparation. On a tourné exactement, plan par plan tout ce que j’avais imaginé et lors du montage, je n’ai pas vu d’étincelle jaillir à l’écran.

Pourtant, tout avait commencé sur les chapeaux de roues (au sens propre) quand le preneur de son me proposa de m’emmener à Martigues en moto. Etant motard, je n’ai pas hésité une seconde : plus vite arrivé, plus vite reparti. Ce fut le cas.

Sur une moto de course qu’il avait débridée lui-même pour la pousser à 200 chevaux, on est en droit de parler de vitesse… Au départ, il m’a expliqué : “tu as des poignées pour te tenir“ ce qui en langage motard signifie : “tu ne me touches pas et je ne veux pas sentir tes grosses mains sur mes hanches, vu ?“. Je les ai tenues ces poignées ! Je les ai serrées… A chaque accélération de son engin, j’avais peur de tomber sur l’asphalte. A chaque virage, je sentais une de mes fesses dans le vide et il me fallait, précautionneusement, me repositionner sur la selle sans faire perdre l’équilibre à mon chauffeur/chauffard. Un rapide regard sur le compteur qui affiche 200 km/h et je replace ma tête casquée derrière la nuque du pilote en essayant de me souvenir d’une prière apprise au catéchisme.

J’ai les bras tétanisés à force de tenir la poignée du bolide et j’ai envie de serrer fort dans mes bras l’homme assis devant moi en pleurant. Le sang ne passe plus dans mes phalanges depuis un petit moment et je regarde avec dépit le panneau de sortie “Martigues centre“ nous passer sous le nez. Je tapote (en lâchant une main) l’épaule du monsieur et je hurle pour qu’il m’entende “C’ETAIT LA SORTIE !!!“. Il hoche la tête pour me signifier qu’il a compris. Je suis bon pour quelques kilomètres de plus…

Pendant ce rab de trajet, je me demande intérieurement ce qu’il arrive aux doigts lorsqu’ils ne sont plus irrigués ? Ils tombent ? Se nécrosent ? Pourrais-je un jour taper de nouveau sur le clavier d’un ordinateur ou devrais-je me servir d’un logiciel adapté aux polyhandicapés lourds qui me permettra de dicter à la machine mon texte ? Je pense à la mort aussi. Beaucoup. Y aura-t-il du monde à mes obsèques ? France 3 offrira-t-elle une couronne (après discussion au Comité d’Entreprise afin de savoir si, en tant que personnel extérieur à la chaîne, j’y ai droit) ? Mes amis seront-ils là ? Mes ex (la SNCF aura affrété un TGV spécial) seront-elles tristes ou bien satisfaites de ma misérable fin ? Les représentants de Kawasaki auront-ils eu la décence d’envoyer quelqu’un pour suivre le cortège ?

Alors que ces questions se bousculent dans ma tête, je sens le moteur se couper. Nous sommes arrivés sur le petit port de Martigues. Christophe descend le premier et entreprend ensuite de décrocher un par un les doigts incrustés dans sa machine. “Ça va ? T’es tout blanc ? Pourtant, j’ai fait gaffe à pas aller trop vite comme je te connais pas…“ Le pire a été de penser à ce moment-là… au retour. Maintenant qu’il me “connait“, va-t-il tenter de franchir le mur du son ?

Je repars jeudi à Berres-les-Alpes un petit village au dessus de Nice et je suis bien décidé à retrouver l’ambiance de tournage de Cucuron. Bien sûr, j’ai préparé mon passage mais je me laisserai guider par mon feeling et peut-être alors, qu’une étincelle mettra le feu aux poudre. Une chose est sûre : j’y vais en voiture de location.

Mon édito de la semaine sur le plan de rigueur (qui n’en est pas un)


Publié par jeff le 31 août 2011 / Aucun Commentaire
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Pour News Of Marseille. Edito du 31 août 2011.

“Après mon édito de la semaine dernière qui en a contenté certains et irrité d’autres (preuve qu’il a fait mouche), j’étais décidé à ce que mon prochain éditorial soit éthéré et primesautier. Je le voulais aussi léger qu’une bulle de champagne, aussi aérien qu’une effluve de parfum féminin, aussi volatile que le CAC 40 ; en quelques mots, je voulais mettre tout le monde d’accord, ce qui, à Marseille, relève de la gageure et qui est presque aussi difficile que de gravir l’Himalaya en espadrilles.

Et puis… François Fillon a parlé et il a annoncé pour la France et les Français des temps difficiles. « Il faut combler le déficit » qu’il a dit de son ton morne, qui n’est pas sans me rappeler la voix guillerette qu’avait le directeur de Sup de Co quand il m’a convoqué pour me signifier mon passage en conseil de discipline. Notre Premier ministre au regard de panda en captivité nous a annoncé du sang et des larmes mais « le bout du tunnel pour bientôt ».

A mon avis, depuis le temps qu’on est dans le tunnel et vu le chemin qu’il reste encore à parcourir, on sera devenu nyctalope avant d’en être sorti. Vaudrait mieux s’habituer à l’obscurité car vu l’état de nos finances, la « grande lumière » n’est pas pour bientôt.

Parmi la longue liste des ceintures à serrer, Pandi Panda a annoncé la hausse du tabac, de l’alcool… et une taxe sur les sodas. Etant patriote et souhaitant soutenir l’effort de mon pays pour garder sa note de AAA (qui n’a rien à voir avec la qualité de nos andouillettes), j’ai décidé 3 choses : me mettre à fumer, boire énormément d’alcool et doubler ma dose de soda quotidien. Tous avec moi ! A bas les non-fumeurs : anti-français ! Sus aux non alcooliques !!! Honte à vous ! Quant aux buveurs de lait et d’eau, vous ne méritez que mon profond mépris. Si on doit compter sur votre sens civique pour s’en sortir, on n’a pas fini de creuser notre tunnel. Que dis-je : un puits que ça va être avec des collabos tels que vous !

Si vous croyez que ça m’amuse de cloper, moi qui n’ai jamais réussi à avaler la fumée d’une cigarette, fût-elle en chocolat. Je tousse, je crache mes bronches et au rythme auquel je tourne (une cartouche par jour), c’est l’ablation d’un poumon avant la fin de l’année. Quant à l’alcool et les sodas, j’ai trouvé la solution : whisky/coca dès que j’ai soif (même quand j’ai pas soif). Je ne vous raconte pas l’état de la rédaction depuis que je suis ce régime draconien que j’ai baptisé « Sauvons la France ». Dukan peut aller se rhabiller avec son régime protéiné ! Le mien a des vertus patriotiques et à chaque verre que je m’envoie derrière mon bureau en grimaçant à chaque lampée, je pense à la France de Blum, de de Gaulle et de Michel Platini que je contribue ainsi à sauver. Il y a de la fierté à lever le coude en pensant à tous nos héros morts pour la défense de nos libertés et qui se sont battus pour que cette nation continue à tracer son sillon dans une terre libre et fertile.

Je ne suis pas seul dans ce combat, ni même le premier. Je sais que depuis des années, Jean-Louis Borloo et Johnny Hallyday font la promotion de ce régime patriotique et je suis fier de les rejoindre aujourd’hui dans leur combat pour sauver la France. Si seulement Serge Gainsbourg était encore là… c’est une croissance à deux chiffres que nous aurions !

Je vous laisse réfléchir à tout ça et j’espère que bientôt nous serons des milliers, des millions à aider la France à s’en sortir. Une France sans poumons ni foie mais une France qui aura retrouvé fière allure et qui pourra se remettre à courir (avec un déambulateur et sous assistance respiratoire).

Je dois vous laisser, je reçois à l’instant une palette de Johnny Walker et de Marlboro et il faut que je fasse de la place dans mon bureau.“

Tout le monde se marie !


Publié par jeff le 30 août 2011 / 16 Commentaires
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Vous êtes nombreux à m’envoyer des mails “en privé“ afin de me demander des nouvelles de l’idylle naissante à laquelle j’ai (involontairement) assisté durant mes congés. Et bien, je suis heureux de vous annoncer que : OUI, Anne-Laure a rencontré l’amour sous les traits d’un beau médecin d’hôpital de 33 ans. Depuis que nous sommes rentrés, je ne la vois plus et elle semble survoler le sol tel Jésus Christ marchant sur l’eau. Comme quoi, Internet réserve de belles surprises parfois !

Le plus beau est qu’Anne-Laure n’est pas la seule de mes amies à avoir trouvé l’amour. Nombre d’entre elles ont décroché leur billet pour le paradis terrestre et, plus fort encore,  chaque fois grâce à Internet ! Les sites de rencontre semblent être les nouveaux thés dansant que fréquentaient jadis nos grands parents. Avant, c’était : “accepteriez-vous de m’accorder cette danse, Mademoiselle ?“ et on ramait pendant 8 mois avant d’avoir un bisou sur la joue alors que maintenant, ce serait plutôt : “kikou ! J’ai vu ta fiche et je te kiffe grave ! J’ai rentré tous mes critères de sélection et je suis tombée sur toi, rocco_69 : 182 cm pour 71 kilos aimant Steven Seagal, Marc Lévy et les chats. J’étais trop mdr quand g vu ton mail. Si tu veux on pourrait prendre un verre ensemble et puis niquer ensuite ? T’es ok ? Je te laisse mon 06 et tu me SMS ?“ Je sais, j’exagère… L’amertume sans doute !

Je repars sur les routes avec France 3


Publié par jeff le 29 août 2011 / Aucun Commentaire
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Je serai toujours chroniqueur sur France 3 Méditerranée à la rentrée mais pas dans la même émission que l’an passé et pour cause : elle n’existe plus. Vous n’avez pas remarqué ? Chaque émission dans laquelle je figure est supprimée. Serais-je la cause de ce génocide télévisuel ? La question se pose mais je suis bien content que le directeur des programmes ne se la soit pas posée. Il m’a proposé de faire un petit passage, une fois par semaine, dans la nouvelle émission qui remplace celle présentée l’an passé par, feu Laurent Boyer, qui n’est plus vraiment réglé sur Fréquence Star mais plutôt sur Fréquence Ringard. Ils m’ont programmé le mercredi à 13h00 car c’est “le jour des enfants et des jeunes et tu corresponds mieux à cette cible de public“. Comprenez que le reste de la semaine, l’émission ciblera les “seniors“.

Ma mission ? Le directeur des programmes m’a donné carte blanche pour faire de ma rubrique ce dont j’ai envie et cela a émoustillé ma créativité. Cet homme-là m’a compris : si l’on veut tirer le meilleur de moi-même, il ne faut pas trop me mettre de barrières. Le concept de l’émission est simple : chaque semaine, elle sera présentée d’un bistrot de village de la région avec des invités divers et variés. Et moi ? Je pars quelques jours avant avec une équipe légère et je fais un sujet sur le village en question avec le ton qui est le mien : impertinent et décalé.

Premier village où j’ai tourné : Cucuron. Trou paumé dans le Lubéron. Je bosse à fond un concept chiadé, aux petits oignons, je cale des rendez-vous, j’écris mes intros afin d’être fin prêt et de bien “positionner“ ce que je souhaite faire de mon temps d’antenne. Arrivé à Cucuron, patatra : tout tombe à l’eau (c’est le cas de le dire). Il pleut des trombes et une tempête s’abat sur le village : plus de courant, l’eau est coupée par la mairie et tout le village semble en panne.

L’équipe technique m’explique qu’il est absolument impossible de tourner quoique ce soit dans ces conditions et qu’il faut faire demi-tour. Il est vrai que les conditions météorologiques sont plus propices à la chasse aux escargots qu’au tournage d’une émission de TV. Je vois tout mon plan de tournage foutu en l’air (je n’avais prévu que des extérieurs… en plein été, cela me paraissait logique) mais je décide d’improviser. Première étape : convaincre mon équipe qu’on peut faire quelque chose et se jouer des éléments, voire, en faire le sujet principal. Deuxième étape : trouver des gens à interroger et un lieu au sec pour tourner.

C’est alors que j’avise un panneau routier dont la pluie battante rend la lecture difficile : “Maison de retraite“. Je laisse mon équipe dans le véhicule et cours sous la pluie pour m’abriter dans cette maison de retraite. Sitôt rentré à l’intérieur, c’est le choc. Dans la pénombre (il n’y avait pas d’électricité, je vous le rappelle), j’aperçois une rangée de fauteuils roulants tous équipés de leurs seniors qui stationnent dans le hall. Je passerai sur l’odeur qui régnait dans le vestibule pour ne dire qu’une chose : la Faucheuse n’était pas loin.

Je demande alors à un homme qui semble travailler dans l’établissement (je l’ai supposé car il tenait debout sans déambulateur) s’il serait possible d’interviewer la plus ancienne de leur pensionnaire pour un reportage télévisé. Le grand dadais me répond qu’il faut demander l’autorisation à la directrice, ce que je fis aussitôt usant de mon bagou et de mon charme pour étourdir celle qui se demandait ce que 4 hommes chargés de matériel de prise de vue faisait dans son mouroir.

Après la maison de retraite où j’ai interviewé une femme de 92 ans (!) qui avait été à l’école avec Charlemagne, je suis allé interroger le maire du village, ce qui fut un grand moment de second degré. Mais il me fallait faire une introduction à mon sujet…

Je proposais alors de la faire devant le bassin du village qu’ils appellent “l’étang“ et qui fait la taille d’un bassin olympique rempli d’eau glacé provenant des nombreuses sources qui courent sous le sol de la région. Là, un de mes techniciens (Franco) me propose de me mettre dans le bassin mais un autochtone lui explique rapidement qu’il y a 3 mètres de profondeur et que cela ne sera pas possible… sauf à un endroit où une poutre de 30 cm d’épaisseur traverse la largeur du bassin. Tous se mettent à me convaincre de me placer debout sur la poutre le pantalon relevé. Puis, sans pantalon, puis torse nu, puis en maillot de bain (que le même autochtone, amusé par la situation, accepte de nous prêter). L’eau est à 13°, il pleut, il y a des éclairs et je suis sous un parapluie dans un bassin creusé sur la place du village. Les rares touristes étrangers ralentissent et prennent des photos derrière les vitres de leurs voitures, intrigués par cet homme velu au milieu d’un bassin d’eau glacé alors que les éléments se déchainent au-dessus de sa tête. Grand moment de solitude.

Le résultat vous plaira je l’espère car j’ai bousillé une paire de chaussures et chopé une angine pour faire sourire les “jeunes qui regarderont France 3 le mercredi à 13h00“ !

Ne vous lavez plus les mains dans le TGV !


Publié par jeff le 28 août 2011 / 1 Commentaire
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Je ne peux résister au désir de vous raconter ce qui m’est arrivé dans un TGV me ramenant du Centre de la France. A ce propos, je ne savais pas que la France avait un centre, avec des gens qui habitent dedans et même qu’ils sont gentils et qu’ils vous disent bonjour alors que vous ne les connaissez pas ! Une bizarrerie due sans doute à la consanguinité  très répandue dans ces régions reculées de notre belle nation. Bref, cet article n’est pas destiné à faire l’éloge de la consanguinité mais pour vous parler des petits tracas que la vie quotidienne nous réserve parfois.

Alors que j’étais tranquillement assis dans un fauteuil de 2e Classe (la crise financière a fait passer la valeur de mon PEA à un niveau aussi ridicule que le PNB du Burkina Fasso et je n’ai plus les moyens dispendieux qu’un récent passé m’autorisait), je fus pris d’une irrépressible envie de soulager une vessie mise à rude épreuve par l’absorption d’une forte quantité de sodas et de jus de fruit Tropicana. Après avoir rendu une liberté bien légitime au fluide corporel en excédent dans mon organisme, je décidais de laver mes mains afin de faire partie des 25% de mâles se les nettoyant après être allés aux toilettes. Il y a des minorités dont je suis heureux et fier de faire partie.

Je fus en joie de constater que, pour une fois, le bac contenant le liquide crémeux aux vertus hygiéniques était plein. J’étais en veine et je n’hésitais pas à presser le bouton libérant le savon sur mes petites menottes. Je me caressais les mains et regardais le liquide se transformer comme par magie en mousse blanche abondante. C’était délicieux et pendant un moment, je n’ai plus eu le sentiment d’être enfermé dans les toilettes crasseuses d’un train de seconde classe mais de baigner dans l’atmosphère zen d’un Spa (j’ai beaucoup d’imagination). C’est alors que le drame arriva. Alors que je décidais de mettre fin à l’état quasi orgasmique dans lequel cette ablution m’avait placé, je fus fort marri de constater… qu’il n’y avait pas d’eau.

La descente fut brutale. Je passais frénétiquement mes mains devant la cellule commandant le flux d’arrivée d’eau mais rien ne s’en échappa. Pas même une goutte. “Peau de zob“ comme on dit dans les milieux littéraires que je fréquente (je rappelle aux étrangers lisant ce blog que Marseille n’est pas le Café de Flore). Je commençais à sentir sourdre une angoisse en moi. Je regardais mes mains recouvertes de mousse blanche : on aurait dit que j’avais enfilé des moufles. Après ce coup de chaud qui a fait perler sur mon large front de fines gouttelettes de sueur, je commençais à maudir intérieurement (puis à voix basse), la SNCF. Je tairai volontairement ce monologue car je sais que des enfants lisent ce blog et je ne voudrais pas contribuer à la diffusion de gros mots qu’ils ont largement le temps d’apprendre à la maternelle.

Je m’essuyais donc les mains avec du papier hygiénique en continuant de maugréer (à voix haute) contre la société des chemins de fer qui me plaçait dans un embarras poisseux.

J’ai passé le reste du trajet, les mains en l’air tel un Playmobil. Je n’osais rien toucher et j’ai vite abandonné l’idée de lire le Monde quand je me suis retrouvé avec les pages 2, 3, 4, 5, 6 amalgamées dans ma main gauche ; la main droite froissant le reste du quotidien. La mousse blanche était désormais grisée par l’encre du journal mais je n’en avais cure. Plus rien ne comptait désormais et j’essayais d’oublier la sensation HORRIBLE d’avoir des mains collantes et moites en concentrant mon esprit sur le bonheur que cela allait être de les passer sous un robinet d’eau claire…

Une après-midi de star


Publié par jeff le 15 août 2011 / Aucun Commentaire
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Dimanche, afin de reprendre contact avec la “vie réelle“ et la maigre communauté de mes amis (j’aime bien faire pitié. J’attends vos nombreux commentaires pour me dire “mais non Jeff, t’es pas tout seul, nous on t’aime“), je suis allé déjeuner chez mon amie Christine dans sa propriété de milliardaire qu’elle a fait construire grâce à la générosité de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie des Bouches-du-Rhône (elle est infirmière libérale). Nous avons diné d’un barbecue composé de braises issues de sarments de vigne qui jouxte son complexe immobilier (au delà de 900 mètres carrés habitables, on peut parler de complexe immobilier, non ?) et puis nous nous sommes affalés dans ses confortables canapés en peau de bébés phoque qu’elle importe via l’Azerbaïdjan pour contourner l’interdiction de chasse qui touche ce petit animal sans défense mais délicieusement confortable.

J’ai pris possession de la télécommande et j’ai commencé à zapper les différentes chaînes composant son bouquet satellite. Imaginez la scène : 2 couch potatoes comme disent les ricains qui sont les spécialistes de la discipline (traduisez par “patates de canapé“) dans une attitude postprandiale, les yeux mi-clos balayant d’un regard paresseux le gigantesque écran qui trône dans son salon aussi grand qu’un hall d’exposition. Soudain, alors que je transit sur la chaîne TV Breitz, nous voyons mon visage envahir l’écran. Nos yeux s’écarquillent et nous nous mettons à hurler ensemble “mais c’est toi/moi !!!“ (je laisse à votre sagacité le soin d’attribuer à chacun des personnages de cette scène O combien décrite avec talent, les répliques correspondantes). Et oui… TV Breitz, filiale de TF1, recycle leurs vieilles séries et c’est l’épisode de “Diane Femme Flic“ avec moi-même qui était diffusé ce jour là. Un rôle poignant et émouvant dans lequel j’avais mis tout mon immense talent et dont je vous invite à voir un extrait ici-même.

On a rigolé comme des bossus devant mes répliques minables et vu l’intrigue – aussi famélique qu’une salade macrobiotique – nous avons continué notre tour d’horizon des chaînes françaises et étrangères…

Cela fait drôle de se voir à l’écran sur une chaîne nationale quand on ne s’y attend pas et j’ai essayé d’imaginer ce que cela devait être pour les “grands“ de s’entendre à la radio ou de se voir passer à la TV. Pas sûr qu’ils soient aussi excités que nous l’étions ce jour là. On doit s’habituer à la notoriété et c’est bien dommage car qu’est-ce que c’est bon !

Adieu petit paradis


Publié par jeff le 13 août 2011 / 4 Commentaires
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Ça y est, nous avons quitté notre lieu de villégiature avec tristesse. C’est bien la première fois que je roule sur le chemin du retour avec l’angoisse  de la reprise. Pourtant l’ambiance est joyeuse dans l’habitacle. Mes enfants me commandent les chansons qu’ils veulent écouter et je leur passe, me transformant en juke box.

Par chance, si je n’ai pas pu sauver l’oreille musicale de ma fille qui se gave de Lady Gaga et de daubes produites par des américains, j’ai réussi à imposer mes goûts à mon fils : AC/DC à fond, je l’entends sur la banquette arrière essayant de chanter les paroles en anglais en mimant la guitare avec son bras. Anne-Laure et moi nous retenons de ne pas éclater de rire quand il braille de sa voix éraillée : “amon i way too elle !“. Ensuite, c’est “ABC“ de Michael Jackson (il me l’a demandé 8 fois et j’en suis venu à haïr cette chanson) et là encore, il nous a fait mordre nos lèvres intérieures tellement c’était drôle.

Soudain, je passe sur la radio et je tombe sur une vieille chanson de Michel Delpech que j’ADORAIS étant petit : “Le Loire et Cher“. Cela me rappelle les vacances à l’Ile de Ré avec ma famille quand nous partions à 6 dans la R16 TX de mon père pour prendre le bac (il n’y avait pas encore de pont). Nous attendions des heures au soleil notre tour d’embarquer pour traverser le bras de mer nous séparant des marais salants, des pistes cyclables, du soleil et de la mer dans laquelle nous allions bientôt plonger. Mes enfants ne m’ont pas reconnu quand j’ai poussé le son à fond et que je me suis mis à chanter les paroles. Je n’avais pas entendu cette chanson depuis des années et je leur ai fait reprendre le refrain à tue tête “ils me disent, ils me disent…“ . Anne-Laure, qui est d’une autre génération que la mienne m’a demandé si Michel Delpech avait un lien avec Depeche Mode…

Bref, le retour fut joyeux malgré tout, grâce à la présence sonore de ma progéniture. Anne-Laure, a passé environ 214 SMS à son amoureux virtuel qu’elle rencontre le soir même !!!! Nous avons beaucoup échangé sur la tenue vestimentaire appropriée pour l’occasion : pantalon ? Jupe ? Porte-jaretelles (ce fut ma proposition) ? Survêtement (ce fut la proposition de mon fils) ? Talons ou chaussures plates sachant qu’Anne- Laure fait déjà 1,74 cm ? Bref, tout ce qui fait l’essentiel et bien souvent le succès d’un premier rendez-vous.

Réponse ce soir. Nous avons croisé les doigts quand nous l’avons regardée s’éloigner pour regagner son domicile. Nous avions le cœur gros mais empli d’espoir. Lisa m’a demandé : “tu crois que ça va marcher ?“ et je lui ai répondu “tu as fait ton cahier de vacances ce matin ?“ Il y a des questions auxquelles je préfère ne pas répondre…

Un petit coup de nostalgie


Publié par jeff le 12 août 2011 / 14 Commentaires
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Cette photo me file le bourdon en même temps qu’elle crayonne un sourire sur mon visage. Je regarde mes enfants s’amuser à la pétanque en jouant “comme les grands“ (avec comptage des pas entre le cochonnet et les boules, dispute sur celle qui semble la plus proche… il ne manque que le pastis et l’imitation sera parfaite), ou bien à faire du vélo dans le parc qui s’étale devant ma terrasse.

Que le temps passe vite me dis-je alors que je rédige ce texte à l’ombre de l’auvent formé par une claie de roseaux. Ce petit bonhomme qui braille “poussez-vous, je tire !“ a 8 ans et la princesse que l’on aperçoit de dos sur un vélo déjà trop petit pour elle, aura 12 ans le 4 septembre.

J’ai vécu 15 jours véritablement merveilleux avec eux, même si j’aurais bien aimé partager ces beaux instants avec quelqu’un. Il fut un temps, qui s’éloigne au plus les jours s’effilochent, où ces moments ne me touchaient guère alors que j’avais tout pour en profiter pleinement. J’étais atteint du mal des insatisfaits permanents, une maladie qui vous ronge intérieurement à petit feu. Je possédais tout ce qu’un homme normalement constitué peut souhaiter dans la vie : une compagne idéale, 2 enfants pleins de vie et de santé, un décor bucolique semblable à celui dans lequel je me trouve présentement… tout je vous dis ! Et pourtant l’ennui m’habitait et je ne cessais de penser à la reprise, à mon “travail“, à mes responsabilités qui étaient (je le croyais naïvement) très importantes.

Quel sombre idiot j’ai pu être ! Que de temps et de moments perdus ! C’est tout cela qui remonte à la surface quand je vois ces 2 merveilles vivre et grandir devant moi au soleil couchant du Languedoc alors que je sirote un verre de Coca Zéro pendant qu’Anne-Laure envoie le 78e texto de la journée à son amour virtuel.

J’essaye de lui “expliquer“ tout cela, elle qui n’a que 25 ans. Qu’elle s’immunise de cette maladie que j’ai attrapé et que, toujours, elle sache cueillir les petits joies qui fleurissent notre quotidien. Elle y arrivera. Elle m’a vu arriver au Bénin en mars 2009 et elle connait le prix à payer lorsqu’on oublie l’essentiel. A trop courir après le bonheur, on en oublie souvent d’être heureux.

Les années m’auront appris cela : à méditer sur l’importance des petites choses et l’extrême fragilité de ce que l’on nomme “bonheur“. Je ne veux plus passer à côté de ces joies microscopiques qui m’entourent et c’est pour cela que je croque des yeux cette photo. Pour me rassasier et combler une faim qui prend l’apparence d’un manque. D’une absence.

A la découverte du Taï Chi


Publié par jeff le 11 août 2011 / Aucun Commentaire
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Ça y est, j’ai franchi le pas et je me suis inscrit au cours de Taï Chi, sorte de sport de combat qui ressemblerait plus à du yoga en fait mais je vais vous expliquer…

Le rendez-vous a lieu au Spa et je me retrouve avec un tas de cinquantenaires (voire plus) dont la femme touriste qu’on a failli perdre d’une rupture d’anévrisme pendant le cours de Step. Je suis intimidé car tous ont l’air d’être des habitués : ça sent bon le chanvre, la Birkenstock et le macramé. Notre prof arrive (la femme de David, qui dirige le centre de soins et qui, accessoirement, incite ses clients à la consommation de pruneaux) : brune, le cheveu en bataille, les yeux globuleux noisettes (bio), elle porte une combinaison en coton égyptien ample.

Elle nous regarde fixement puis s’adresse à nous à voix basse : “bien… On va y aller“. Un temps passe sans que personne n’ose parler ni bouger. Ce silence en impose et nous attendons qu’elle se meuve pour la suivre. Magalie semble concentrée et je me demande à quoi elle pense à cet instant précis. Elle a la tête d’une personne qui compte des moutons dans sa tête ou bien qui réfléchit à une question que lui aurait posée Julien Lepers dans “Questions pour un champion“, du genre “dans quelle ville coule le fleuve ?“ J’ai tout faux car elle brise le silence, son silence, d’un autre “bien… on va y aller“. Elle semble complètement à l’ouest mais nous la suivons comme des disciples calmes et paisibles à qui bientôt, on va confier les clefs du mystère de la vie. Putain ! Moi qui me cherche depuis si longtemps, je vais enfin découvrir le sens de “tout ça“ ! Et en plus c’est gratuit !

Nous arrivons dans un jardin où l’herbe est encore couverte de rosée matinale. Je guette les us et coutumes de mon groupe que je vois se déchausser le long d’un muret en pierres. Je m’exécute à mon tour puis je reviens vers Magalie, notre maître de Taï Chi. Un autre silence pesant s’instaure. Remarque numéro 1 : rien à voir avec le Step. C’est beaucoup plus calme comme sport.

Magalie nous demande avec autorité de former un cercle autour d’elle. Elle a les yeux baissés sur le sol et elle semble chercher un truc : un verre de contact ? Une boucle d’oreille ? Je ne sais pas mais elle a l’air vachement concentrée et je me surprends à, moi aussi, chercher un truc des yeux. Si je peux l’aider…

Nous sommes en cercle autour d’elle et je guette avec inquiétude un signe sur les visages de mes voisins et voisines. Je n’obtiens que des sourires illuminés qui ne font que pousser mon inquiétude d’un cran : vais-je m’en sortir ou bien serais-je ridicule ? Magalie regarde nos pieds avec précision… puis s’arrête sur moi. “Ouvre plus tes pieds vers l’extérieur. Il faut que tu ouvres ton corps vers le paysage. Le Taï Chi est un mouvement qui doit investir le paysage.“ Ça y est je suis largué à la première remarque ! Je dois investir dans le paysage ? Elle me parle d’immobilier ou quoi ? Si elle connaissait l’état de mes finances, elle comprendrait que je suis enchaîné au crédit de mon appartement jusqu’en 2021 ! Une fois “ouvert mes pieds“, elle me regarde dans les yeux sans ciller et me gratifie d’un “c’est bien… là, on est bien“. Ouf… Je suis soulagé ! Trop facile le Taï Chi ! Je regarde fièrement Anne-Laure en gonflant mes pectoraux tout en lui susurrant : “t’as vu ? Elle a dit que j’ouvrais bien mes pieds !“.

L’oracle reprend la parole et nous l’écoutons religieusement. “Plantez bien vos pieds dans la terre, enracinez-vous et laissez votre tête monter vers le ciel.Trouvez l’harmonie qui vous permettra de vous rapprocher de vous. Ecoutez… Et prenez connaissance de votre joie d’être“. Mon sourire et ma fierté éclatent comme deux bulles de savon. J’ai du louper un truc car je ne ressens pas ma “joie d’être“. Je vois les autres inspirer et expirer avec un grand sourire sur leur visage mais moi, nib. Que dalle. On dirait qu’ils inhalent des substances interdites alors que moi, je ne ressens rien. J’ai beau “écouter mon théâtre intérieur“, y’a pas grand monde et le théâtre fait relâche.

Elle nous a fait faire ensuite la position de la grue. Pas la grue de chantier, hein (je précise au cas où y’en auraient qui seraient vraiment cons). La grue, le volatile ! Je suis sur une jambe et je reste en équilibre pendant qu’elle fait le tour de chacun de nous afin de vérifier qu’on fait bien la grue. “Qu’est-ce que je fous là ?“ est la phrase qui tourne en boucle sur la platine disque de mon cerveau. J’entends sa voix qui s’approche de moi. “Bien… on est bien là… Vous faites très bien la grue. Vous avez déjà pratiqué le Taï Chi ?“. Je réponds non en secouant la tête ce qui a pour effet de me déséquilibrer. Merde ! J’ai niqué ma grue ! Elle me rassure en me posant la main sur l’épaule : “maîtrise ton centre de gravité et ton énergie. Tu dois percevoir le Chi dans ton corps“. Qu’est-ce qu’elle a voulu dire ? Est-ce un message pour me signifier que je dois aller aux toilettes ? Il est vrai que je n’ai pas pu résister au bol de pruneau que ma tendu David ce matin mais je pensais être capable de maitriser “mon Chi dans mon corps“ jusque après le cours… J’hésite à filer aux toilettes mais déjà nous changeons de position : le serpent. Je me re-concentre et m’imagine être un serpent. Croyez-moi : il faut beaucoup d’imagination pour se prendre pour un serpent quand on fait 1,77 m et qu’on est couvert de poils.

Magalie est au centre, toujours très concentrée, les yeux toujours plantés dans l’herbe. “Vous sentez la force de la nature ?Vous l’entendez nous parler ?“ “Ouais, ben parle plus fort alors car, moi, j’entends peau de zob et j’ai pourtant l’oreille absolue !“ ai-je envie de lui répondre. Le Taï Chi n’est pas pour moi, j’en ai la certitude lorsque nous finissons le cours en nous saluant mutuellement. “Chacun doit chercher le regard de la personne qui est en face de lui et le remercier d’un geste de la main. Vous devez sentir un échange énergétique avec elle, intérieur et extérieur“.

Putain, manque de bol : tous les yeux des gens qui sont en face de moi sont “pris“ par mes voisins. Je me retrouve tout seul… Y’a bien un monsieur qui me cherche du regard. Je le sens peser sur moi mais il ne m’inspire aucune confiance avec son tee-shirt trop court qui laisse apparaître un bide velu. Je n’ai aucune envie d’échanger mon “énergie“ avec lui. Je me concentre pour ne pas craquer et ne pas “tomber dans son regard“ dont je ne pourrais plus m’échapper. Je fixe le vide en face de moi. Je regarde un arbre en laissant le gros “échanger de l’énergie“ avec mon oreille droite. Ce cérémonial est interrompu par Magalie qui conclue la séance d’un : “bien…“ longue pause. “On était bien là…“

Aujourd’hui, cours de cuisine !


Publié par jeff le 08 août 2011 / Aucun Commentaire
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La magnifique tarte à la tomate que vous contemplez en vous pourléchant les babines est mon œuvre. Car oui, dans ce petit paradis terrestre, on nous propose des cours de cuisine qui se passe en extérieur, sous une tonnelle. C’est sous les ordres de Danièle une retraitée ancienne cuisinière de restaurant que nous réalisons tarte, tapenade ou encore cake au chèvre et tomates confites. Je me régale ! Que c’est amusant de couper une tomate ! Je partage ce cours avec des touristes hollandais qui copient tout ce que je fais vu qu’ils pigent que dalle à ce que leur explique la sympathique chef avec son chantant accent du midi. Le basilic vient du jardin potager (le domaine compte un impressionnant jardin ainsi qu’un herbier) et nous sommes rentrés chacun chez nous pour cuire notre tarte.

J’étais fier comme un Pape de montrer à mes enfants ce que j’avais réussi à produire de mes petites mains ! Anne-Laure aussi a participé à ce cours et nous avons demandé aux enfants d’élire “la meilleure tarte“, concours dont je suis sorti vainqueur grâce à la poignée de bonbons que je leurs avais promis s’ils votaient pour moi.

Anne-Laure passe son temps sur sa messagerie personnelle afin de correspondre avec le futur père de ses enfants. Elle ne l’a pas encore vu car elle l’a “rencontré“ sur Internet mais vu la longueur des messages qu’ils s’échangent, tout a l’air de rouler. Elle me demande parfois mon avis “de mec“ pour analyser une réponse ou corriger un texte avant de lui envoyer. Elle est inquiète car elle doit le rencontrer samedi, à notre retour sur Marseille… Elle a des photos, des tonnes d’infos sur ce qu’il fait dans la vie, ses désirs, ses attentes, son sport préféré, ses allergies, etc. mais rien ne remplace la rencontre et l’alchimie qui vient parfois… ou non. Je lui donne des conseils en or massif qui ne font qu’attiser l’intérêt du perdreau de l’année. “Non, n’envoie pas cette photo. Attends, je vais en prendre une de toi…. Ok, voilà… souris… pas trop sinon il va croire que t’es un peu conne. Voilà, comme ça… Défaits un bouton de ton chemisier… mouille tes lèvres… fais l’amour à l’objectif… Voilà, c’est bon, ça ! Maintenant, on ouvre Photoshop et on se met sérieusement au boulot !“.

Dans l’après-midi, nous avons eu un cours de step avec la gentille Mélodie, une prof de gym qui désespére car personne ne suit son cours. En effet, nous étions 3. Moi, Anne-Laure et une touriste française d’un certain âge. C’était une première pour moi, le step. J’ai toujours préféré le squash ou le badminton à monter et descendre des escaliers.

Mélodie insère un CD dans un gros appareil et une musique insupportable composée par un ordinateur jaillit des enceintes. Nous voilà partis pour suivre le rythme endiablé qu’impose notre coach. Très rapidement, nous perdons la touriste qui a du confondre avec le cours de couture. Elle devient très vite rouge, puis bleu. Je repère du coin de l’oeil le défibrillateur au cas où… Anne-Laure me faire rire car elle est devant moi et je me moque allègrement dès qu’elle fait un faux pas. Quant à moi, placé au fond de la classe, j’essaye de suivre Mélodie ce qui est loin d’être évident.

Après 45 minutes d’efforts intenses, nous obtenons notre récompense : un accès au Spa pour un jaccuzzi réparateur… Nous croisons David qui nous demande “alors ? Comment ça va aujourd’hui les amis ?… Un pruneau ?“

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