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Gilles Azzopardi : celui qui voulait devenir aussi gros que le bœuf


Publié par jeff le 12 nov 2007 / 2 Commentaires
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Chers amis, c’est un genou à terre que je vous écris. Gilles Azzopardi, le cuistre crapaud à l’extrusion antérieure de l’œil, m’a durement attaqué dans la nuit de dimanche à lundi profitant que je sois au repos après une tournée triomphale de ma troupe dans les Bouches-du-Rhône. Jalousant un succès qu’il ne connaît plus depuis son dernier numéro de cabaret où on le voyait jongler avec ses yeux devant un parterre paresseux au bord de l’acédie, il a décidé de me frapper dans mon intégrité physique. Son numéro a lassé un public versatile par essence et ses tentatives de come back dans le domaine de la magie et du paranormal (il avait un numéro où il arrivait à lire une carte placée derrière lui grâce à sa vision à 360°) et dans celui du “comique-animalier“, au goût douteux, (il gobait des mouches d’élevage perché sur un nénuphar grotesque en polystyrène posé au milieu d’une piscine en plastique) n’ont été que les prémices d’une longue descente aux enfers. Et aujourd’hui me direz-vous ? Aujourd’hui, il souffre. Cet homme n’est qu’une plaie recouverte de fleur de sel. Entre ses conjonctivites purulentes qu’il se fait soigner grâce à la Couverture Maladie Universelle et ses problèmes de sommeil (ne pouvant fermer ses paupières, sa cornée subi des dommages irréversibles), il traîne sa peine de petites salles de théâtres lui donnant encore sa chance en arrière-salles de bars à vins où il se fait payer en chopines de rouge. Gagnant piteusement sa vie en faisant la tournée des congrès d’ophtalmologues fascinés par l’élargissement de ses muscles extra-oculaires qui lui donnent l’impression de porter des lentilles de contacts de chez Saint Gobain, Gilles Azzopardi s’est réfugié dans la haine de l’autre et dans l’article fangeux. Son cerveau, autrefois brillant, s’est chanci par les échecs successifs de ses pièces que j’abhorre mais que je cite volontiers pour lui faire une publicité dont il a cruellement besoin : “Arrête de ramer, t’attaque la falaise“, “Au feu les paupières !“, “La cornée de patates“, “Un cil dans le potage“ et tant d’autres chefs d’œuvre… Je ne vous demande pas, fidèle public, de tomber dans l’anathème et de lui jeter la pierre. Je lui pardonne cet excès de langage provoqué sans doute par l’alcool frelaté et les substances illicites que cet artiste déchu monnaie contre des actes contre nature que des notables corrompus et pervers lui proposent. Je terminerai cette diatribe par ce proverbe africain : “Quand un poisson commence à pourrir, c’est toujours par la tête“.

“J’accuse“ de Gilles Azzopardi


Publié par jeff le 12 nov 2007 / Aucun Commentaire
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Voici un texte (une attaque infâme) signé de Gilles Azzopardi. Il va s’en dire qu’un droit de réponse est à l’étude chez mes avocats et qu’une possibilité de riposte est en entre les mains de mon conseiller, Nick la Main Froide.

« P’tit bidou… » Pffff…. N’importe quoi… ! Une panse de chanoine oui ! Ahhh Cyril, si tu as un peu d’amitié pour Jeff cesse d’employer ces euphémismes ridicules qui édulcorent hypocritement la réalité. Le jour où il roulera tout en bas de ses escaliers pour aller faire un « strike » avec ses voisins devant les boites aux lettres, il sera en droit de te reprocher le fait de lui avoir caché la triste réalité. Bin quoi… A un moment, faut appeler un chat un chat ! Jeff est gros ! C’est pas un drame (quoi que…) il faut le lui dire c’est tout ! Personnellement j’ai trouvé ça déplacé et obscène, l’intervention de cette blondasse obèse, sans menton, sans cou, mais à la bedaine proéminente, vulgaire au possible, dans cette comédie, au demeurant fort réjouissante. Pas besoin de se creuser la tête bien longtemps pour savoir où l’auteur a trouvé son inspiration… Du côté de la rue Thubaneau probablement… (La grosse Ninie ça te parle Cyril ?) Ca sent le vécu tout ça! Il y avait des enfants dans la salle bon Dieu Jeff ! J’ai vu une mère de famille se voiler pudiquement la face en essuyant une larme lors de ton entrée tonitruante en… « Putain du port » !!! C’est comme ça que tu conçois le THEATRE ? Tu crois que Louis Jouvet est mort pour rien !!!?
Jeff promet moi d’arrêter d’engloutir du matin au soir ses quantités effrayantes de nourriture. Je t’ai longuement observé dévorer ton dîner vendredi soir. J’en ai encore des sueurs froides… Tu as avalé ta quiche lorraine d’une seule bouchée, te croquant les doigts jusqu’au sang au passage, la daube de sanglier, pourtant copieuse, servie avec ses spaghettis, tu l’as tout simplement bue d’un seul trait, comme on dégluti un « molard », puis tu as rappelé le serveur en prétendant, malgré ses dénégations les plus vives, que tu n’avais jamais été servi. Vous imaginez la suite… Quand au dessert, une espèce de yaourt ou de crème, tu l’as noyé dans du sucre en poudre. Je dis « noyé » parce que tu as vidé le bol de sucre dans ton dessert Jeff ! Entièrement ! Je t’ai vu ! Un être normal aurait mis une cuillérée à café, deux à la limite. Non ! Toi tu as mis le bol ! Qui aurait pu t’arrêter ce soir là ? J’ai longtemps prié pour qu’un enfant ne passe à porté de l’ogre… A un moment, la tablée entière s’est pétrifiée, le malaise atteignant son paroxysme. Toutes les têtes se sont tournées en silence pour contempler avec horreur un spectacle des plus consternant : Le groin dans la gamelle, sans plus tenir compte de rien, emporté par une espèce de frénésie, tu baffrais en grognant, en rotant et en pétant dans un vacarme assourdissant, les restes de la daube, le buste entré jusqu’ à moitié dans l’énorme marmite où elle avait longuement mijoté et que tu avais subrepticement dérobé dans les cuisines. C’est à ce moment que j’ai quitté discrètement la table pour aller rendre ma salade verte aux toilettes. J’ai du affirmer par trois fois au patron ivre de rage qui m’agrippait par le « colback » que je ne te connaissais pas. Le brave homme craignait pour la réputation de son établissement,. Tu te rends comptes Jeff, je t’ai renié par trois fois, comme l’auraient fait probablement tes propres enfants à cet instant précis si ils avaient été là. Oui je l’avoue, je t’ai renié trois fois mais aucun coq n’a chanté. Non les volailles du canton à ce moment là, t’ayant repéré à l’instinct dans leur périmètre elles se terraient dans des trous, silencieuses, en priant pour ne pas voir venir rôder ton ventre et tes dents. Vas donc voir chez Weight Watcher si ils n’ont pas quelques places dispo dans leurs stages « spéciaux » super- amaigrissants pour sumotoris en retraite, fait toi poser un anneau, ou deux, ou même carrément enlever l’estomac ! Fait ce que tu veux mais il faut agir maintenant! Je dis ça pour ton bien, celui de ton coeur qui ne tiendra plus encore longtemps à ce rythme et pour ta pauvre moto qui, malgré sa robustesse germanique, va rendre l’âme avant l’heure. Je te rappelle que tu as déjà flingué le moteur de la précédente sur l’autoroute. Faut agir vieux! Sinon ça va te coûter « bonbon » en échanges standard ! Faut le voir débouler sur l’A7 à tout « berzingue » le Jeff, poignée en butée sur la file du milieu… Vraaaouuuum!!! Barrezzz vousss! Même les 38 tonnes vacillent sur son passage ! Il ne manque plus qu’un canon de 75 sur le casque, une cocarde au cul et ça s’appelle un char Leclerc ! Bref ! Résumons nous : Le pain avec les pâtes et le couscous, le sucre et le miel à la louche, les sandwichs à la pizza, les tartines rillettes-nutella trempées dans du lait concentré sucré, etc. Tout ça c’est FINI !
Et Cyril, il est de ton devoir de veiller sur ton ami Jeff (avec un seul « f » si ça te fait plaisir) puisque Ludo s’en balance et que Niaquoué n’attend qu’une seule chose : c’est de le voir crever.“

Gilles Azzopardi

“Les Créateurs“ nouvelle version, c’est parti !


Publié par jeff le 10 nov 2007 / 9 Commentaires
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Hier soir, nous avons joué pour la première fois, “Les Créateurs“ version 2008 avec Fabienne Carat et Florent Peyre dans les rôle de Nicole et Christian et Bruno dans celui de Pierre. Il y avait 160 personnes dans la salle et je dois dire que l’on s’est bien amusé même si les imperfections liées à une “première“ étaient bien visibles. Cyril Chauvin, mon complice sur LCM, a accepté de faire une apparition sur scène et il s’en est très bien tiré. Dans la salle, il y avait des “guests stars“ : Lyonnel Parra du Red Lion et musicien à ses heures, Gilles Azzopardi, comédien et metteur en scène dont le regard (et quel regard !) m’est utile dans l’exercice de mon métier, Mathilde Meyer (auteure) qui m’avait fait un certain nombre de remarques et critiques très justes après avoir vu la pièce à Marseille en juillet et qui m’avait poussé à ré-écrire la pièce. Elle était accompagnée de Camille, une personne charmante et ravissante qui a passé, semble-t-il, une bonne soirée grâce à nous. Que souhaiter de plus ?
Prochaine étape ? Une répétition et un debriefing pour procéder à quelques ajustements et mercredi matin, départ pour l’Ardèche où nous jouerons à midi et à 17h00 pour des représentations privées.

Une journée chez “Plus Belle la Vie“


Publié par jeff le 08 nov 2007 / Aucun Commentaire
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Aujourd’hui, nous avons effectué un filage de la pièce, que nous allons jouer vendredi soir à Plan de Cuques, dans les studios de “Plus Belle la Vie“. Fabienne devant tourner aujourd’hui en studio, nous avons répété dans sa loge, déjeuné sur place au milieu des comédiens et Florent et moi avons même assisté au tournage d’une séquence. La gloire. J’ai même rencontré le responsable du casting à qui je dois envoyer un cv avec photos… Enfin, c’était bien sympa de voir des décors plus vrais que nature et Fabienne a été une hôte parfaite, nous présentant à tout le monde comme des “comédiens de théâtre“… J’ai maintenant hâte de jouer avec mes nouveaux compagnons : je sens que nous allons beaucoup nous amuser car les répétitions ne sont pas tristes… réponse demain !

Chambéry : à nous 2 !


Publié par jeff le 07 nov 2007 / 14 Commentaires
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Hier, chers amis, j’étais en voyage d’affaires. Je sais, cela fait un peu pompeux de vous annoncer cela comme ça mais c’est néanmoins exact. Je n’ai pas voyagé en First mais en TER 2e classe à l’aller et autocar (!) au retour ! Oui : autocar ! Car l’après-midi, il faut le savoir, les cheminots de la SNCF ne roulent pas entre Chambéry et Lyon. Que suis-je aller faire à Chambéry ? Rencontrer la Chambre de Commerce et d’Industrie de Haute Savoie afin de leur parler de la pièce “Les Créateurs“ que nous jouerons peut-être en 2008 chez eux. En attendant, ils m’ont demandé d’écrire un sketch d’une quinzaine de minutes qui sera joué au Palais des Congrès d’Aix-les-Bains le 11 décembre prochain. 300 personnes sont attendues dont les élus, le Président de la CCI etc. Le thème est imposé et une trame de scénario m’a été remis. A moi, de l’habiller de dialogues et de situations amusantes sans être attentatoires à la bonne tenue de la soirée. J’ai demandé à Gilles Azzopardi de m’accompagner dans cet exercice et (s’il est présent aux répétitions et qu’il ne loupe pas son TGV) on devrait bien s’amuser ensemble dans ce qui sera notre premier travail commun. J’ai commencé à écrire dans le train qui me ramenait à Marseille et j’ai eu quelques idées qui devraient, je l’espère, faire rire ces rugueux montagnards… ça raconte l’histoire d’un homme dont la vie bascule le jour où le patron de la fabrique de Tom de Savoie dans laquelle il travaille depuis 25 ans lui annonce un plan social pour cause de délocalisation en Corée…

Gilles Azzopardi, le talent au fond des yeux


Publié par jeff le 05 nov 2007 / 14 Commentaires
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A l’heure où je m’attelle à vous conter la vie de Gilles Azzopardi, je mesure la prétention de la tâche que je me suis assigné. Quel homme ! Quel personnage hors du commun, voire anormal ! Dans tous les cas, différent.
Tout a commencé à la Clinique Nana Mouskouri d’Iris-la-Cornée il y a 40 ans. J’ai retrouvé, après des mois de recherche, le médecin obstétricien qui a pratiqué l’accouchement. Il est le pensionnaire d’une maison de repos où il séjourne depuis ce jour funeste où Gilles est né. Le docteur a accepté de me confier ce qui était arrivé dans ce bloc de chirurgie, ce 20 mars 1967 de sinistre mémoire. “Tout a commencé normalement, comme n’importe quelle naissance… et puis…“ Le médecin cacochyme se tait, sa voix s’étrangle et il avale avec difficulté une salive chargée de remugles. Il veut poursuivre, exorciser le mal et me révéler l’inénarrable. Son corps chétif est secoué de spasmes et de rires où s’entremêlent des larmes de désespoir. Cet homme de science est fou, me dis-je en mon for intérieur, alors qu’il m’énonce enfin l’incroyable vérité : Gilles, bébé, n’était qu’une paire d’yeux. Oui, vous m’avez bien lu ! Le petit Gilles que l’on connaît et que l’on apprécie inégalement, n’était au départ qu’une paire de globes oculaires. Point de tronc, de visage, de bras ni de jambes. Le médecin valétudinaire me parle de l’embarras et de l’incrédulité qui saisirent les personnes présentes dans cette petite salle de chirurgie obstétrique. Il m’explique que tous, depuis cet épisode, sont devenus plus ou moins fous et que trois d’entre eux, se sont supprimés en se crevant les yeux avec des bâtonnets d’encens. Il se revoit annoncer la terrible nouvelle à la maman du “nouveau né“ qui l’interrogeait quant au sexe de l’enfant.
-“Alors, Docteur ? Pourquoi vous êtes tout blanc ?“…
- “Eh bien, Madame, il va vous falloir beaucoup de courage… ainsi que du collyre… car c’est une paire d’…“
- “Un garçon ! Je vais l’appeler Krys ! A l’américaine !“
- “… je vous conseille un autre prénom pour éviter les quolibets.“

Ce n’est qu’après que la malheureuse a compris pourquoi le médecin avait fondu en larmes en lui tendant son “enfant“. Les gros yeux bleus de Gilles fixaient ceux de sa maman avec une infinie tendresse fournissant de gros efforts pour tenir relevées ses imposantes paupières semblables à des volets roulants en PVC. Une larme se forma au coin de son œil imposant, ce qui provoqua une petite inondation rapidement maîtrisée par les services techniques de la maternité.

Une mère étant une mère, celle-ci décida de l’élever comme n’importe quel autre enfant en espérant que son physique ne l’empêcherait pas d’avoir un vrai métier ainsi qu’une vie normale. Sa mère étant séparée d’avec son père, il semble que le jeune Gilles n’ait pas eu à souffrir d’un double foyer. Il s’avéra même que l’enfant ne se débrouilla pas si mal à l’école récoltant les meilleures notes dans les matières où l’observation était une qualité nécessaire. Il n’y a qu’en sport où, mis à part le tir à l’arc, Gilles n’était pas à son aise.

L’enfant grandit et les différents organes absents à sa naissance se développèrent tardivement mais de façon presque normale. Sa maman poussa Gilles à embrasser la carrière d’ophtalmologue ou d’opticien mais celui-ci ne voulait pas faire commerce de sa particularité physique et préférait tenter sa chance dans le domaine artistique. Le cinéma fantastique accueillit Gilles les bras grands ouverts et il obtint le premier rôle dans “Le Cyclope contre les Aliens“ de Brad Travies. Il enchaîna ensuite les films où son “talent“ fit merveille : “Les Yeux Noirs“, “La Colline a des Yeux“, “Rien que pour vos Yeux“, “Les Yeux de la Mort“, “L’œil du tueur“, “L’œil du Tigre“, “Globulos contre Docteur Savage“…
Il fût même récompensé à Cannes dans la catégorie “Un certain regard“ (catégorie qui lui va comme une paire de lunettes sur le nez de Stevie Wonder) pour son interprétation dans “L’Œil du Monocle“. Fatigué de n’être qu’un “regard“, il s’est tourné vers le théâtre où il démontre à chaque représentation l’étendue et la diversité de son effroyable talent. Il travaille actuellement à l’adaptation d’une pièce de Labiche “La poudre aux yeux“ qui sera sponsorisée par les Ciments Lafarge. Je vous invite à vous rendre sur son blog (colonne de droite) pour approfondir la connaissance de ce personnage que j’ai l’honneur de compter parmi mes connaissances.

Ludovic Perez : l’amitié sans mode d’emploi


Publié par jeff le 29 oct 2007 / 49 Commentaires
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Continuons le tour des gens qui “font“ ce blog et qui me sont chers. Aujourd’hui, nous aborderons la complexe personnalité de Ludovic Perez, le dirigeant (rires) de la société Quai 13 à l’origine de ce blog. Qui connaît Ludovic Perez ? Bien chanceux et vaniteux celui qui répondra à cette question. Je pense que personne ne le connaît vraiment. Même lui s’ignore. Le petit bonhomme intériorise tout et vu sa taille, on se demande où il fourre tout ça. Imaginez devoir ranger les bagages de Victoria Beckam dans le coffre d’une Fiat 500 et vous obtiendrez la juste image de la difficulté que rencontre Ludovic Perez à enfouir ce qu’il veut cacher. J’ai eu la chance de le rencontrer au CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) dont il est membre depuis l’âge de 8 ans. Cela a été pour moi un coup de foudre immédiat : il était drôle, intelligent, sympathique et laid, ce qui en faisait un agréable compagnon surtout lorsque nous essayions de plaire aux quelques femmes qui composaient le cheptel de ce mouvement de progression sociale. Il a fait partie de la première distribution de la pièce “Les Créateurs“ dont il était le meilleur élément. J’ai pensé et rêvé, alors, l’emmener avec moi vers ce gouffre qu’est la vie artistique mais le sage Perez a préféré garder les 2 pieds dans le concret et le solide : sa société de conseil pour le web. Il a néanmoins joué avec moi dans “Le Grand Jeu“ et a rejoint l’équipe des “Snipers de l’Info“ et ce fût un réel plaisir que de jouer à ses côtés tant son talent est grand, bien qu’encore à défricher. Le seul reproche qu’on peut lui faire est que ce n’est pas le plus grand bosseur du monde et qu’il faut régulièrement lui cisailler le poil (le tronc ?) qui lui pousse dans la main afin de le faire avancer. Il n’aime pas travailler ses rôles, déteste les répétitions, apprendre son texte est un calvaire et il se verrait bien jouer avec une oreillette. D’où lui vient cette propension à la paresse ? La question est intéressante : normal, c’est moi qui la pose. Je pense avoir des éléments de réponse à me verser : Ludovic Perez est d’origine pieds-noirs… Du soleil, quelques olives, l’ombre d’un palmier et tout va bien pour lui. En 1960, sa famille dirigeait d’une main de fer une plantation de la taille d’un département français : plus de 540 esclaves (sortes de salariés locaux) travaillaient dans les champs fertiles de la famille Perez qui fut la première à posséder la télévision et une voiture à moteur à explosion. La Simca flambant neuve fit beaucoup rire les habitants du village voisin avant que les premiers piétons ne décèdent sous les roues du puissant véhicule alors que le conducteur hilare appuyait sur l’accélérateur pour rentrer au domaine nettoyer “la faucheuse“ comme l’avaient baptisé les natifs. Le samedi, c’était jour de couscous. La mère, dure à la tâche, s’activait derrière ses fourneaux pour fournir de la graine et des légumes à toute sa famille. Aidée dans son labeur par Tata Rosette (un personnage énigmatique sur lequel je reviendrai un jour et qui commençait toutes ses phrases par “purée“) elle avait plaisir à servir du bonheur parfumé de muscade dans les assiettes en fine porcelaine de Limoges. L’après-midi, ils aimaient se promener dans le paysage berbère, portés sur des chaises à bras par des esclaves (sortes de serviteurs locaux). Ils parcouraient leur domaine pendant de longues heures, faisant de courtes haltes pour se rafraîchir à l’ombre d’un puit et changer leur attelage. En 1962, ce fût le drame : chassés par le FLN, ils ont tous pris un aller simple pour Marseille où la famille s’est “refaite“ comme disent les joueurs de poker. Ludovic est né dans la paille, entre 2 palettes du Port Autonome, mais sa descendance connaîtra un sort différent, c’est écrit. Joseph Perez, le père du nain, figure locale de la haute finance, s’est constitué une des plus grosses fortunes de PACA en redressant un établissement bancaire au bord de l’asphyxie. Possédant autant de comptes off-shore que notre ancien Président de la République, il s’est juré de mettre à l’abri ses enfants et petits-enfants. S’exprimant en Pataouète (patois pied-noir) lorsqu’il perd son sang-froid, il a élevé à la dure ses 3 enfants qui le craignent comme les cafards craignent la semelle de la babouche. Ludovic me raconte souvent les scènes de crise que provoquait un cahier scolaire indigne de son rang. Son père se dressait alors du haut de son mètre cinquante et lui aboyait dessus : “t’ias pas honte à la figure !? Purée ! J’ai pas la baraka avec toi ! J’te d’mande un chouïa de travail, pas bezef, un chouïa et toi, macache ! J’vais te mettre une castagne ti sais ?! Allez, fissa dans ta chambre !“. Voilà ce que je sais de Ludovic Perez, c’est peu et beaucoup à la fois. Peut-être que dans quelques années, quelques siècles, j’en saurais un peu plus sur cet étrange personnage dont j’espère garder longtemps l’amitié. C’est plus compliqué que de programmer un magnétoscope à disque dur mais le bonhomme vaut le mal qu’on se donne à comprendre comment il fonctionne.

Un appel en PCV de Shangaï…


Publié par jeff le 25 oct 2007 / 2 Commentaires
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Je viens de recevoir à l’instant un appel pour le moins étrange. Tout d’abord, une opératrice m’a averti que l’appel était en PCV et m’a demandé si je l’acceptais. En PCV ? J’ai immédiatement pensé à Cohen Goldstein, un ami juif parti s’installer en Terre Promise après que la France ait battu Israël en éliminatoire de l’Euro 1984. Se sentant menacé, il a préféré partir habiter dans les Territoires occupés où il vit heureux depuis, sous le bleu ciel israëlien, lézardé de temps à autre par les roquettes Katucha lancées de l’autre côté de la frontière par des islamistes facétieux. Mais, ce n’était pas Cohen. Non. La voix qui raisonna dans l’écouteur était beaucoup plus aigue, nasillarde et désagréable. Je ne comprenais rien à ce que mon interlocuteur me disait. Songeant à une erreur, j’essayais de lui décliner mon identité dans un anglais parfait. Rien n’arrêta le flot de paroles qui se déversait dans mon conduit auditif, risquant ainsi de le noyer. Au bout de 20 minutes d’une conversation à sens unique, je reconnu la vilaine musique d’une langue asiatique et j’ai eu un flash soudain qui s’imprima dans ma mémoire : le Niaquoué ! C’était lui qui me parlait depuis bientôt 1/2 heure, m’insultant sans nul doute, dans sa langue de barbare. Scotché par tant de culot, je ne su dire que mot. La voix du Porc Laqué continuait son combat contre mon oreille, sa langue claquait contre son palais à une vitesse stupéfiante. Je n’entendais plus que les plic et les ploc que sa bouche produisait à intervalles réguliers. J’étais captivé par cette voix qui agissait comme un tantra. J’étais comme envoûté, hypnotisé, je me sentais devenir fou. Ma raison fuyait comme les capitaux d’EADS avant le crack boursier. Alors, j’ai hurlé dans le micro de mon téléphone : JE NE PARLE PAS AUX NIAQUOUES et j’ai raccroché en appuyant violamment sur la touche rouge de mon portable (je regrette les téléphones d’antan où on pouvait vraiment raccrocher violemment en précipitant le combiné sur le support en bakélite). Qu’auriez-vous fait à ma place ?

“99 francs“ et pas un de plus…


Publié par jeff le 22 oct 2007 / 5 Commentaires
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Je n’ai pas bien compris le battage médiatique qu’il y a eu autour du film “99 francs“. Moi aussi, je me suis fait piéger par cette médiatisation outrancière qui accompagne désormais chaque “événement cinématographique“ comme jadis, les plans de bataille précédaient chaque mouvement militaire d’envergure (je ne raconte même pas à quoi nous allons avoir droit pour la sortie d’Astériex en janvier !). Bien entendu, je fus déçu. Je n’ai pas aimé “99 francs“. Je sais : il ne faut pas le dire car on va à contre courant de ce qu’il est politiquement correct d’exprimer. Thierry Ardisson a dit que ce film était “une tuerie ! Le meilleur film français de ces 10 dernières années.“ Je m’interroge. Soit Monsieur Ardisson n’est pas allé au cinéma depuis 1997, soit, je suis un crétin. Je ne peux, bien entendu, me résoudre à envisager la deuxième solution puisque j’ai testé mon QI et que j’ai obtenu un B+. Et pourtant, j’aime Beidbeger (voir photo prise avant son régime amincissant) ! Il a été un GRAND publicitaire avant d’être un grand écrivain mais ce n’est pas avec “99 francs“ qu’il m’a convaincu de son talent mais avec “Windows on the world“. C’est la première fois que je pleure à la fin d’un livre. C’est remarquablement bien écrit, inventif et touchant, bien loin de “99 francs“ et encore plus loin de son dernier ouvrage qui est la suite de “99 francs“ : “Au secours, pardon“. Quitte à écrire une suite, j’aurais préféré lire celle de “Windows on the world“ mais ceux qui auront lu le livre comprendront que ce n’est pas chose facile…

On a tourné au stade Vélodrome !


Publié par jeff le 22 oct 2007 / 4 Commentaires
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Sur ce cliché, vous pouvez voir mon compère Cyril Chauvin portant une (lourde) caméra de télévision. A l’arrière plan, le virage sud du Stade Vélodrome et sa pelouse car, oui, nous avons tourné au stade. Comme les grands de Canal +. Accrédités par la LFP, nous avons eu accès à toutes les coulisses du stade afin de suivre André Fournel qui est le speaker du Stade Vélodrome depuis 1986. Ce sujet sera prochainement monté par Maxime Giacometti, la créature qui réalise tous les montages des “Tranche de Vie“, et nous vous le présenterons ici, dès qu’il sera fini. En tout cas, nous avons eu (très) froid mais nous avons vécu un moment assez exceptionnel car les caméras, hors celles de Canal +, sont rares sur le bord du terrain.

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