Film de Philippe Muyl sortie le 7 avril 1993. Scénario : Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Avec : Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Zabou Breitman, Sam Karmann.
Que je suis content d’être retombé par hasard sur ce film que j’avais adoré à sa sortie. C’est avec ce long métrage que je suis entré dans l’univers de Bacri et Jaoui. Après il y a eu “Un Air de Famille“, “Le Goût des Autres“, autant de films que j’ai aimé. Bacri y est… Bacri et j’aime beaucoup le coup de téléphone à “l’Hôtel des Voyageurs“ où on le voit se dominer comme jamais. Très drôle.
Film de Claude Berri sortie le 25 août 1986. Scénario : Claude Berri d’après le roman de Marcel Pagnol. Avec : Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil.
J’ai montré ce film dimanche dernier à mes enfants car je voulais les sensibiliser au problème de l’eau même s’ils sont déjà bien conscients du problème avec mes récits Africains et grâce à l’école qui leur apprend les rudiments de l’écologie. Ma fille a adoré l’histoire et elle a vite compris que le “Papet“ était cruel et avide alors qu’Ugolin était plus bête que méchant. Ils avaient du mal à admettre que les paysages qui s’étalaient sur l’écran LCD de mon salon présentaient Aubagne et sa région. Quand on voit ce que c’est devenu, on peut les comprendre ! J’ai tâché de leur faire comprendre qu’à cette époque, un champ, une terre avec une source valait bien un champ pétrolifère d’aujourd’hui. Un jour, malheureusement, l’eau re-deviendra précieuse et il était important qu’ils le comprennent.
J’adore cette scène où Depardieu, toujours immense, s’adresse à Dieu pour lui crier sa colère de n’avoir pas d’eau sur son champs. Magistral. J’ai hâte de leur montrer “Manon des Sources“.
Pour ceux qui ont aimé l’actrice ou qui l’auraient découverte dans l’extrait des “Misérables“ de Claude Lelouch (César du meilleur second rôle pour elle), voici “a tribute“ à l’actrice que j’ai trouvé sur internet. Elle était belle, non ? Ecoutez la dernière phrase qu’elle prononce. Dernière volonté d’une femme qui allait être internée quelques mois plus tard dans un établissement de soin de la maladie d’Alzheimer. Au crépuscule de sa vie, elle ne sait plus qui est Annie Girardot…
Merci à Chapeaupointu pour son aide précieuse sur cet article.
Film de Claude Lelouch sorti le 22 mars 1995. Scénario : Claude Lelouch. Avec : Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot, Philippe Léotard, Michel Boujenah…
J’ai toujours aimé Claude Lelouch, je crois même vous avoir raconté ici même ma “rencontre“ avec le réalisateur (j’avais été minable et bégayant). Je suis un grand admirateur de celui que je ne suis pas loin de considérer comme le plus grand réalisateur français.
Dans cette scène (que j’ai juxtaposé car il y avait une autre scène qui venait s’intercaler entre les 2. J’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur…), regardez le jeu des comédiens… Comme à son habitude, Claude Lelouch a laissé libre les acteurs en leur donnant juste une trame, une direction. Pas de texte ou si peu… Alors Annie Girardot parle avec son cœur, avec ses tripes. Elle ne “joue“ plus dans cette scène et Michel Boujenah semble bouleversé de voir la comédienne se livrer ainsi. Dans cette scène, elle passe d’ailleurs du vouvoiement au tutoiement, sans vraiment s’en rendre compte.
A un moment, un comédien (ou une comédienne ici), atteint le sommet de son art et c’est fantastique que d’y assister. Quand un acteur est dans l’exact vérité, c’est magnifique pour le spectateur et Claude Lelouch est très fort pour arriver à tirer la quintessence des acteurs qu’il dirige.
Annie Girardot, mariée à Philippe Léotard, n’est plus heureuse dans son couple. Ils cachent tous les 2 Michel Boujenah, un avocat juif qui fuit les nazis, dans la cave de leur ferme. Elle tombe amoureuse de lui et puis voilà… Place à l’émotion.
Film français de Gilles Lellouche et Tristan Aurouet sorti le 1er décembre 2004. Avec : Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Guillaume Gallienne et Zabou Breitman. Scénario : Alain Attal, Philippe Lefebvre, Tristant Aurouet et Gilles Lellouche.
Film de jobards comme je les aime ! Merci à Florent de m’avoir fait découvrir cette perle du cinéma français. Dans Narco, Guillaume Canet est narcoleptique (il s’endort à tout moment) ce qui nuit gravement à son entourage ainsi qu’à sa recherche d’emploi. Son meilleur ami est Benoît Poelvoorde, le plus grand karatéka du monde et fan inconditionnel de Jean-Claude Van Damme qui fait une apparition dans le film dans son propre rôle. A voir…
Film de Maurice Barthélémy sorti le 30 juin 2004. Scénario : Maurice Barthélémy. Avec : Maurice Barthélémy, Dieudonné, Isabelle Nanty, Alain Chabat, Sam Karmann…
Encore un ovni du grand écran que je vous propose de découvrir aujourd’hui. Maurice Barthélémy, le réalisateur et comédien de ce film, est un des membres des “Robins des Bois“. Je n’ai jamais été un fan de leur univers et de leur humour un peu particulier mais ce film est une réussite. Il raconte l’histoire du plus mauvais boxeur de tous les temps dans les années 60/70 aux USA. Le réalisateur a vraiment réussi l’exploit de retrouver le grain de la photo des films de cette époque ainsi qu’un gros travail sur le stylisme et les décors qui fleurent bon les seventies avec ces costumes tout droit sortis d’un film de la blaxploitation. L’idée du film lui est venue en voyant le documentaire “When we were kings“ sur Mohammed Ali. Dieudonné réussit une composition épatante en interprétant un faux “Don King“ et il prouve une fois de plus que si l’extrémisme a gagné un représentant, le cinéma a perdu un grand comédien.
Film de Olivier Van Hoofstadt sorti le 21 juin 2006. Scénario : Olivier Van Hoofstadt et Olivier Legrain. Avec : François Damiens, Florence Foresti, Jean-Luc Couchard…
Ce film est un ovni et je me demande encore comment j’ai pu passer à côté lors de sa sortie. Produit par Luc Besson qui, pour une fois, n’a pas produit un film où ça tire dans tous les sens et où les comédiens ne sont pas forcément recrutés pour leurs talents aux arts martiaux, “Dikkenek“ me rappelle “C’est arrivé près de chez vous“ ou “Les démons de Jésus“. J’aime ces films où les dialogues font mouche et où les comédiens semblent s’amuser à jouer. François Damien (le joueur de flipper) est un comédien que j’ai découvert à travers ses caméras cachés hilarantes. Trop connu en Belgique pour continuer à piéger ses contemporains, il a émigré en France pour les enregistrer et elles sont actuellement diffusées le samedi sur Canal +. Je l’avais également adoré dans “Cowboy“ avec Benoît Poelvoorde. Merci à Flo et Yannick pour m’avoir ouvert les yeux sur ce film que je n’avais pas vu passer mais c’est normal pour un Ovni, non ?
Film de Claude Berri sortie le 12 décembre 1990. Scénaristes : Claude Berri Arlette Langmann. Avec : Philippe Noiret, Jean-Pierre Marielle, Daniel Prévost, Gérard Depardieu, Michel Galabru.
Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé un grand film du cinéma que j’admire. Aujourd’hui : “Uranus“, tiré d’un roman de Marcel Aymé, est un film qui se déroule au Printemps 1945 dans une petite ville de province après la Libération. Depardieu est éblouissant mais c’est une scène avec Michel Galabru que j’ai sélectionné. On a tendance parfois à ranger Galabru dans le tiroir des acteurs ringards mais c’est oublier qu’il a obtenu le César du Meilleur Acteur pour cet excellent film “Le Juge et l’Assassin“ et le Molière du meilleur comédien cette année pour “Les Chaussettes, opus 24“.
C’est un immense comédien et j’espère que cette scène bouleversante vous en convaincra.
J’ai hâte de voir ce film dont la bande annonce est un petit chef d’œuvre d’humour. Jean-Claude Van Damme y joue son propre rôle et c’est vraiment très drôle de le voir se moquer de son image, preuve qu’il n’est pas aussi con qu’on le pensait et qu’il est plutôt bon acteur. Sortie le 4 juin de cette année.
Film de Bertrand Blier sorti le 20 mars 1974. Scénario : Betrand Blier, Philippe Dumarçay. Avec : Miou-Miou, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu.
Génial, cru, brillant dans son interprétation, “Les Valseuses“ ont bien évidemment fait scandale à sa sortie en 1974, année d’élection de Valéry à la présidence. J’adore cette scène où on voit un Depardieu s’énerver et partir dans une envolée lyrique dont lui seul est capable. Même Dewaere semble impressionné par le jeu de son camarade. On regarde…
Film de Pierre Boutron sorti le 13 avril 1988. Scénario et dialogues : Pierre Boutron et Jean-Claude Grumberg. Avec : Wojciech Pszoniak, Michel Aumont, Thomas Langmann, Philippe Khorsand.
Je me suis toujours senti juif. Je ne sais pas d’où cela me vient mais l’Histoire de la Shoah a provoqué sans nul doute un véritable traumatisme chez moi. Je me souviens de “Nacht und Nebel“ d’Alain Resnais, visionné en classe d’Histoire et les images des camps qui ne m’ont jamais quitté depuis. 6 millions de morts… Passionné par l’Histoire contemporaine et en particulier cette période noire, j’appréhende toujours de lire un livre ou regarder un documentaire consacré à la solution finale. Ainsi, j’avais reçu comme cadeau de Noël il y a un an, un livre que je souhaitais lire ardemment : “Les Bienveillantes“ de Jonathan Littell (Goncourt 2006) racontant l’histoire d’un soldat SS employé à la solution finale. Je n’ai pas pu le finir tant il me donnait la nausée. Non pas que l’auteur soit sans talent, au contraire ; c’était tellement juste, tellement macabre et froid que chaque fois que je l’ouvrais, une angoisse m’étreignait.
J’ai trouvé très bien l’initiative de Nicolas Sarkozy de parrainer un des 11 000 enfants juifs tués pendant l’occupation allemande et je n’ai pas compris la levée de boucliers qui s’en est suivie. J’ai entendu des “il n’y a pas que les juifs qui ont souffert“ comme argument principal au fondement de ces critiques. Il n’y a pas que les juifs qui ont souffert ? Certes. C’est une évidence. Mais combien d’autres peuples ont péri sous la forme d’un meurtre de masse ? Gazés puis brûlés ? Quel autre peuple a donné 6 000 000 des siens ? Morts dans un système industrialisé, étudié par l’homme pour éradiquer un peuple entier de la surface du globe. Combien d’autres ?
Il est encore une chose que je n’ai jamais accepté, ce sont les insultes “SS“ ou “nazi“ par trop employées pour décrire un comportement extrémiste ou violent. Comparer les CRS à des SS ou des supporters, aussi violents et racistes soient-ils, à des nazis, est immorale en plus d’être injuste. Souvenons-nous un instant de ce qu’était un Nazi ou un SS et posons-nous la question de savoir si de tels monstres existent encore de nos jours avant de prononcer ces mots lourds de sens.
Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça. Ce blog n’est pas une tribune politique mais cela fait des années que j’ai envie de donner mon avis là-dessus. “Les Années Sandwiches“ est un film bouleversant qui me tire des larmes à chaque fois que je le regarde. Wojciech Pszoniak est brillant dans le rôle de ce père juif qui a perdu sa femme et ses enfants et qui va se ré-ouvrir à la vie quand un jeune juif qui a, lui aussi, tout perdu, débarque dans sa vie. Le jeune homme est interprété par Thomas Langmann, fils de Claude Berri et aujourd’hui producteur et réalisateur (il a signé la mise en scène du dernier Astérix, comme quoi, il ne fait pas que des chefs d’œuvre…). A noter enfin, le second rôle de Samy, interprêté par Philippe Khorsand, comédien que j’adore et qui est décédé il y a 2 semaines.
Film de Michael Cimino sorti le 7 mars 1979. Scénario : Louis Garfinkle, Quinn Redeker, Deric Washburne, Michael Cimino. Avec : Robert de Niro, Meryl Streep, Christopher Walken.
Waou… attention, film dur. Film pour les hommes. Je n’ai pas, volontairement, mis en ligne “la scène du film“, celle de la roulette russe car de jeunes et innocentes âmes viennent sur ce blog (que font les parents ?). A propos de cette scène, d’une rare violence, Robert De Niro recevra pour de vrai les coups portés par ses tortionnaires. Il sera frappé plusieurs fois au visage. L’acteur avouera que cette séquence a été l’une des plus difficiles à tourner de sa carrière. L’URSS, quatre pays d’Europe de l’Est et Cuba quittèrent le Festival de Berlin à la vision du film. Leurs représentants déclarèrent que “Voyage au bout de l’enfer“ insultait le peuple vietnamien.
Regardez la scène sélectionnée. Regardez le jeu de de Niro tout en sobriété, en retenu. L’affrontement verbal, nerveux, entre John Cazale et lui pour une bête histoire de chaussures prend des proportions dingues. Dernière chose : John Cazale (Stan) était marié à Meryl Streep et il est mort d’un cancer avant la sortie du film. Madame Streep avait accepté un second rôle pour rester proche de son mari qui se savait très malade.