Le titre de cet article m’a été inspiré par une personne avec laquelle j’ai parlé ce matin et qui me disait : “tu as une belle vie, Jeff, tu devrais en être conscient et heureux. Te dire que c’est bien ce que tu fais“. Waou… Elle m’a mis une bonne claque dans la tronche parce que j’étais en train de lui expliquer que je me sentais un peu débordé et même oppressé par la charge de travail qui est la mienne en ce moment.
Le journal, les reportages pour France 3 (je pars à Avignon vendredi et je suis en montage lundi. Ensuite ce sera Nice etc.), l’écriture de mes chroniques qui me pompe une énergie incroyable, mes éditos pour News Of Marseille et ce film pour EDF que nous tournons mercredi 15 février à Nice… Bref, cela fait 2 jours que je me couche à 22h00 complètement flapi et que je me lève le matin le corps courbatu de fatigue tant morale que physique.
Mais c’est vrai que cette personne a raison : j’ai une chance incroyable de mener la vie que je mène, de rencontrer de nouvelles personnes chaque semaine et d’exercer un métier que je rêvais de faire quand j’étais enfant et que je fabriquais des micros et des caméras en Lego dans l’intimité de la chambre que je partageais avec mon frère ainé.
Je pense à mes amis qui exercent des métiers difficiles comme la viticulture qui ne vous laisse pas de quoi rêver et à peine de quoi vivre, et aux autres qui sont notaires, responsables marketing dans l’industrie, logisticiens, testeurs de déodorant dans la cosmétique, patrons d’agence de pub avec l’angoisse des seuils de rentabilité à atteindre sous peine de dépôt de bilan… Et moi ? Mon boulot ? Ecrire à mon bureau ou sur mon canapé en écoutant Michael Jackson chanter “Wanna Be Startin’ Something“. Interviewer des personnalités du monde économique, politique ou artistique et faire le clown sur un plateau de télévision ou en tournage extérieur, tout frais payés.
Y’a pire, non ? J’ai décidé d’en prendre conscience et de remplacer le “je suis fatigué“ par “je suis content de ce que je fais“.












