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Archives / mai 2012

Bruno Gallisa dans ses œuvres


Publié par jeff le 31 mai 2012 / Aucun Commentaire
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Mardi, nous avons tourné un film pour un client de l’agence Artkom ; un spot EDF à Cannes avec mes compagnons Cyril Chauvin, Laurent Rossi et Bruno Gallisa. Cela fait 10 ans que je le connais et j’ai eu la chance de partager les planches du théâtre avec lui de nombreuses fois.

J’ADORE ce mec qui me fait mourir de rire et qui est toujours disponible. S’il est une qualité que les comédiens doivent posséder, il s’agit bien de la générosité et Bruno en a à revendre. Tourner avec lui, c’est l’ASSURANCE de vous marrer et de passer une merveilleuse journée où vous ne semblez pas travailler.

Regardez cette scène où il essaye de sortir son texte avec labeur… Je précise qu’il faisait une chaleur à mourir car nous nous trouvions face à 3 gros projecteurs qui nous cramaient la face.

Nous n’avons eu qu’un seul regret : l’absence de Stéphanie Paréja qui a été remplacée par une comédienne choisie par EDF. Stéphanie était naturellement drôle et pleine de vie et nous avions beaucoup ri lors de l’enregistrement du deuxième spot. Nous allons devoir nous habituer à son absence mais cela va rendre l’écriture plus difficile…


Bruno Gallisa dans ses œuvres par BrokenArmsCompany

Réintroduction de l’ours dans les Pyrénées


Publié par jeff le 26 mai 2012 / Aucun Commentaire
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Ma première télé couleur


Publié par jeff le 25 mai 2012 / 2 Commentaires
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Impressionnant, non ? Regardez bien la position des pieds solidement ancrés dans la terre, le regard décidé, le poing gauche serré et la main droite tenant fermement un Colt 6 coups en fer blanc avec pétards rechargeables. Le holster rouge positionné près des parties génitales indique une virilité exacerbée alors que le sous-pull vert à col roulé est la preuve que, très tôt, la mode et le style ne me laissaient pas indifférents.

En bleu derrière moi, mon frère trottine vers un des deux frères jumeaux Fouquet qui habitaient la même résidence que nous. J’étais copain avec leur petit frère Guillaume avec qui je jouais “à la guerre“ alors que les grands préféraient le foot.

Je me souviens que, déjà à cette époque dorée de mon enfance, je rêvais de faire de la télévision. Je fabriquais des micros et des caméras en Lego® devant lesquels je me “produisais“ en rêvant un jour de passer “dans le poste“.

Dans les années de mon enfance, il n’y avait que 2 chaînes et le téléviseur qui trônait dans notre salon était un meuble d’une taille monstrueuse qui diffusait une image en noir et blanc. Quand on l’éteignait en poussant un gros bouton qui ressemblait à un allume cigare, l’image s’estompait lentement, comme aspirée par la bonde d’un évier situé au centre de l’écran. Juste avant de retrouver sa belle couleur verte, l’écran affichait un ultime point lumineux qui ressemblait à une étoile se mourant, puis c’était le néant…

Je me souviendrai toute ma vie de la première télé-couleur que mon père avait achetée. C’était un samedi matin et je rentrais du collège Jules Ferry de Meudon. J’ai pénétré dans le hall de notre modeste appartement en jetant dans un coin le sac US ARMY kaki que nous avions tous à cette époque pour porter nos cahiers et nos livres scolaires et j’ai jeté machinalement un œil dans le salon afin de regarder l’image qui se trouvait sur l’écran de la télévision que mes parents étaient en train de regarder. Et ce fut le choc.

Un vrai choc ! J’ai VU la terre battue de Rolland Garros… en rouge ! Les plus jeunes qui lisent ce blog ne peuvent pas mesurer l’événement que cela représentait à l’époque : pour nous, la terre battue de Rolland Garros était de la même couleur que la pelouse du Parc des Princes ou le macadam du circuit du Castellet, à savoir gris clair.

Pensez donc à ma surprise et à ma joie de voir cette belle terre ocre que je n’avais jamais vu auparavant ! J’étais fasciné même si avec le recul, je me souviens que les couleurs bavaient et qu’un léger halo flou enveloppait les joueurs. Ce n’était pas les écrans LED ou Plasma d’aujourd’hui avec de la haute définition et de la 3D mais pour moi, c’était Noël en juin.

Je me demande si mes enfants auront encore l’occasion d’être aussi enchantés que j’ai pu l’être à l’époque par une innovation : ils grandissent avec les iPod, iPad, la 3D au cinéma mais j’espère sincèrement qu’ils vivront un jour la même joie que celle vécue par le petit cow boy sur la photo.

Il faut d’urgence une nouvelle loi sur le harcèlement


Publié par jeff le 24 mai 2012 / Aucun Commentaire
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J’ai interviewé Pavel Dimitriev


Publié par jeff le 23 mai 2012 / Aucun Commentaire
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J'ai interviewé un réalisateur russe par BrokenArmsCompany

Mon fils, ma bataille


Publié par jeff le 21 mai 2012 / 5 Commentaires
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Lorsque je promets une chose à mes enfants, je tiens toujours parole. J’accorde beaucoup d’importance à la parole donnée et j’essaye de les éduquer dans ce sens en leur transmettant le “code Carias“ qui indique, à l’alinéa 12 , qu’une promesse est une promesse et qu’il n’y a rien de pire que de ne pas la tenir.

Ce préambule pour vous expliquer que j’avais fait la promesse à mon fils qui partait en classe “verte“ lundi matin à 8h30 d’être présent pour le serrer dans mes bras avant que l’autocar ne l’emmène loin de moi durant une longue semaine. Mon planning de ce matin était pourtant serré comme une négociation sur l’augmentation du temps de travail avec des marins CGT de la SNCM. Après avoir embrassé mon fils, je devais filer à France 3 pour embarquer à 9h00 dans une voiture de la station devant m’emmener à Tarascon pour un tournage. Hélas, rien ne se passa comme prévu…

Quand le haut parleur de la cabine que je partageais avec 2 de mes camarades, cracha un message lu par un steward du ferry sur lequel j’avais généreusement réussi à dormir 3 heures, j’ai compris que le beau programme compressé dans un créneau si étroit, éclatait en mille morceaux. “Bonjour à tous, il est 7h15 et nous arriverons à 8h00 sur le port de Marseille, veuillez pensez à…“ 8h00 !!! Nous allions accoster avec une heure de retard à Marseille et ensuite, il me faudrait encore sortir du navire (j’étais garé en haut et donc, je devais attendre que tout le pont inférieur soit libéré… quand rien ne va…) puis circuler au milieu de tous ceux entrant à Marseille en voitures pour y travailler, le tout avec 3 bagages sur une moto, dont un placé sur le réservoir en équilibre, simplement retenu par mes avants bras. Ah oui, j’oubliais un détail : il pleuvait.

Mon fils m’appelle au téléphone inquiet de ne pas me voir et je dois alors lui expliquer que je ne serai peut-être pas là pour lui dire au revoir car je suis toujours bloqué derrière des cons d’autrichiens qui prennent un temps interminable pour enfiler leurs gants et monter sur leur Harley Davidson (enfin, je synthétise mon propos et l’édulcore un tant soit peu afin de ne pas effrayer mon enfant). Je reconnais dans sa voix, de la tristesse et de la rancœur envers ce papa qui n’a pas réussi à tenir sa promesse. Je raccroche en me mordant la lèvre inférieure ce qui indique chez moi un profond état de stress (ou alors la présence d’un aphte). Il faut que j’y arrive !

Après avoir salué mes compagnons à qui j’expliquais les urgences qu’il me fallait affronter, je m’expulsais du navire tel un boulet de canon. 8h15 à l’horloge de la moto et je ne peux pas avancer à plus de 20 km/h dans un flot de voitures débarquant du ferry pour se mêler à la pagaille quotidienne qu’offre notre jolie ville à des automobilistes dociles.

8h24, le bus part dans 6 minutes et je ne suis que sous le tunnel du Vieux Port ! Je repense à la voix de mon ami Nicolas qui, sur le bateau, me disait avant que je n’enclenche une première d’un coup de pied agressif “tu n’y arriveras pas alors, ne fonce pas et ne va pas te viander inutilement“. Comme s’il y avait une manière utile de se viander…

J’oblique à gauche pour m’enfoncer dans le tunnel à péage dont le prix augmente à une vitesse proportionnellement égale à la durée de sa traversée. Après avoir remonté une file de voiture à une allure proche de celle du son (j’ai même entendu un gros “bang“ sortant de mon pot d’échappement), je suis arrivé au péage. Je décide de ne pas m’acquitter du montant demandé afin de ne pas perdre de temps : mon portefeuille est inaccessible de toutes les façons et il est… 8h36. Je colle au cul d’une camionnette de livraison de fleurs et je franchis la barrière déclenchant une assourdissante alarme sonore. Une employée me hurle “et ben faut pas te gêner !“ dans un accent marseillais aussi distingué qu’une SDF réclamant une pièce à la sortie du métro pour se payer de quoi se réchauffer le gosier. Je la regarde sincèrement navré de ne pas avoir le temps de lui expliquer que je suis en mission d’une très grande urgence car mon fils attend un bisou de ma part.

Je continue ma route tout en fixant l’horloge de la moto qui sent l’huile chaude et la gomme. Le bus est sensé être déjà parti mais je tenterai ma chance jusqu’au bout. On est à Marseille et la ponctualité est un concept aussi abscons que la propreté ou le sens civique. Je ne suis plus qu’à 5 mn de son école… Je brûle tous les feux qui se dressent devant moi comme autant de rideaux de flammes que je traverse à la façon d’un cascadeur intrépide, faisant fi du code de la route et même de la déclaration des doits de l’homme et du citoyen, sur laquelle j’essuie les roues de mon engin mécanique en manquant d’écraser 1 ou 2 piétons qui ont eu la bête idée de vouloir traverser la rue.

J’arrive devant l’école à 8h46. Plus de bus… Je suis effondré mais cela ne dure pas longtemps… j’ai un flash. N’est-ce pas un autocar que j’ai croisé au carrefour il y a quelques secondes ? Un autocar blanc apparaît dans ma mémoire. Et si c’était LE car ? Demi-tour, re-crâmage de feu déclenchant un concert de klaxonnes énervés, couloir de bus… Si un hélicoptère de la police avait filmé la scène, j’étais bon pour le Guiness Book des Records, catégorie “les plus grands criminels de l’histoire du permis de conduire“.

Soudain, le car apparait dans mon champs de vision, au loin. Je passe la 5e et me porte sur sa gauche. J’avise des têtes de mioches qui me regardent faire de grands gestes, l’air effaré. Et si c’était un autre bus ? Avec d’autres mioches dedans ? Tant pis, au pire, je serais ridicule aux yeux de moutards de 8 ans. Mais non ! Une petite fille a l’air de reconnaître “le papa de Bastien“ ! Elle parle à d’autres enfants, ça s’agite dans ce #@!! de bus qui continue de rouler ! Je le dépasse, brûle (encore) un nouveau feu puis emprunte le trottoir pour me placer de l’autre côté du véhicule afin de scruter si mon fils y est assis… OUI ! Je vois sa tête ! Sa maîtresse, alertée par les cris des enfants, est venue lui dire que son papa était sur le trottoir, juché sur une moto fumante et chargé de 3 gros sacs. Il sourit.

Ce sourire… Ce sourire a été ma récompense… et bien plus. J’y ai vu de la joie mais aussi de la fierté : son père avait tenu sa promesse.

Il ne fait pas bon être milliardaire de nos jours…


Publié par jeff le 21 mai 2012 / 2 Commentaires
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J'ai rencontré un milliardaire malheureux par BrokenArmsCompany

From Corsica with Love !


Publié par jeff le 19 mai 2012 / Aucun Commentaire
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Je vous écris de Corse où j’entame le troisième jour de moto dans les MERVEILLEUX paysages de cette île qui est, sans doute, une des plus belles au monde. 6 heures de moto par jour, sur des routes incroyables, qui vous font passer, en l’espace d’une heure, d’un paysage à un autre. Tout irait pour le mieux s’il n’y avait pas eu à déplorer un accident dès le premier jour : une chute dans un virage. La moto a roulé sur des graviers et a dérapé : 6 points de suture au genou pour l’un, un pied bien abîmé occasionnant 3 semaines d’ITT pour sa passagère qui s’est retrouvée coincée sous le poids du véhicule. Les routes sont merveilleuses mais peuvent être dangereuses car pas toujours entretenues. Heureusement, nous avons un médecin dans le groupe et il a pu apporter les premiers soins aux blessés. Etant gynéco, il a demandé par réflexe à Sandra de se déshabiller mais tout est rentré très vite dans l’ordre et ils se font dorloter à l’hôtel pendant que nous bouffons du goudron.

Nous avons pris la route d’un col qui était fermé à la circulation et c’était magnifique mais risqué en raison des éboulements qui parsemaient le macadam. Cela valait néanmoins le coup… on a croisé des chèvres, des cochons sauvages, des vaches qui s’étaient appropriés la route en l’absence de véhicules et je dois dire qu’un court instant, on se serait cru au Paradis quand on contemplait la mer sur notre droite et la neige qui couvrait des rochers à gauche…

Sinon, le programme est toujours le même : moto, restaurants dans des endroits magiques où seules les motos peuvent passer puis balade et retour sur Calvi où je prends systématiquement un bain chaud pour essayer de combattre mes courbatures. Ensuite, nous sortons pour dîner dans des endroits où les rires se disputent aux nombreux plats qui s’entassent sur les tables au beau milieu des cadavres de Patrimonio que nous éclusons afin d’alimenter notre bonne humeur.

Ce matin, arrêt charcuterie Corse (AOC, je ne suis pas fou) puis nous allons affronter le désert des Agriates… Nous ne serons plus que 3 car le reste du groupe a abandonné, vaincu par la fatigue accumulée lors des centaines de kilomètres avalés durant les dernières 48 heures. Je filme tout et je montrerai ça la semaine prochaine…

Pourquoi y-a-t-il tant de vieux à Cannes ? La réponse


Publié par jeff le 17 mai 2012 / Aucun Commentaire
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Y-a-t-il trop de vieux à Cannes ? La réponse. par BrokenArmsCompany

Un cadeau mystérieux


Publié par jeff le 15 mai 2012 / 12 Commentaires
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Aujourd’hui, j’ai reçu à mon domicile un étrange colis que je n’attendais pas et pour cause, c’était un cadeau. Le problème est qu’il ne contenait aucune mention de son expéditeur alors je cherche depuis ce midi qui a bien pu m’envoyer ce mystérieux présent. Pourquoi CE livre et CE film “Sans laisser de trace » ? Faut-il y voir un message codé qui me ferait découvrir le nom de mon mécène ? Je gamberge tellement que je me suis dit que peut-être, il ou elle serait un lecteur ou une lectrice de ce blog et j’ai décidé de vous en parler afin qu’il ou elle se démasque.

D’ordinaire, je ne suis jamais chez moi entre midi et deux mais allez savoir pourquoi, j’ai décidé de prendre mon repas à domicile afin d’éviter les steaks hachés de la cantine de France 3 qui sont aussi souples qu’un CRS chargé de réprimer une manifestation de paysans.

“Un secret“ ? Cela veut dire que l’on veut me dire un secret ? Ou bien cela concernerait un secret honteux que je n’aurais dit à personne et dont mon “bienfaiteur“, par un étrange concours de circonstance, aurait eu connaissance ? Un secret tel que cela pourrait mettre à mal une carrière brillante frôlant le firmament télévisuel ? Mis à part mon plus grand secret (que je vous demande de n’ébruiter à personne, je peux vous faire confiance ?) qui est de décrocher, parfois, mon téléphone alors que je me trouve aux cabinets, je ne vois rien de honteux dans mon comportement. Peut-être que la solution de cette énigme se trouve dans le titre du DVD que l’inconnu(e) m’a envoyé ? “Sans laisser de trace“ ? Il y aurait un lien évident qui pourrait se faire avec le secret que je viens de vous révéler mais je n’y crois guère. La vérité est ailleurs comme dirait l’agent Scully.

J’ai mal à la tête ! Qui donc m’a envoyé ces 2 objets culturels sans se signaler ? Pourquoi ? Est-ce une menace ? Une pression insupportable que l’on cherche à exercer sur moi pour me faire craquer ? Ou bien peut-être est-ce une erreur de la Fnac.com qui s’est plantée de destinataire ? Ou bien tout simplement, un livre et un film que mon généreux donateur veut porter à ma connaissance ?

Je vous laisse, je vais commencer mon livre : peut-être que la solution de ce logogriphe se trouve entre les lignes de ce roman ?

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