Etant de naissance curieux de tout et ouvert aux autres, j’ai traversé le Channel pour aller fêter la fin de l’année 2008 avec nos meilleurs ennemis : les anglais. Cette photo a été prise le 31 décembre peu avant minuit sur Trafalgar Square au milieu de rostbeefs imbibés d’alcool. Il n’y avait pas que des anglais d’ailleurs pour être complétement honnête. Londres ressemble à un hémicycle de l’ONU : il y a le monde entier qui semble s’être donné rendez-vous ici. Des français (beaucoup), des indiens (ils sont un peu chez eux), des russes (ils seront bientôt chez eux), Italiens, Allemands, Américains (reconnaissables entre tous à leur look unique et à leur poids pachydermique), on croise toutes les nationalités sur les terres de la perfide Albion. Dans le métro, nous avons croisé des grappes de jeunes qui se shootaient littéralement à l’alcool (Vodka) afin d’être le plus vite possible saoul. Résultat : à minuit 15, nombre d’entre eux ne savaient plus où ils habitaient et l’impressionnant dispositif policier était là pour les aider à regagner les métros les plus proches (gratuit la nuit de la Saint Sylvestre). Sinon, rien à dire : on était sur la place à se geler les burnes (ce qui, me concernant, représente une surface givrée de la taille d’un terrain de basket) à attendre minuit au milieu de milliers de gens que je ne connaissais pas. Je me demandais - comme chaque année - ce que je foutais là à attendre avec frénésie l’arrivée d’une année nouvelle ? Pourquoi est-ce que ce moment est fêté avec plus de joie et de bruit que l’arrivée du Printemps ? On espère tous communier ensemble pour que la nouvelle année nous amène fortune, santé et bonnes nouvelles alors que les numéros s’empilent sans améliorations notables : la banquise fond un peu plus, les crises économiques se succèdent, il reste de moins en moins de gorilles et de tigres blancs, des bombes continuent à éclater un peu partout dans le monde et il y a toujours autant de cons derrière les guichets. Pessimiste ? Franchement. Néanmoins, je vais me plier à la coutume qui veut que durant 31 jours, on se souhaite la “bonne année et surtout la santé“ en attendant avec impatience le 1er février pour que tout ce cirque cesse. Et puis, le 1er février, il ne restera que 49 jours avant le Printemps et ça, c’est une vraie bonne nouvelle !
Mercredi dernier, nous avons enregistré la dernière émission des Snipers de l’Info. Nous avons fait le montage à la suite car je devais partir à Paris jeudi et vendredi pour “faire de la pub“. Cette émission est consacrée aux Fêtes de Noël, à ses traditions et notre invité était le Père Noël… Comme vous le savez peut-être, nous avons un fan depuis longtemps : Kevin Colloc. Tellement fan, qu’il a créé un groupe de soutien aux Snipers de l’Info sur Facebook (ils sont 80 membres à s’être inscrits). Nous avons voulu le remercier de ce soutien en l’invitant à assister et à participer à l’enregistrement de la dernière. Vous le voyez sur cette photo, satisfait et heureux de son premier passage à la TV. Cela n’a pourtant pas été très facile pour lui : il était tout simplement tétanisé par les caméras. Le texte préparé n’a pu être lu qu’après 3 essais car notre jeune supporter ne réussissait pas à desserrer les dents. Vous verrez le résultat ce soir sur LCM ou plus tard sur ce blog.
Et la suite ? Et bien, nous avons appris que l’émission continuerait car la chaîne le souhaite. On m’a demandé de travailler à la prochaine émission dès le mois de janvier. Ils ont eu trop de bons échos pour voir cette émission disparaître de la grille. Votre mobilisation n’est sans doute pas étrangère à cette décision donc : merci à vous tous.
Pour la suite, puisqu’il y en aura donc une, je voudrais essayer d’améliorer encore le concept de l’émission et profiter de cette pause que nous offre les fêtes pour réfléchir aux moyens d’y arriver. Le rythme de cette émission est terrible et je suis sur les rotules après 7 émissions. Il faut que je trouve un moyen d’améliorer l’émission tout en me permettant de souffler un peu et ainsi, mieux la préparer. Si vous avez des idées…
Dans ce numéro des Snipers, nous nous sommes attachés à la difficile question du tourisme. Ce n’est pas le meilleur numéro des Snipers mais comme je suis honnête avec vous et que je vous montre “tout“, vous vous ferez votre propre opinion. Nous enregistrons mercredi prochain le dernier numéro des Snipers de l’Info avec comme thématique “Noël et Marseille en temps de crise“ avec le Père Noël en personne sur le plateau des Snipers…
Ça y est le mois de novembre est terminé et c’est pas un mal ! Que de boulot ! 3 émissions des “Snipers de l’Info“, 1 “Tranche de Vie“, 2 grosses animations de soirée, 1 spot de publicité (écrit et réalisé) ! Je reviens de Poitiers où avec mon compère Bruno Gallisa, nous avons animé une soirée pour “Vienne Initiative“, une émanation du Conseil Général de la Vienne, du Medef et de la CCI locale. La thématique était le parrainage d’entreprise et nous avons tenu la scène pendant près d’une et demi devant un peu plus de 100 personnes. Nous avons été accueilli comme des princes et la soirée s’est déroulée de manière excellente. J’ai distribué toutes les cartes de visite que j’avais sur moi aux personnes qui me les ont demandées ce qui augure de bonnes choses pour la suite. Le soir, j’ai offert à mon compagnon saltimbanque un repas que n’aurait pas renié Pantagruel (salade de homard, sauce aux truffes, grand Bourgogne et un fromage à l’ail, le Gaperron, que je recommande aux amateurs etc.). Tout s’est gâté ensuite. J’avais réservé une chambre à l’hôtel Ibis du centre ville afin de ne pas être trop éloigné de la gare le lendemain matin. Dire que j’ai vécu une nuit difficile serait un euphémisme. J’ai partagé ma chambre avec celle de Bruno afin de réduire les coûts au niveau de ce que mon budget famélique me permettait. Quelle erreur ! Bruno ne dort pas, il ronfle, il rugit. J’avais la désagréable impression de passer la nuit dans la salle des machines d’un ferry boat. A bord du “Bruno Gallisa“, j’ai voyagé… je suis passé par tous les stades de la déprime. Au cours de cette nuit qui semblait ne plus finir, j’ai traversé des océans de solitude et de désolation. Je n’en pouvais plus, j’étais exténué par la journée que j’avais passé dans les trains, les métros et sur scène et je le regardais, lui, les yeux clos (pas complètement car, à l’instar de Gilles Azzopardi, Bruno Gallisa souffre d’exophtalmie. A croire que cette difformité affecte particulièrement les comédiens…), la bouche ouverte avec un long filet de bave qui chutait jusqu’à l’oreiller. A un moment, je le confesse, j’ai songé à le tuer dans son sommeil. J’ai voulu plaquer un oreiller sur son visage endormi en attendant que son dernier souffle quitte ses poumons encombrés de glaires mais je ne l’ai pas fait. Trop fatigué. Plus de force. J’ai attendu en priant que le jour se lève puis j’ai entendu une voix éraillée qui s’adressait à moi : “t’es réveillé ?“. C’était Massey Ferguson qui sortait des limbes dans lesquelles il comatait depuis bientôt 10 longues heures. Je l’ai regardé d’un œil torve. Il ne savait pas qu’il avait échappé à une mort certaine cette nuit là. Si j’avais eu assez de force, il serait dans une morgue en attendant son autopsie. Nous sommes allés déjeuner dans la cafétéria complètement vide où une accorte jeune serveuse d’origine rostbeef nous a servi un frugal repas. Nous avons repris notre TGV direction Marseille avec un changement à Paris. J’ai essayé de dormir dans le train mais le bruit des wagons filant à près de 300 km/h me rappelait trop de mauvais souvenirs…
Hello la compagnie. HELLO !!! Je suis obligé de crier afin de réveiller ceux qui se seraient assoupis dans le calme et le silence d’un blog qui n’en est plus un depuis que je suis le rythme effréné d’une émission bi-mensuelle pour la télévision. La dernière de l’année des “Snipers“ est programmée le 13 décembre à 18h30 et ensuite ? Rien ne nous dit que l’on sera à l’antenne en 2009. High Co, la société qui finance intégralement ce programme a décidé de reporter son budget sponsoring vers une émission plus “économique“, ce qui n’est pas illogique. On ne peut pas leur en vouloir car sans eux, l’émission n’aurait jamais existé. Je suis à la recherche d’une société qui serait partante pour accoler son nom à la seule émission impertinente du Paf Marseillais mais ce n’est pas facile ; surtout depuis que la crise est passée par là. La chaîne est en émoi car ils n’ont pas les moyens de produire l’émission mais ils en sont très contents. Ils ont doublé le nombre de rediffusions et le service commercial travaille d’arrache-pied pour trouver un remplaçant à High Co. Quoiqu’il en soit, nous faisons en sorte avec Gilles de faire des 2 dernières émissions, les meilleures qui soient. D’autant plus que l’émission n°5 n’était pas terrible, voire mauvaise, alors on veut vraiment que les 2 suivantes fassent regretter l’émission si elle est amenée à disparaître.
Si les Snipers traversent un petit désert, je me remettrai à fond sur ce blog, promis. Et puis ? Je me mettrai à écrire avec mon pote Jean-Michel Fages, le réalisateur de “Julie Lescaut“, qui veut qu’on se penche sur l’écriture d’une série humoristique qu’il ira proposer ensuite aux directeurs des programmes qu’il connaît. Il ne faut jamais se sentir abattu par ce qui peut ressembler à un échec. Je repense à ce que racontait Jean-Pierre Foucault quand la chaîne La Cinq s’est créée. Tous les animateurs “vedettes“ de TF1 et Antenne 2 avaient été débauchés à prix d’or sauf lui, jugé trop “ringard“ par Berlusconi. Foucault s’est retrouvé seul sur TF1 et on lui a confié la présentation de “Sacré Soirée“ qui connut le succès que l’on sait pendant que La Cinq se cassait la gueule. Ah… Jean-Pierre Foucault… notre maître à tous !
Mon ami et collègue Cyril Chauvin a besoin de vous. Que je vous explique : Cyril est un photographe de mode de grand talent et il a pour projet depuis des années de réaliser un calendrier avec des “vrais“ cagoles de Marseille. Sa difficulté ? A chaque fois qu’il en croise une et qu’il lui propose de figurer sur son calendrier, au mieux, elle lui répond “malheureusement, je ne connais pas de cagole“, au pire, il se fait gifler. Mais qu’est-ce qu’une cagole ? Une cagole est une fille légère, dans ses mœurs comme dans son habillement. Les définitions diffèrent toutefois, surtout en fonction de leur degré de méchanceté. La cagole peut être une simple greluche, pas bien menaçante, ou au contraire une prédatrice aussi redoutable que vulgaire, voire… une catin. Dans la version douce, c’est un peu la version méditerranéenne de la blonde raillée par les blagues de comptoir ou bien encore une bimbo.
Si vous connaissez des filles, des femmes, de tous âges, quelque soit leur physique, qui auraient assez de recul et de distance pour accepter de poser pour Cyril, adressez-moi un mail. Je précise que le regard de Cyril sur les cagoles se veut très touchant et respectueux et que ce calendrier sera un hommage à leur place dans l’imaginaire Marseillais.
Ce matin, j’ai reçu un mail de Batman. Non, pas l’homme chauve-souris, l’autre : Patrick Baeteman. Il dirige une importante société d’import-export avec la Chine www.batimex-import.com (en gros, il détruit des emplois en France pour faire fabriquer des objets pas chers par des enfants chinois). Son site internet est aussi séduisant qu’une fonctionnaire travaillant au service des Cartes Grises mais si vous cherchez un fournisseur capable de produire 300 000 brosses à dents jouant “La Marseillaise“ quand on se lave les dents, allez-y faire un tour.
Ceci dit, il est beaucoup plus sympa et accessible que le vengeur masqué puisqu’il est tombé sur un article dans Télé-Loisirs parlant de moi et qu’il me l’a scanné. Un article dans Télé-Loisirs, vous vous rendez compte ? “…les rencontres de Jeff Carias, le reporter un peu barré, sont toujours drôles et décalées.“ Bon allez, c’est pas tout ça mais j’ai un nouveau statut de star à honorer…
Hello les amis ! Je sais, ce blog ne vit plus autant qu’avant… Mais je vous rappelle qu’on a une émission à pondre tous les 15 jours sans compter les “Tranche de Vie“ alors mollo ! Et en plus de ça, il a fallu que je refonde entièrement mon site internet. Enfin, non. Pas vraiment. C’est pas moi tout seul qui l’ai fait (les mauvaises langues diront que j’en suis bien incapable). J’ai fait appel à un jeune talent prometteur en la personne de Yannick Arnaudy, directeur artistique chez Firstcom. Cet être, mi-homme, mi-gros, a mis plusieurs mois avant de comprendre la complexité de mon cerveau, vu que je ne savais pas moi-même ce que je voulais. Il est parti dans 76 directions différentes avant que je ne lui dise “Stop : c’est ça que je veux !“. Il avait enfin compris ce que je voulais (moi aussi par la même) et si le site est ce qu’il est aujourd’hui, c’est en grande partie GRÂCE à lui. Je voulais le souligner et lui rendre hommage car il l’a fait avec beaucoup de générosité (et de nourriture. Ça m’a d’ailleurs coûté un bras en bouffe cette histoire… enfin, bon, passons…).
Voilà, visitez ce site www.brokenarmscompany.com et dites-moi ce que vous en pensez. Je l’ai voulu un peu plus institutionnel que le blog afin de ne pas effrayer les nombreux clients qui souhaitent voir à quoi ressemble la Broken Arms Company avant de me faire confiance. Il sera mis à jour régulièrement mais le blog reste le lieu des nouvelles fraîches, des dernières videos, des derniers reportages et le rendez-vous des amis de la Broken Arms Company. J’ajoute que c’est la société Quai 13 qui se charge de l’hébergement de mon site (merci à Ludovic Perez qui a la générosité des pieds-noir et la tendresse des êtres à la sexualité hésitante) et la société Perfeo à qui je demande, présentement, de s’occuper du référencement de ce site au plus vite (merci par avance au Colonel Chabert à qui je réserve une palette de bananes “Chiquitos“, ses préférées, ainsi que 2 entrées à la Barben pour rendre visite à ses cousins, en rémunération de sa bonté). Voilà, vous savez tout : bonne visite.






