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Archives / août 2012

Frères Bogdanov : jusqu’où iront-ils ?


Publié par jeff le 27 août 2012 / 2 Commentaires
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Un grain de bonheur


Publié par jeff le 25 août 2012 / 3 Commentaires
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Je viens de passer 2 jours dans les Cévennes, répondant en cela à l’invitation d’une maquilleuse de France 3 qui souhaitait à cette occasion me faire rencontrer un de ses amis réalisateur pour la télévision. Le but de cette rencontre était de vérifier que nous pouvions raisonnablement fusionner nos talents en vu de l’écriture d’un long métrage pour le cinéma. Il s’est avéré que oui. L’homme que j’ai rencontré a des idées, une certaine expertise de la mise en scène et il est sympathique, ce qui représente un bonus intéressant lorsqu’on se prépare à collaborer avec une personne pendant des mois.

Mais l’homme dont je voudrais vous parler est celui qui figure sur cette photo : Lionel, un musicien/compositeur de son état, qui est venu avec ses enfants passer quelques jours chez Anne.

Je ne crois pas au bonheur en tant qu’état stationnaire, que l’on atteindrait avec plus ou moins de chance après des années de quête harassante ou au prix d’un travail d’introspection remplissant aussi vite le portefeuille de votre psychiatre que vidant le vôtre. Je ne participe pas à cette supercherie du bonheur “total“ que les publicitaires essayent de nous vendre à longueur de journées dans des messages lénifiant nous expliquant que posséder telle voiture rendrait “heureux“ ou bien que s’asperger avec un déodorant Axe nous permettrait de mettre n’importe quelle femme dans son lit. Non, je laisse ces images et ces croyances aux plus crédules d’entre nous (qui sont souvent les plus jeunes).

Le bonheur n’est pas une plage sur laquelle on pose sa serviette après l’avoir cherchée des heures durant sous un soleil implacable mais plutôt un grain de sable que l’on trouve un peu par hasard et que l’on peut conserver dans son cœur comme dans un bocal.

Ils sont rares ces grains de sable. Ils sont précieux et leur découverte nous place dans un état d’alacrité que même une émission de TF1 n’arrive pas à égaler.

J’en ai trouvé un dans les Cévennes grâce à Lionel, surprenant marchand de sable en bermuda et Marcel d’un gris douteux. Alors que je lui demandais de bien vouloir me jouer un morceau, il s’est d’abord confondu en excuses, trouvant mille prétextes pour ne pas poser ses mains sur le clavier qu’il avait sorti de sa camionnette pour que ses enfants en jouent. Et puis… il a commencé timidement à appuyer sur les touches de son piano et là, il s’est laissé pénétrer et emporter par la musique qui s’en échappait. Par SA musique, qu’il avait composé lui-même. Il s’est mis à chanter (en anglais) un morceau de blues d’une voix légèrement cassée et s’est accompagné d’un harmonica qu’il tenait d’une main.

Nous étions tous les 2, ses enfants jouaient au loin et Anne, la maitresse de maison, était partie ramasser des légumes dans son jardin potager. Seuls au monde dans ce petit coin de paradis des Cévennes où les arbres se comptent à perte de vue et où aucune route goudronnée ne mène, j’ai vécu un moment de pure félicité. Etre en pleine nature et assister à un concert privé donné par un pianiste et compositeur qui a accompagné Ray Charles et Quincy Jones est un souvenir que je garderai longtemps en moi.

Pendant 1 heure, j’ai ramassé les petits grains de sable de bonheur que Lionel laissait échapper de son piano et je les ai entassés bien au fond de mon bocal.

USA : certains se préparent déjà à la sortie de Batman 15


Publié par jeff le 21 août 2012 / 1 Commentaire
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Retour en fanfare


Publié par jeff le 20 août 2012 / 2 Commentaires
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Le meilleur moyen d’oublier les bons moments passés en vacances, c’est de se remettre au boulot. Durant mes congés, j’ai appris que j’avais été choisi pour animer un événement pour les huiles de la ville de Marseille en vu de Marseille Capitale Européenne de la Culture en 2013. Je dois animer une matinée de travail et surtout préparer un sketch d’une dizaine de minutes sur le thème de la culture à Marseille (!).

Cela fait des années que je ne me suis pas produit seul sur une scène et j’angoisse un max. La dernière expérience avait été tellement traumatisante que je n’ai jamais voulu réitérer l’exercice que je considère comme le plus dur qui soit. J’ai toujours nourri beaucoup d’admiration pour les humoristes adeptes du one-man ou one-woman show. Même quand les textes ne sont pas très drôles ou que le comédien ou la comédienne ne sont pas très performants, je suis toujours béat d’admiration pour le courage (ou l’inconscience, pour certains) qu’il faut pour monter sur une scène afin de raconter des histoires plus ou moins personnelles. Il faut être malade pour accomplir une chose pareille, non ?

Lorsqu’on m’a demandé, entre 2 portes, si je serais intéressé pour le faire, j’ai répondu oui en pensant que ma candidature ne serait pas retenue. Et puis, non, elle a été retenue et j’ai 3 semaines pour écrire quelque chose de drôle et SURTOUT me préparer à l’exercice d’être seul sur la scène du Silo où se sont produits Gad Elmaleh et George Michael récemment…

Rédiger un texte humoristique n’est pas une épreuve en soi qui me terrifie. France 3 m’a appris cela en m’astreignant à écrire et tourner 4 sujets par semaine et rédiger des centaines de portraits d’invités depuis 3 ans. Si certains sujets ou des portraits ont été plus réussis que d’autres, je crois pouvoir dire que je n’ai pas failli à ma mission et que donc, je devrais pouvoir atteindre celle-ci, mais Dieu que c’est effrayant ! Je vous dirai ce que ça m’a fait quand je sortirai de scène (sur une civière).

Dimanche 19 août : fin du Ramadan


Publié par jeff le 19 août 2012 / Aucun Commentaire
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Retour de Thaïlande…


Publié par jeff le 19 août 2012 / Aucun Commentaire
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Ça y est, je viens de refermer pour un temps ma parenthèse “voyage“ et je m’apprête à ré-attaquer sur les chapeaux de roue un mois de septembre qui s’annonce aussi chaud qu’une soirée avec Zahia.

Je viens de débarquer du 3e avion de mon périple retour (Phuket/Bangkok, Bangkok/Francfort, Francfort/Marseille) il y a à peine quelques heures et je peux (enfin) vous narrer mes aventures tropicales. Sur la photo, l’homme que vous voyez allongé sur le sol avec la jambe entre les mains expertes d’une thaïlandaise (bien loin de l’image que l’homme occidentale se fait de la masseuses asiatique, vous en conviendrez) c’est moi après un trek de 3 heures dans une moiteur étouffante.

Et oui, la semaine dernière, c’était trek dans la jungle tropicale pendant 3 jours avec repas et gîte chez l’habitant et marche par 32 C° et 90% d’humidité. Si vous avez du mal à vous représenter ce que cela signifie, prenez une douche tout habillé et vous obtiendrez le même résultat. Dites-vous que le matin, lorsque les coqs et les oiseaux qui foisonnent dans les arbres se mettent à chanter dès 6 heures du matin pour célébrer le nouveau jour qui se lève, et que vous prenez vos habits pour les revêtir, ceux-ci sont trempés d’humidité. C’est FORT désagréable. Après 3 heures dans cette moiteur à côté de laquelle un hammam turc paraitrait aride, vous vous écroulez sur une natte et vous donneriez ce qu’elle veut à votre hôtesse pour qu’elle vous soulage de vos courbatures : coup de bol, elle ne demande presque rien.

Le soir, après un frugal diner, vous partez vous coucher sur une natte disposée sous un toit de bambou à 19h00 car il n’y a rien d’autre à faire que de chasser les moustiques et de toutes les façons, vous tombez de sommeil.

Nous avons pratiqué l’éléphant, le rafting, le radeau de bambou, le train de nuit (12 heures pour rallier Chiang Mai à Bangkok dans un confort spartiate) durant une semaine et nous étions ravis de prendre l’avion pour Phuket afin de recueillir les fruits d’un juste repos. Sur place, le programme fut plus relaxant : plage, piscine, resto les pieds dans le sable, visite de l’île de Phuket à 3 sur un scooter de location, offrande au Bouddha Blanc et excursion en bateau sur des îles paradisiaques. Je me suis adonné à la plongée avec tuba pour admirer des fonds marins splendides, décorés par des centaines de poissons aux écailles multicolores qui viennent vous chatouiller le masque, attirés par les bananes que leurs jettent les marins thaïlandais pour divertir les touristes trop contents d’avoir l’impression de nager dans un aquarium géant.

Nous avons également été sur l’île où le film “La plage“ avec Di Caprio et Guillaume Canet a été tourné et fait un arrêt sur un ilot peuplé de singes habitués à voir défiler les touristes du monte entier. Ils se régalent de bananes et de canettes de Pepsi que les voyageurs leurs tendent faisant crépiter les appareils photos au point qu’on pourrait se croire à la montée des marches du Festival de Cannes, version simiesque.

Mon fils fut fasciné par cet épisode qui pourrait être observé sous un angle sordide si l’on est sensible aux ravages du tourisme de masse. C’est même la première chose qu’il a raconté de son voyage à sa mère : “tu sais maman, sur une île, on a vu des singes qui buvaient du Pepsi !“.

Si j’avais su, je l’aurais emmené à Thoiry, ça m’aurait coûté moins cher…

Sa wa di !


Publié par jeff le 06 août 2012 / 1 Commentaire
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Ça veut dire bonjour en thaï. Nous sommes arrivés depuis samedi et j’ai encore l’impression de n’avoir toujours pas ouvert ma valise. Après un voyage épuisant pour moi et les enfants, nous nous sommes accordés une sieste le samedi après-midi avant d’aller faire le tour de l’hôtel où nous séjournions. Ayant oublié mon maillot de bain sur ma commode, bien en évidence, il m’en a fallu acquérir un tout neuf dans le même centre commercial où j’étais allé avec mon pote Niaquoué quelques jours auparavant pour visionner le dernier Batman (la version sans le tueur fou qui tire sur la salle).

Dimanche, nous avons visité une sucrerie à base de fleurs de noix de coco, le marché flottant puis le palais Royal que nous avons du parcourir couvert car il est interdit d’y déambuler en short, bermuda ou tee-shirt découvrant les épaules. 32 C°, 90% d’humidité et nous voilà habiller comme à l’automne… Mon fils transpirait dans son sweat shirt mais nous pu visiter le palais et son Bouddha d’émeraudes que vient prier une foule de thaïlandais et touristes d’obédience bouddhiste. Mes enfants étaient fascinés par la quantité d’or qui recouvre la moindre statue et que chaque pénitent contribue à embellir en achetant et collant par dessus de petites feuilles d’or en espérant que leur dieu leur sera redevable.

Le soir, départ pour la gare de Bangkok où un train de nuit nous attendait. Nous avons dormi dans un wagon avec 40 autres voyageurs installés dans des couchettes relativement confortables. Départ 18h10, arrivés prévue à 8h15 du matin à Chiang Maï, dans le nord du pays mais cela, c’était l’horaire prévue… Les thaïlandais appellent, avec humour, leur train le “TPV“ (train à petite vitesse) et il est vrai que je n’avais expérimenté de voyager pendant 800 kilomètres à la vitesse d’un RER rentrant en gare. Nous sommes arrivés à Chiang Maï avec 90 mn de retard mais qu’importe, nous avons une journée de libre à l’hôtel avant d’entamer notre trekking demain matin avec 3 heures de marche et la nuit chez l’habitant.

Il y a fort à parier que nous aurons moins de touristes qu’à Bangkok qui pullulaient littéralement de cars chargés à ras bord de blancs à la peau rougie par le soleil, de chinois emmitouflés dans leurs vêtements afin de se protéger des mêmes rayons qui altéreraient leur peau laiteuse à laquelle ils tiennent tant, et de japonais, reconnaissables entre tous, à leurs appareils photos vissés à leur rétine.

Thaïland, here comes the Carias family !


Publié par jeff le 01 août 2012 / 3 Commentaires
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C’est dans ce décor de carte postale que ma petite famille et moi allons bientôt poser nos bagages. Etant soucieux de faire découvrir à mes enfants les merveilles que notre planète offre aux regards des curieux, j’ai entrepris de les emmener avec moi dans mes voyages autant que faire se peut. A 9 et 12 ans, mon fils et ma fille totalisent déjà 4 continents et ils ont vu le tiers-monde comme le capitalisme le plus outrancier. Je leurs laisse le soin d’analyser et de trier dans ce qu’ils voient les bienfaits et méfaits des sociétés auxquelles ils sont confrontés.

A chaque fois, j’essaye de les faire voyager dans des conditions où ils peuvent véritablement rencontrer les peuples qui vivent dans les contrées que nous traversons. Je veux qu’ils découvrent de nouvelles cultures, de nouveaux paysages, entendent de nouvelles langues et goûtent à des choses dont leur palais n’a pas l’habitude.

Au-delà des habituels sites touristiques que nous allons visiter comme tout le monde, l’intérêt de notre séjour est que nous allons aller à la rencontre des tribus du Nord, partager leurs repas et dormir dans des huttes qu’ils vont mettre à notre disposition. Nous allons notamment découvrir en pirogue les tribus primitives Akha, Karen et Yao qui vivent essentiellement de l’agriculture et de leur artisanat.

Voilà pour le programme que j’ai hâte de dérouler avec les 4 petites mains qui me sont si chères. Départ vendredi matin à 6h15 pour Francfort puis ce sera l’envol pour Bangkok…



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